Aignelot, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 12 septembre 1777 à Paris, fils d’Aignelot, Antoine et de Blanchard, Aimée, son épouse, baptisé le 14 septembre suivant à l’église Saint-Roch. Entré soldat au 107e régiment d’infanterie de ligne le 3 août 1802, caporal le 23 septembre 1802, sergent le 13 janvier 1803, passé sergent-major au 5e régiment d’infanterie légère le 8 novembre 1804, adjudant sous-officier le 1er août 1808, sous-lieutenant le 13 juin 1809, lieutenant le 21 juillet 1809, passé capitaine au régiment de Belle-Ile le 3 mars 1811, passé capitaine au 34e régiment de ligne le 29 août 1812, chef de bataillon le 26 novembre 1813, mis en solde de non-activité et retourné dans ses foyers le 3 novembre 1814 ; il combattit en l’an XI à la Martinique et à Sainte-Lucie, en l’an XII, XIII et XIV en Vendée, en Hollande et à Cherbourg, dans la Grande Armée en 1807, 1808 et 1809, en Hollande en 1810, à Belle-Ile en 1811, en Espagne en 1812 et 1813 ; il fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite, à la Martinique, d’un coup de feu au bras droit à la bataille de Wagram, blessé d’un coup de feu à l’angle de la mâchoire gauche et qui atteignit les glandes salivaires le 1er septembre 1813 à la défense de San Sebastian (Espagne) ; fait prisonnier de guerre le 9 septembre suivant à San Sebastian, il rentra le 29 mai suivant sur le territoire français. Il fut décoré de la Légion d’honneur le 13 août 1809 (il ne signa son brevet que le 14 septembre 1816). Il signa le certificat suivant en faveur de Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène : « Nous, soussignés, combattants à la prise des Tuileries le 29 juillet, certifions avoir remarqué M. de Mauroy, officier de sapeurs du génie, retraité, se battant avec un sang-froid et une intrépidité au-dessus de tout éloge et cherchant à forcer les grilles de la place du Carrousel. Nous l’avons vu ensuite pénétrer dans les appartements du pavillon Marsan, en entrant par une fenêtre dudit pavillon et poursuivant les Suisses jusque dans le jardin des Tuileries. » Le 5 août 1831, il fut nommé lieutenant-colonel au 42e régiment d’infanterie de ligne. Il fut nommé officier de la Légion d’honneur, le 12 juin 1832. Il mourut le 27 décembre 1849. Il demeurait 6, rue Neuve-d’Orléans à la porte Saint-Martin en 1816. Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Mauroy, Albert, Louis, Félix, Eugène (sous le seul nom d’Aignelot). Journal militaire officiel, n° 27 bis, année 1831, p. 63 ; Archives nationales, Légion d’honneur LH/11/98 base Leonore.