Adam, Gabriel
Biographie
Né vers 1760 à Baudiger (Hanovre). Ancien militaire. Il fut blessé à la jambe par une balle. Il sollicita la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Gabriel Adam, demeurant à Paris, rue des Boulangers n° 13, est sorti de chez lui, ayant un fusil mais pas de poudre, qu’il est allé en chercher à la poudrière mais la grande confusion du monde l’en a empêché. Il a remarqué deux hommes qui menaient chacun une barrique de poudre chez l’équarisseur, au coin de la rue du Marché-aux-Chevaux. Il leur a dit Ce n’est pas pour nous cette poudre ? Ils lui ont répondu des sottises. Il leur a dit qu’un ancien capitaine n’avait jamais passé pour lâche. Il s’est transporté ensuite devant moi, en me disant qu’il venait de voir entrer ces deux barriques de poudre chez l’équarisseur. Je lui ai répondu si c’était la vérité ? Il m’a répondu que oui. Il m’a dit ensuite Voulez-vous venir avec moi ? [Je lui ai] répondu que oui. J’ai parti avec deux de mes ouvriers et je me suis transporté chez l’équarisseur, où j’ai trouvé deux barriques de poudre et trois caisses. Je lui ai dit Que voulez-vous faire de cette poudre ? Vous êtes un jean-foutre ! J’ai envoyé chercher une voiture, sur laquelle j’ai fait charger les deux barriques et les trois caisses à ma porte. J’ai dit Suivez de suite ma voiture. M. Adam, voyant passer une voiture de campagne à vide, il demanda au charretier s’il passait à la place Maubert. Il a répondu que oui. M. Adam, lui fit charger une barrique qu’il conduisit au poste de la place Maubert, où elle fut distribuée à tous ses camarades, et il fit charger la seconde barrique sur l’épaule d’un de ses voisins, nommé Jean Vallier, pour la porter rue des Boulangers et la distribuer aux défenseurs des amis de la liberté. Sans le sieur Adam, cette poudre aurait été perdue pour le gouvernement. » Signé, le 11 août 1831 : Kresse, Frédéric (ou Krech ?), demeurant 15, rue du Jardin-des-Plantes ; Lenoir ; Boutaric (ou Boulair), demeurant rue du Jardin-du-Roi ; Graillot, demeurant rue du Jardin-du-Roi ; Toussaint, demeurant rue du Jardin-du-Roi ; Vaillier, demeurant rue du Jardin-du-Roi. Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Gabriel Adam, ancien militaire, restant rue des Boulangers n° 13, a disparu de son domicile, armé d’un fusil, pour aller combattre les ennemis de la liberté dans les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et qu’il n’est rentré chez lui que le 31 dudit mois, tout harassé de fatigue, et qu’il a contribué à la victoire qui a fait triompher la cause de la liberté et que le dimanche 1er août il a monté la garde au poste du Val-de-Grâce. » Signé, le 24 août 1830 : Maurin, locataire au 13, rue des Boulangers ; Laliat (illisible), locataire au 13, rue des Boulangers ; Debant, concierge au 13, rue des Boulangers ; Genin, épicier ; Vaillier (Voir Vaillier, Jean), locataire au 13, rue des Boulangers ; Robert ; veuve …inard, propriétaire, 13, rue des Boulangers ; Govin (voir Govin, Guillaume), commandant du poste du Val-de-Grâce, qui apostillait ainsi le certificat : « Je certifie que le nommé Gabriel Adam a monté la garde au Val-de-Grâce, pendant la journée du 29 et 30 juillet et qu’il a fait son service avec exactitude. En foi de quoi, je lui ai délivré le présent certificat pour lui servir au besoin. » Il reçut un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il demeurait 13, rue des Boulangers en 1830-1831. Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 370.