Allanche, Guillaume
Biographie
Frotteur. Il tomba malade par suite de sa participation aux combats de Juillet. Il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut arrêté à Paris le 14 février 1831, pour bris de carreaux au séminaire Saint-Sulpice. On trouve dans L’Ami de la religion et du roi, journal politique, ecclésiastique et littéraire, en date du 26 mai 1831, la relation suivante du jugement qui suivit son arrestation : « A la même audience (24 mai), on a également acquitté les nommés Delongeaux, ouvrier imprimeur, et Allanche, balayeur à la Chambre des pairs, arrêtés sur la place Saint-Sulpice le soir du pillage de Saint-Germain-l’Auxerrois, à la tête d’un rassemblement armé de bâtons, d’où partaient des cris : A bas la garde nationale ! marchons contre le séminaire ! Un coup de fusil aurait même été tiré de ce rassemblement. » La Gazette des tribunaux, en date du 25 mai 1831, donnait la relation suivante des faits : « Allanche, balayeur à la Chambre des pairs, et Delongeaux, typographe, né à Varsovie, avaient bu, le 14 février dernier, l’un au nord et l’autre au midi de Paris ; le hasard ou quelque diable les poussant les fit se rencontrer sans se connaître au milieu d’un rassemblement. Delongeaux, selon quelques témoins, se trouvant à la tête et brandissant un bâton, chantait ou criait En avant, Marchons. Or ce n’était ni pour la victoire, ni contre les canons, c’était contre les murs solitaires de Saint-Sulpice ; il était 10 heures du soir, et les rassemblés ne s’attendaient à rien de moins qu’à la garde nationale, quand ils se trouvèrent sur la place Saint-Sulpice en face de nombreux bataillons faisant bonne et ferme contenance. Le rassemblement de cesser ses cris et de fuir. M. Delaplace de saisir Delongeaux, et un autre garde national de s’emparer de Allanche qui tenait un manche à balai. Tels sont les faits principaux qui ont motivé le renvoi des deux prévenus devant la cour d’assises, où, s’il a été établi qu’ils n’étaient pas sans reproche, le débat a fait connaître que jusque-là ils avaient été bons ouvriers, paisibles citoyens, et a confirmé les protestations d’amour de l’ordre et de la tranquillité publique, faites par les prévenus. Restait l’explication des bâtons ; un témoin s’est présenté et a déclaré, qu’en son âme et conscience, d’après la connaissance qu’il avait du caractère des prévenus, les bâtons qu’ils portaient n’était pas des bâtons de méchanceté. Messieurs les jurés après avoir entendu Mes Rittiez et Lévêque, ont déclaré les prévenus non coupables, et M. Le président a ordonné immédiatement leur mise en liberté. » La fiche de police d’Allanche indique qu’il était commissionnaire, qu’il avait déjà été arrêté en 1808, pour vol et acquitté, et en 1818, pour abus de confiance, et acquitté. Il demeurait 1, rue du Champ-d’Asile en septembre 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Archives nationales F/1cI/33 Etat des individus arrêtés depuis le 14 février 1831 ; L’Ami de la religion et du roi, journal politique, ecclésiastique et littéraire, Paris, 26 mai 1831 tome 62, p. 173 ; La Gazette des tribunaux, 25 mai 1831, n° 1833, p. 699.