Abrial, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 14 ventôse an VI (par erreur le 15 ventôse an VI in Archives nationales F/1dIII/34, in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives nationales F/1dIII/42, in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831) (5 mars 1798) à Chaudes-Aigues (Cantal), fils d’Abrial, Guillaume et d’Alhine, Catherine (illisible) son épouse. Aide facteur, employé aux Messageries royales de la rue Notre-Dame-des-Victoires. Le 29 juillet 1830, rue de Rohan, il fut blessé d’un coup de feu reçu à l’œil gauche, blessure qui entraîna la perte de cet organe, et de balles mortes reçues au genou droit et au mollet gauche (ou sur les cuisses et au ventre dans son bulletin de sortie de maison de convalescence de Saint-Cloud). Il reçut un secours de quarante francs en août 1830, puis de cent francs en septembre, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de dix francs et cinq centimes, le 30 août 1830, un secours de cent francs, le 9 septembre 1830, un secours de trente-cinq francs, le 22 septembre 1830 un secours de quarante francs le 20 octobre 1830, un secours de cinquante-cinq francs le 29 octobre 1830, un secours de cent francs le 15 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 3 janvier 1831, un secours de cent francs le 1er février, un secours de cinquante le 15 février 1831, un secours de cinquante francs le 1er mars, un secours de 15 mars 1831, un secours de cinquante francs le 17 novembre 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Les observations suivantes étaient inscrites en face de son nom, sur le registre de la mairie. La première, curieusement puisqu’il semble être célibataire en juillet 1830 : « Femme malheureuse, deux enfants malades. » Et : « Quatre blessures. » Sachant lire et écrire, il demanda, à la sortie de l’hôpital, une place de courrier. Le maire de la commune de Chaudes-Aigues lui délivra, le 15 janvier 1831, un certificat attestant qu’il « était de bonne vie et mœurs, que jeune encore il était le soutien d’un père infirme âgé de soixante-six ans et sans aucun moyen d’existence, qu’il n’a cessé depuis son séjour à Paris de l’aider de ses faibles économies. Sa bonne conduite, ses sentiments affectueux pour un père qui n’a que lui pour tout appui méritent la faveur particulière d’un gouvernement bienfaiteur puisqu’il a en même temps à récompenser un sujet fidèle et un fils si bien né ». De la même manière, le maire du (ancien) IIIe arrondissement attesta, le 21 février 1831, qu’Abrial était « sans fortune qui puisse assurer son existence ». Les conditions dans lesquelles il avait été blessé furent établies par un témoignage devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, en date du 19 février 1831. Fabre, Jacques, fruitier, demeurant 5, rue Montmartre, et Racine, Pierre, cordonnier, demeurant 25, rue du Petit-Carreau, témoignèrent, attestèrent qu’Abrial « a été blessé de quatre coups de feu, dont un reçu près de l’œil gauche, rue de Rohan ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales établit qu’il avait été atteint, dans les journées de Juillet, « de blessures par arme à feu 1°) par balle morte à la partie antérieure du genou droit 2°) par balle morte à la partie interne du mollet du côté gauche 3°) à l’angle externe de l’œil gauche avec enlèvement d’une partie de la paroi externe de l’orbite et des muscles de la tempe, cicatrisée mais avec perte de la vue de ce côté ». Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Soigné lui-même par le docteur Fischer, il signa, avec de très nombreux autres blessés, la lettre adressée au roi par Dégenetais, pharmacien qui avait ouvert l’ambulance de la rue des Pyramides, en faveur de Fischer, Antoney, Lax, qui avait donné ses soins dans cette même ambulance. Sur la recommandation de la Commission des récompenses nationales, il fut nommé postulant courrier à l’administration des Postes à Toulouse. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 46, rue des Vieux-Augustins (aussi une fois, 65, rue des Vieux-Augustins in Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement) en 1830 ; 7, rue Saint-Joseph, puis à Toulouse en 1831. Le Constitutionnel, 7 août 1830 ; Histoire de la révolution des quatre-vingt-seize heures, de ses causes et de ses effets, Auguste Imbert, 2e édition, Paris, Guyonnet éditeur, 1830, p. 187 ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 7, 49 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 7 (sous le nom de Abriel, Jean-Baptiste) ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 1 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 in dossier Fischer, Antoney, Lax ; Archives nationales F/1dIII/33 état des candidats recommandés par la Commission des récompenses nationales, qui ont obtenu des emplois dépendant du ministère des Finances ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 3e classe.