Allary, Augustin, Amand
Biographie
Né le 28 thermidor an XIII (2 août 1805 par erreur le 2 août 1815 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39 ; le 16 août 1805 in Archives de la préfecture de police AA 370) à Leucate (et parfois mais sans doute par erreur Sigean, puisque dans le récépissé de la remise de sa médaille, qu’il signe, c’est Leucate qui est indiqué et lui-même dit Leucate dans la lettre qu’il signe in Archives de la préfecture de police AA 370) (Aude). Employé des postes. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Alary, Augustin, Amand sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Sa médaille lui fut délivrée le 22 juin 1831 et son brevet le 16 août de la même année (il signa le récépissé de remise de sa médaille de son nom d’Allary). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Son nom est sur une liste de décorés (trois furent choisis, en plus de trois orphelins, pour chacun des quatorze arrondissements) choisis pur participer à la cérémonie funèbre à l’église Saint-Germain-l’Auxerrois le 28 juillet 1840, à l’occasion de la translation des corps des victimes dans le caveau de la colonne de Juillet, place de la Bastille. Il était, à cette époque, toujours employé des postes. En 1848, toujours employé des postes, il était capitaine-commandant la 5e compagnie du 1er bataillon de la Ire légion de la garde nationale. En 1848, dans une lettre (qu’il signait de son nom d’Allary, Augustin, Amand), adressée à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, il sollicitait de pouvoir faire valoir des droits à une récompense nationale : « En 1830, ayant fait mon devoir de citoyen, j’ai été décoré de Juillet (médaille). En février dernier, j’ai encore fait mon devoir de citoyen, ainsi que le prouvent les titres ci-joints (absents du dossier, N.D.A.). Le 15 mai, je me trouvais, en ma qualité de capitaine commandant de la garde nationale, à l’Assemblée nationale, au moment où le général Courtais courait un si grand danger. Je le couvrais de mon corps et empêchais, par ma défense énergique, qu’on ne le tuât sur place, en disant ces paroles : “La colère assassine et la loi juge.” Un instant après, le président de l’Assemblée nationale, ayant appris ma conduite courageuse et pleine d’humanité, décréta que le général, retenu prisonnier, serait confié à mes soins (le Moniteur du 16 mai). Je me suis acquitté de ce triste devoir avec tout le zèle et le respect dû à l’infortune du captif jusqu’au moment où il a été transféré à la Conciergerie, le 27 mai. Si tous ces titres peuvent mériter votre bienveillante attention, je vous prie de m’accorder une récompense nationale honorifique si le gouvernement de la république est dans l’intention d’en donner à ceux qui la méritent. » Il fut recommandé par la Commission pour le signe honorifique (signe qui ne fut jamais distribué). Le 29 juillet 1850, il retira les pièces qu’il avait confiées à la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 11, rue de Lille en 1830 ; 8, rue de Beaune en 1831 ; 15, rue de Grenelle-Saint-Honoré en 1840 (il avait quitté le [ancien] Xe arrondissement depuis un an) ; 8, rue du Luxembourg en 1848 ; 12, rue du Luxembourg (ancien 8, rue du Luxembourg) en 1850. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 524 n° 3, 1840, 10e anniversaire, exhumation des victimes de Juillet et service funèbre ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 370 (sous le nom de Allary, Auguste, Amand, dans la lettre qu’il signe faire le changement de nom ?).