Ack, Charles, Louis

Biographie


Né le 20 novembre 1798 (mais le 29 novembre 1798 in Archives de Paris VK3 33 jury pour lexamen des demandes de récompenses honorifiques, in Archives de Paris VK3 34 et in Archives de Paris VK3 17) à Nokère (Belgique). Cordonnier-bottier. Il est répertorié (sous le numéro 1217) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 2 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le lundi, était garçon de boutique de M. Bernard ; lui ayant dit qu’il n’y avait plus de charte, il répondit que plus de charte, plus de Bourbons. Le 27, aux rassemblements de la rue Saint-Honoré, à la rue du Roule, a contribué au désarmement d’un armurier ; il eut un fusil. Il passa la nuit dans l’espoir de rencontrer de petites patrouilles et de les désarmer. Il confia son fusil pour repasser l’eau. Le 28, on lui rendit un pistolet au lieu de son fusil ; vers midi, il arbora à plusieurs reprises le drapeau tricolore sur le pont Notre-Dame en face la garde royale. Le 29, à Babylone, a sonné la trompette. De garde le soir aux Champs-Elysées ; a tué un garde royal qui disait venir en parlementaire. A fait ensuite la campagne de Belgique. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 2 avril 1831, à six voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il signa, le 3 juillet 1832, à l’occasion de l’anniversaire des trois jours de Juillet, la pétition présentée au roi par Gibert-Arnaud, qui renouvelait, au nom d’un comité consultatif, sa demande, signée par plus de quarante décorés (auquel Gibert-Arnaud se flattait de pouvoir y ajouter six cent neuf autres noms), qu’on permît à chaque décoré de la médaille de Juillet de remplacer cette dernière par la croix du même ordre. En juin 1836, peu après l’attentat d’Alibaud, il disait avoir déjà donné des renseignements sur les activités de la Société des Droits de l’homme et informa la police, sur ce qu’il avait appris d’un complot qui devait renverser le gouvernement : « Dimanche soir, je rencontrai dans un cabaret de la barrière de Sèvres, le sieur Bruges (belge de naissance) [lire Heinkeins], et je causai avec lui de l’événement de la veille, et je parlais des malheurs qui en auraient été la suite, si le coup avait réussi. Le nommé Gros Bruges était de mon avis et me dit qu’il était surpris que l’auteur de l’attentat prétendît être seul et n’avoir pas de complices ; qu’il avait entendu dire par un individu, qu’il ne me nomma pas d’abord, qu’on conspirait contre la vie du roi, qu’il y aurait bientôt du nouveau et qu’on devait changer la forme du gouvernement ; que l’artillerie de Vincennes était gagnée ; qu’elle devait braquer les canons sur les ponts pour assurer la révolution. Désirant savoir qui avait tenu ces propos au sieur Gros Bruges, je le suivis dans un autre cabaret où se trouvait sa femme et, là, je les questionnai tous deux ; et c’est alors que j’appris que c’était le nommé Paul [lire Rodriguet], cordonnier demeurant à la barrière de Sèvres, qui les avait tenus. Du reste, j’affirme que Gros Bruges est comme moi, très attaché au gouvernement, et que Paul est incapable d’avoir pris part à un complot contre le gouvernement. Je crois que c’est un bavard qui a entendu ces propos et qui les a rapportés à Gros Bruges. [...] Je désire bien vivement que Gros Bruges et Paul ne sachent pas que j’ai été appelé en justice. » Il reçut un secours de soixante-quinze francs en 1851, un secours de soixante francs en 1852, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 12, rue Montorgueil en 1831 ; 8, rue Saint-Placide en 1836 ; 14, rue Neuve-Guillemain en 1850-1852. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 1217) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VK3 17, deux feuillets séparés de décorés de la Croix de Juillet auprès du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 2 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques (sous le nom de Aech, Charles, Louis), idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 2 avril 1831 (sous le nom de Aeck) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Aeck, Charles, Louis) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement et lettres de Gibert-Arnaud ; Archives nationales CC/701 dossier Ack ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 26 du budget de 1851 (secours à divers titres), minutes 153-155, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.