Adam, Jean, Etienne
Biographie
Né le 29 mai 1791 (29 mai 1797 in Archives de Paris VD6 482 n° 3 sur des listes peu fiables, mais bien le 29 mai 1791 in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Sergines (Yonne), fils d’Adam, Simon, garde-chasse, et de Legrand, Anne, son épouse. Ancien militaire ayant servi onze années sous Napoléon, employé des vivres, marié et père de deux enfants, (ex-employé in Archives nationales F/1dIII/39). Il fut blessé en combattant, de trois coups de feu, deux à l’avant-bras, et un dans la région pariétale. Il était porteur de plusieurs certificats médicaux. Le premier certificat médical, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine, certifie donner mes soins au sieur Jean, Etienne Adam, commis, depuis le 28 juillet au soir pour trois blessures, dont une située au côté droit de la tête et les deux autres à la partie postérieure et supérieure de l’avant-bras droit. Je certifie avoir vu en même temps le chapeau du sieur Adam, percé de quatre trous, le tout ayant été produit d’après son rapport par la décharge d’un peloton de gardes suisses. » Signé, le 5 août 1830 : Raffin, A., demeurant 2, passage du Caire. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, docteurs en médecine, médecins du bureau de bienfaisance du (ancien) IXe arrondissement, chirurgiens de l’ambulance établie à la mairie dudit arrondissement, certifions que le nommé Adam, Jean, Etienne, ancien militaire, ayant exercé la profession d’employé aux vivres, maintenant sans emploi, demeurant rue de la Barillerie n° 39, reçoit de nous des soins depuis le 10 août pour 1°) deux coups de feu qui ont pénétré la partie supérieure de l’avant-bras et dont une des balles est venue s’arrêter sur la partie supérieure externe du cubitus, ce qui a nécessité une opération 2°) pour un troisième coup de feu à la région pariétale droite, qui a légèrement labouré la peau ; que ces blessures ont été reçues le mercredi 29 juillet au Louvre ; que ces accidents l’ont empêché de travailler jusqu’à ce jour, 14 août, et qu’il a encore besoin de nos soins pendant un mois. » Signé, le 14 août 1830 : Dubois (voir Dubois, Alexis, Hippolyte) ; Girot (voir Girot, Joseph, Marie). Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, docteurs en médecine, chirurgiens de l’ambulance établie à la mairie du (ancien) IXe arrondissement, certifions que M. Adam, Jean, Etienne, ancien militaire, ex-employé aux vivres, demeurant rue de la Barillerie n° 39, a reçu à notre ambulance nos soins depuis le 10 août 1830 jusqu’à la fin du mois de janvier dernier pour 1°) un coup de feu à la partie postérieure et supérieure de l’avant-bras sur le cubitus, d’où la balle a été extraite 2°) un autre coup de feu, qui a labouré le cuir chevelu de la région pariétale droite, reçues au Louvre le 29 juillet. » Signé, le 9 mai 1831 : Dubois (voir Dubois, Alexis, Hippolyte) ; Girot (voir Girot, Joseph, Marie). Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, avocats près la cour royale de Paris, demeurant à Paris, rue Beauregard n° 6, attestons et certifions que le mercredi 28 juillet dernier sur les 5 heures du soir, M. Adam est venu nous voir armé d’un fusil qu’il s’était procuré pour la défense de la patrie ; que nous lui avons en outre remis une paire de pistolets nous appartenant ; que, le lendemain, il est revenu chez nous, ayant le bras droit en écharpe, atteint de trois balles et son chapeau percé de trois autres balles ; qu’il nous a dit avoir reçu les balles près du Louvre, d’un peloton de suisses contre lequel il s’est battu pendant assez longtemps avec d’autres citoyens ; qu’aussitôt nous l’avons adressé et recommandé à M. Raffin, notre médecin, qui le soigne depuis ce jour. Nous attestons en outre que le sieur Adam est un ancien militaire, ayant servi pendant onze ans sous Napoléon, qu’il est père de famille et sans emploi et que nous le connaissons depuis fort longtemps pour un brave et digne citoyen. » Signé, le 5 août 1830 : Lemaire avocat ; Lemaire avocat. Suivaient deux apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « Nous, soussignés, certifions que c’est sous nos yeux que se sont passés les faits ci-dessus attestés. » Signé : Perrot, demeurant 12, rue Bailleul. La seconde apostille, ainsi rédigée : « Et moi personnellement sur les lieux où s’est passée l’affaire, ai accueilli le dénommé et lui ai reconnu sept coups de feu dont il a été atteint. » Signé : Ponniez illisible. Il reçut un secours de cent cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fit partie avec Gréau Anne Louis, Girot Joseph Marie, Lucin Jean Etienne, Bompierre Sébastien François, Habert Albert Louis, Dubois Alexis Hippolyte, Lesieur Jacques Marie, Beaucé Pierre, Soucherat François Hippolyte, André Paul, Schwaertzel Jérôme, Provenchère Louis Joseph, des treize membres composant le jury de la Commission des récompenses nationales pour le (ancien) IXe. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales établit qu’il avait été atteint, dans les journées de Juillet, « d’une blessure par arme à feu, à ouverture unique mais à balle extraite, à la partie externe et supérieure de l’avant-bras droit, guérie avec quelques difficultés dans les mouvements du membre. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de six cents francs versée sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il sollicita une place dans l’arrivage des bois et charbons et obtint une place de gardien des marchés, sans traitement fixe. Il s’était marié avec Haize le 28 juin 1815 et était père de famille en 1830. Il demeurait 39, rue de la Barillerie en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 50 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet et Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 83 ; Archives de Paris VD6 482 n° 3, mairie du (ancien) IXe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33 état nominatif des emplois présentés par la Commission des récompenses nationales à M. le préfet de police (sous le nom de Adam, Etienne, Jean), aussi état des personnes désignées par la Commission des récompenses nationales, qui ont obtenu des emplois dans l’administration aussi dossier indemnités et récompenses, envoi du 3 décembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/55 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/15/2557-2559, état nominatif des membres de la Commission des récompenses nationales et des membres des jurys. Sans doute, puisqu’il s’agit du même (ancien) IXe arrondissement, reçut-il, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 sous le seul nom d’Adam ?