Adet des Fontaines, Auguste
Biographie
Fabré-Palaprat, dans son Esquisse du mouvement héroïque du peuple de Paris, dans les journées immortelles des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, relate ainsi sa participation aux combats : « [Le jeudi] vers quatre heures, quelques pelotons des défenseurs de la patrie se sont montrés au sud du Pont-Neuf. Ils se sont divisés en colonnes pour se porter dans les diverses directions qui leur avaient été assignées. Des tirailleurs se sont placés à tous les points d’où il était possible de combattre les postes ennemis. » A cinq heures apparaît un nouveau bataillon composé de jeunes gens, conduits par un élève de l’Ecole polytechnique, et précédés par un sapeur de seize ans, armé d’une masse de fer.
»Ils osent avancer sur le Pont-Neuf et le quai de l’Ecole, au bruit de deux timbales cassées et d’un tambour crevé, battu sur la caisse au moyen d’un bâton. Dans quelques instants une jeunesse pleine de valeur, mais presque étrangère à l’art de la guerre, une jeunesse digne de toute notre admiration, avec de vieux fusils, pour la plupart de rebut, a pu, de son bouillant courage, et par un des plus beaux faits d’armes que revendiqueraient avec orgueil les vétérans d’Austerlitz et de Marengo, repousser vers le quai du Louvre, des masses de soldats disciplinés, armés jusqu’aux dents, gorgés d’argent et de liqueurs fortes, et protégés par une formidable artillerie. Le fils et un des neveux de notre M. Adet, conseiller-maître à la Cour de comptes (M. Ernest Adet de Roseville et M. Auguste Adet des Fontaines), se trouvaient au milieu de ces braves. » Esquisse du mouvement héroïque du peuple de Paris, dans les journées immortelles des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830 ; ou Lettre adressée au lieutenant-colonel Boyer, l’un des soldats de la Grande Armée, par son ami, Fabré-Palaprat, médecin à Paris, Paris, 1830, chez A. Guyot, éditeur, rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 37 et Amyot, libraire, rue de la Paix, n° 6.