Adam, Joseph, Joachim
Biographie
Né vers 1809, à Saint-Paul-en-Artois (Pas-de-Calais). Porteur à la halle. Il fut blessé le 27 juillet à la tête, puis le 29 au bras gauche. Il fut soigné, durant quinze jours, à l’ambulance du 135, rue Saint-Denis, un mois à l’hospice de la Charité et deux mois chez lui. Seul soutien de sa mère, chargée de cinq enfants en bas âge, il reçut un secours de soixante-dix francs en août 1830 puis de trente francs en septembre, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent trente francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Enrôlé volontaire pour la Belgique, (sans doute de par son lieu de naissance, était-il sensible à ce qui pouvait se passer en Belgique), il ne fit pas valoir à temps ses droits à une récompense nationale. Il fut admis dans la catégorie des blessés de la 1re classe auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il réclama, le 27 juillet 1831, auprès du roi l’obtention d’une récompense honorifique. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat ainsi rédigé : « Je, soussigné, Michel, Julien, Cordier, ex-logeur rue de la Petite-Truanderie n° 11, certifie que le nommé Adam, Joseph, Joachim a demeuré chez moi en garni depuis le commencement de l’année 1830 jusqu’au 9 octobre suivant. Il est à ma connaissance que pendant les trois journées des 27, 28 et 29 juillet, il n’a cessé, soit dans un quartier soit dans un autre, de se battre contre les troupes royales. Dès le 27, lui voyant plusieurs blessures, je voulus l’engager, mais inutilement, à se reposer. Je voulais même le priver de ses armes, consistant en deux pistolets et une carabine, que je fus obligé de lui remettre, ne pouvant modérer son ardeur. » Signé, le 24 juillet 1831 : Cordier, Michel, Julien, demeurant 11, rue de la Petite-Truanderie. Le deuxième certificat, un certificat de bonne vie et mœurs délivré par le commissaire de police du quartier Montorgueil, en date du 18 juin 1831, afin de lui faire obtenir une place de surnuméraire à la halle au blé ; ce certificat lui avait été délivré sur le témoignage de : Raimbault, marchand de vin, demeurant 17, rue Mondétour ; Marion, Louis, traiteur, demeurant 4, rue Pirouette. Il demeurait 11, rue de la Petite-Truanderie de janvier à octobre 1830 ; 14, rue d’Austerlitz, près de la barrière des Deux-Moulins en 1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 8 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 8 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 73 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 1re classe.