Allègre-Baillet, Jean, François, Cyrille (Cerille sur les listes du Bulletin des lois et sur son acte de naissance)

Biographie


Né Allègre, Jean-François, Cerille, le 14 messidor an IV (2 juillet 1796) à Selonnet (Alpes-de-Haute-Provence) d’Allègre, François, propriétaire, et de Bremont, Anne, son épouse. Ancien négociant ou commis en marchandises en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B. Il était le 27 juillet vers 18 h 30 dans la rue Saint-Honoré et réussit à persuader le lieutenant Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph) du 5e de ligne de ne pas tirer sur quarante hommes embusqués dans une maison que l’on était en train de bâtir au coin de la rue du Duc-de-Bordeaux (devenue la rue du 29-Juillet), et de les désarmer sans leur faire aucun mal. Le 28, il travailla aux barricades du coin de la rue du Ponceau, y passa une partie de la nuit, et le lendemain vers 7 heures du matin, en compagnie de Sicard et Roquais ou Roquet, autres gardes nationaux, il arbora sur la porte Saint-Denis le drapeau tricolore que Roquais avait cousu dans la nuit. Allègre-Baillet se dirigea ensuite, un mouchoir sur la tête, bras nus et une cravate noire en guise de ceinturon vers le boulevard des Capucines, où il fut blessé d’une balle morte au gros orteil gauche et d’une excoriation au bras gauche. Quoique blessé, il se rendit sur la place Vendôme et contribua à persuader les 5e et 53e de ligne à refuser de faire feu sur les Parisiens. On trouve dans son dossier la copie des nombreux certificats dont il était porteur. Cette copie était ainsi rédigée : « Les soussignés certifient et attestent que M. Allègre-Baillet, Jean, François, Cyrille […], ayant à sa charge une famille nombreuse, à la subsistance de laquelle il est obligé de pourvoir, oubliant ses affections particulières, s’est rendu au poste d’honneur où la noble cause de la liberté l’appelait ; a combattu pendant les journées des 28 et 29 juillet à la porte Saint-Denis et dans les endroits où le danger le plus imminent réclamait la force des citoyens les plus dévoués. Le 29 dudit mois, accompagné de Sicard, Roquais et autres gardes nationaux, M. Allègre a arboré, le premier, le drapeau tricolore à la porte Saint-Denis ; il s’est ensuite dirigé sur le boulevard des Capucines, où il a reçu deux coups de feu. Malgré ces blessures, M. Joussaud, ci-dessus désigné, l’ayant vivement engagé à rentrer chez lui, il s’est obstinément refusé à toute espèce de soins bien que son sang coulât avec abondance. Indépendamment des victimes qu’il a su venger, il a essentiellement contribué à gagner à notre belle cause les 5e et le 53e de ligne. Ce brave citoyen a trop bien mérité de la patrie pour ne pas recevoir la digne récompense que nous demandons en sa faveur. » Signé : Joussaud illisible, demeurant 64, rue de Clichy. « Je, soussigné, certifie avoir vu au Carrousel le sieur Allègre-Baillet dans l’affaire du 29 juillet. » Signé : Milet, Claude (voir Milet, Claude, Louis), demeurant 2, rue Jean-Beausire. « Je certifie avoir vu le sieur Allègre-Baillet arborer un des premiers le drapeau tricolore à la porte Saint-Denis. » Signé : Bertin (voir ce nom), marchand de vins au Lion d’or, 30, bd Saint-Denis. « Je certifie avoir vu M. Allègre-Baillet aposter le drapeau. » Signé : Joubert (voir ce nom), gardien, demeurant 8, rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois ; Giboure (voir ce nom), demeurant 339, rue Saint-Denis ; Bougnol jeune (voir Bounhiol), propriétaire, demeurant 6, rue des Filles-Dieu. « J’atteste que M. Allègre-Baillet s’est présenté pour faire le service de la garde nationale de la Ve légion, le 29 juillet dernier, étant déjà blessé ; et qu’il a fait des démarches pour obtenir des secours pour la veuve Meunier (voir Munier, Gabriel, Alexandre), dont le mari a été tué dans l’affaire du 29 juillet au Louvre. » Signé : Poncelier, lieutenant de la garde nationale, demeurant 78, rue Montorgueil (le numéro est incertain) ; Boullon, fabricant de bas, demeurant 20, rue des Vertus, témoin d’avoir vu arborer le drapeau tricolore à la porte Saint-Denis ; Girard, propriétaire. « Je certifie que M. Allègre-Baillet fait partie de la Ve légion, 4e compagnie, 2e bataillon, et qu’il s’est présenté de lui-même pour faire le service, n’ayant reçu aucune invitation. » Signé, le 17 août 1830 : Maillet, capitaine. « Je certifie que M. Allègre-Baillet fait partie de la 4e compagnie, 2e bataillon, Ve légion ; et j’ai vu les blessures qu’il a reçues le 29 juillet 1830. » Signé, le 10 août 1830 : Bourgeaud, lieutenant en premier de la compagnie. « Le 29 juillet à 7 heures du matin, je déclare par le présent que j’ai rencontré M. Allègre-Baillet, un mouchoir à la tête et nu-bras et avec une cravate noire formant un ceinturon, se dirigeant du côté du boulevard des Capucines. » Signé, le 18 décembre 1830 : manque la signature. Attestations de trois médecins. Le premier, ainsi rédigé : « Je, soussigné, chirurgien-major au 15e léger, en garnison à Paris, certifie avoir donné des soins à M. Allègre-Baillet, Jean, François, Cyrille, pour deux blessures reçues au boulevard des Capucines le 29 juillet 1830 : savoir une balle morte qui a atteint le gros orteil du pied gauche et une excoriation au bras du même côté. » Signé, le 8 août 1830 : Piollet, premier chirurgien-major au 15e léger. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris de Paris, professeur particulier, certifie que M. Allègre-Baillet, frappé de deux balles dans la journée du 29 juillet, a reçu mes soins pour ces deux blessures, dont l’une au gros orteil du pied gauche et l’autre superficielle à la partie moyenne du bras gauche. M. Allègre-Baillet, guéri de sa blessure du pied, est en voie de guérison pour celle du bras. » Signé, le 17 août 1830 : Lesèble, médecin, demeurant 20, rue Bourbon-Villeneuve. Le troisième certificat, extrait du registre des blessés des trois journées de juillet 1830 de la mairie du (ancien) VIe arrondissement : « Allègre, Jean, François, Cyrille, âgé de trente-trois ans, né à Selonet, canton de Seyne, Basses-Alpes, demeurant rue des Vertus n° 20, marié et chargé de sa belle-mère et de ses deux belles-sœurs, porte à la partie inférieure et extrême du bras gauche une croûte sèche et brune, couvrant une plaie longue d’un pouce et demi et de deux lignes de large ; il porte en outre au gros orteil du pied gauche une plaie superficielle d’un demi-pouce de large et d’un pouce de longueur. Ce blessé pourra être guéri à la fin du mois ou au commencement de septembre. » Signé, le 25 août 1830 : Bureau, médecin. Suivaient d’autres certificats. « Certificat des officiers du 5e de ligne. Nous, soussignés, officiers du 5e de ligne, certifions que M. Allègre-Baillet s’est présenté à nous sur la place Vendôme, le 29 juillet dernier, le bras en écharpe, par suite d’une blessure qu’il venait de recevoir du côté du boulevard des Capucines ; que nous l’avons engagé à se retirer pour se faire panser, ce qu’il n’a pas voulu faire. Nous certifions en outre qu’il s’est servi de tous ses moyens pour faire sentir aux soldats et surtout aux sous-officiers la position dans laquelle ils se trouvaient et les engageait à ne point faire feu. Quoique blessé dans ces affaires, M. Allègre-Baillet nous a paru agir avec une modération dont nous lui avons su gré. » Signé, le 19 août 1830 : Chas, J., chef de bataillon ; Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph), lieutenant. Suivait l’apostille suivante : « Je certifie en outre que le 27 juillet à 6 heures et demie du soir, M. Allègre-Baillet est venu dans la rue Saint-Honoré, en face celle du Duc-de-Bordeaux, où j’étais posté avec trente hommes, m’a adressé la parole pour m’engager à ne point suivre l’exemple de la garde royale, qui venait de faire feu. Je lui ai répondu, en le remerciant de son avis, que je n’en avais nullement l’intention et qu’il pouvait compter sur moi et mes soldats. » Signé, le 19 août 1830 : Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph). Suivait la copie des certificats de sa compagnie de la garde nationale. Le premier, qui constatait sa présence et son activité pendant la répression des troubles qui accompagnèrent le procès des ministres en décembre 1830 : « Je, soussigné, capitaine en second de la 4e compagnie, 2e bataillon, Ve légion, certifie que le nommé Allègre-Baillet, caporal de ladite compagnie, a été constamment sous les armes pendant les trois journées de troubles qui viennent de s’écouler et que sa conduite a été digne d’éloges. » Signé, le 23 décembre 1830 et à défaut du capitaine en premier : Petit (voir Petit, Pierre, Isidore), demeurant 86, passage du Caire. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Allègre-Baillet, caporal à la 4e compagnie, 2e bataillon, Ve légion, a fait depuis l’organisation, son service constamment, partout où besoin mandait la compagnie. » Signé, le 25 décembre 1830 : Bourgeaud. Suivaient plusieurs recommandations et apostilles. « Je recommande particulièrement M. Allègre-Baillet comme ayant droit à la bienveillance du gouvernement. » Signé, le 28 août 1830 : Thomas, député de l’Eure, préfet des Bouches-du-Rhône. « Je déclare avoir une connaissance parfaite de la conduite honorable et pleine de courage et de dévouement de M. Allègre, mon compatriote et celui de Manuel. Il est digne de tout l’intérêt du gouvernement. » Signé : Hardouin. « J’ai l’honneur de présenter et de recommander à M. le général Lafayette M. Allègre, mon compatriote ; il a des droits à la bienveillance du gouvernement par le dévouement et le courage qu’il a montrés dans les grands jours. » Signé : Hardouin, banquier. « Je ne puis que recommander à la Commission chargée des récompenses M. Allègre, que je présente environné des plus honorables témoignages. » Signé : Odilon-Barrot (voir Odilon-Barrot, Camille, Hyacinthe). « Je dois joindre ma signature à celle des honorables citoyens qui ont eu connaissance des services rendus par le sieur Allègre-Baillet dans les mémorables journées de Juillet. Je dois recommander M. Allègre-Baillet à la bienveillance du général Lafayette. » Signé : comte de la Riboissière, commandant la Ve légion, chevalier de la Légion d’honneur. Enfin, ces certificats plus tardifs mais qui relataient plus précisément sa participation aux combats. « Je, soussigné, certifie que M. Allègre-Baillet a travaillé avec moi aux barricades du coin de la rue du Ponceau dans la journée du 28 juillet ; qu’il y a passé une partie de la nuit ; que le 29 juillet vers 7 heures du matin, il a arboré avec moi et quelques autres personnes le drapeau tricolore que j’avais cousu ; qu’il s’est ensuite dirigé du côté des boulevards, armé d’un sabre, nu-bras, un mouchoir à la tête et une cravate en forme de ceinturon. » Signé, le 12 avril 1831 : Roquet, qui ne savait signer. « Les soussignés certifient, pour rendre hommage à la vérité, que c’est par le dévouement et le zèle de MM. Allègre-Baillet et Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph) que le 27 juillet vers 6 heures du soir quarante individus environ, embusqués dans une maison que l’on bâtissait au coin de la rue du 29-Juillet et sur lesquels le lieutenant Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph) avait ordre du général Talon de faire feu, ont été sauvés. M. Allègre-Baillet, se faisant jour à travers la foule, est parvenu jusqu’à cet officier, qui était campé avec un détachement de trente hommes au coin de la rue du Marché-Saint-Honoré et l’a déterminé par ses vives exhortations à faire mettre bas les armes à ses soldats et à venir avec lui faire retirer les quarante individus, sans leur faire aucun mal malgré que la plupart d’entre eux fussent armés. Toutes les personnes du quartier ont admiré la prudence, la sagesse, la modération avec laquelle MM. Gayrard (voir Gayrard, Jean-Joseph) et Allègre ont agi. Nous devons à ces messieurs la plus vive reconnaissance pour les moyens qu’ils ont employés pour maintenir l’ordre et épargner l’effusion de sang. » Signé, 11 avril 1831 : Raulin, marchand papetier, demeurant 326, rue Saint-Honoré ; Grossin, tabletier, demeurant 326, rue Saint-Honoré ; Joumain, demeurant 326, rue Saint-Honoré. Le National du 4 août 1830 le dit recommander à la bienveillance du public le compagnon menuisier Meunier (voir Munier, Gabriel, Alexandre), qui s’était fait tuer pendant les combats. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Sa femme reçut un secours de deux cent dix francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel (où il est indiqué comme blessé mortellement). Il reçut un secours de cinquante francs, le 25 août 1830, un secours de cinquante francs, le 4 septembre, un secours de cinquante francs, le 22 septembre, un secours de cent cinquante francs, le 20 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il est indiqué comme ayant reçu, comme combattant, cent cinquante francs de la Commission de la mairie du [ancien] VIe arrondissement). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de deux blessures par arme à feu, l’une en gouttière à la partie moyenne et externe du bras gauche, l’autre sur la face dorsale du gros orteil du pied gauche, toutes deux guéries mais avec quelque gêne et quelques difficultés dans les mouvements. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans (sur la comptabilité de la Commission du [ancien] Ve arrondissement, Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il signa le certificat suivant pour constater la disparition de Munier, Gabriel, Alexandre depuis les combats de Juillet : « Les soussignés attestent qu’il est à leur connaissance que le sieur Alexandre Munier, compagnon menuisier, après avoir intrépidement combattu pour la cause de la liberté dans la journée du 28 juillet, s’est transporté le 29 au Louvre et qu’il n’est pas rentré depuis dans ses foyers. Ils le croient confondu parmi les malheureuses victimes qu’on a ensevelies sans qu’elles fussent reconnues. Ils recommandent à la bienveillance des autorités sa veuve, qui est enceinte et dans la plus grande misère. Ces deux époux vivaient dans le plus parfait accord, le sieur Munier est vivement regretté de ses voisins et de toutes les personnes qui le connaissaient. » Le 9 mai 1831, il adressa la lettre suivante au ministre de l’Intérieur : « J’ai l’honneur de vous exposer que le jury médical de la Commission des récompenses nationales vient de me comprendre dans la 2e classe des blessés de Juillet. J’ai adressé un placet au roi pour demander la croix d’honneur, le 1er octobre dernier. Sa Majesté l’a accueillie avec une bienveillance toute particulière et l’a renvoyé au ministère de l’Intérieur le 6 du même mois. Le public, dont l’instinct est toujours une véritable justice, me félicite de toute part d’avoir reçu la décoration spéciale. Il y a en effet un Allègre qui figure dans le Moniteur ; c’est simplement une conformité de nom. J’ose espérer que je serai plus heureux pour la croix d’honneur. Je demande, comme un droit, une pension annuelle de mille francs, que la Commission ne peut m’allouer, n’ayant pas été amputé. Je fonde le succès de ma demande sur votre justice et sur ma conduite des trois jours de Juillet. J’ai sauvé quarante individus au péril de ma vie, au coin de la rue du 29-Juillet. Ce fait a été attesté par des témoins oculaires, hommes honorables qui l’ont rendu public et m’en ont délivré un certificat avec une recommandation à la Commission. J’ai arboré, le premier, le drapeau tricolore sur la porte Saint-Denis et j’ai reçu deux coups de feu. Avec tant de titres, monsieur le ministre, laissera-t-on dans l’oubli, dans une triste obscurité un si complet dévouement ? Lui refusera-t-on des secours et des honneurs auxquels de moins dignes ont participé ? Votre justice en serait trop offusquée. J’ai l’intime conviction qu’elle rétablira dans tous ses droits un ancien négociant, père de famille, auquel il ne reste plus que l’estime publique. J’ai l’honneur, etc. » Sa lettre était accompagnée de plusieurs apostilles. La première apostille, ainsi rédigée : « La position du sieur Allègre est gênée, marié, bientôt père de famille. Le sieur Allègre est porté à la deuxième classe des blessés, a reçu comme tel une indemnité pendant deux ans. » Signé : Bourgeois (voir ce nom), maire du (ancien) Ve arrondissement. La deuxième apostille, ainsi rédigée : « Je recommande à M. le ministre de l’Intérieur M. Allègre. Il mérite une récompense et j’ose la solliciter en sa faveur. » Signé : Grau de Saint-Vincent (voir Grau de Saint-Vincent, Antoine, Jean-Baptiste, Michel). La troisième apostille, ainsi rédigée : « Les soussignés, députés du département des Basses-Alpes, après avoir pris connaissance des nombreuses attestations qui prouvent, ainsi que les blessures qu’il a reçues, son concours aux glorieuses journées de Juillet et la part active et courageuse qu’il a eu dans plusieurs des événements qui les ont signalées, ont l’honneur de recommander M. Allègre-Baillet, leur compatriote, à M. le ministre de l’Intérieur, qui voudra bien apprécier ses droits aux récompenses qu’il sollicite. » Signé : Gravier illisible ; Fortuné de illisible. La quatrième apostille, ainsi rédigée : « Je recommande à la bienveillance du ministre de l’Intérieur la demande du sieur Allègre. Je crois que ce citoyen a des droits à son intérêt. » Signé : colonel de ..., colonel de la Ve légion de la garde nationale. Il comparut, le 21 mars 1831 et comme « homme de lettres », devant le maire du (ancien) IVe arrondissement, pour attester connaître David, Henry (voir ce nom) depuis environ onze ans et savoir que celui-ci, « tué le 29 juillet 1830 en combattant pour la liberté et Marie Meunier, demeurant rue Boucher n° 12 […] vivaient maritalement depuis une époque antérieure au temps où ils les ont connus ; qu’ils ont toujours continué de vivre de la même manière et en bonne intelligence jusqu’au moment où ledit sieur David a été tué ; que ce dernier procurait habituellement à Marie Meunier des moyens d’existence et que par sa mort il a laissé cette femme dans la gêne et ne pouvant plus que très difficilement pourvoir à son existence ». En 1830, il était père de famille. Il était caporal à la 4e compagnie du 2e bataillon de la Ve légion de la garde nationale. Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de quarante francs en 1851, à titre de blessé indemnitaire de Juillet. Allègre demeurait 20, rue des Vertus (6, rue des Filles-Dieu dans Le National du 4 août 1830 et aussi dans le certificat qu’il signe pour constater la disparition de Munier, Gabriel, Alexandre depuis les combats de Juillet) (mais deux fois 20, rue des Vertus une fois 30, rue des Vertus in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc. ; bien 20, rue des Vertus in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) en 1830 ; 5, rue des Filles-Dieu en août 1830 sur les listes du Constitutionnel ; 85, passage du Caire en 1831 ; 9, rue du Cygne en 1849-1851. Le National, 4 août 1830 ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel (sous le nom de Baillet, Cirille-Allègre) ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 11 ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 74 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 11 octobre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, et état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical, idem F/1dIII/42 in dossier Allègre, Jean, François, Cerille ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Baquardio ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier David, Henry ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Munier, Gabriel, Alexandre ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40, idem 44 et suivantes ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés,  blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184. Cest lui dont parle Séjan, Albert in Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Séjan, Albert ?

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