Almès, Amédée
Biographie
Né en 1804 à Saint-Jean-du-Bruel (Aveyron), fils d’un « fonctionnaire honorable », selon les précisions de Almès, Amédée lui-même. Etudiant en droit. Il fut blessé d’un coup de lance au bras gauche. Le certificat suivant constatait la blessure qu’il avait reçue : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre de la Société de médecine pratique de la même ville et de plusieurs autres sociétés médicales, chirurgien du premier dispensaire de la Société philanthropique, ayant formé comme chirurgien-major dans la garde nationale parisienne l’ambulance de la Bourse, certifie que M. Almès, Amédée a été pansé à ladite ambulance, le 31 juillet au soir ; il avait reçu un coup de lance au coude gauche ; malgré la douleur qu’il éprouvait, ce brave jeune homme n’a pas discontinué son service. » Signé, le 13 septembre 1830 : Guillon (voir ce nom), médecin Il reçut un secours de soixante-quinze francs en septembre 1830 sur les secours distribués par Le Constitutionnel, mais abandonna la somme en faveur d’un vieillard qui avait combattu. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement et aussi du (ancien) XIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 21 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, à la lecture des journaux au Palais-Royal, aux rassemblements de la place de l’Odéon. Le 28, armé d’un sabre à la Grève, au coin du quai, a donné deux coups de sabre, par derrière, à un soldat de la garde. A été à la place des Victoires. Le 29, a travaillé au perfectionnement des barricades, qu’il allait inspecter. Vers 2 heures, s’est trouvé à la place de l’Odéon au rassemblement pour aller à Babylone. De retour de Babylone, à la nuit tombante, fut à l’Hôtel de ville, où le général Lafayette lui a donné mission d’aller à Saint-Cloud pour exciter les troupes à la désertion ; y a été dans la nuit et y est encore retourné le lendemain. A été envoyé à Saint-Denis pour empêcher le pillage de la maison des élèves de la Légion d’honneur et pour empêcher les gendarmes de Gonesse de se révolter. Saint-Cloud, où il a combattu. Rambouillet. » Il était porteur du certificat suivant : « Le maire de la commune de Saint-Cloud, chevalier de l’ordre royal de la Légion d’honneur, certifie que M. Amédée Almès se présenta à la mairie de Saint-Cloud, le 31 juillet dernier, pour donner communication d’une lettre de M. le général Lafayette, donnant mission d’aider de tout son pouvoir à la conservation du château et qu’il s’acquitta de cette mission avec le zèle le plus honorable. » Signé, le 6 septembre 1830 : Fournel. Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 22 janvier 1831, à une voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et une voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Almèse sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut une indemnité, à titre de cas exceptionnel, de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale. Il est indiqué « A reçu à l’Hôtel de ville » en face de son noM. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Le 30 novembre 1831, il reçut de la Commission de souscription nationale, en tant que blessé et décoré, une indemnité de cinquante francs et un habillement de garde national ou un tout autre habillement de la valeur de soixante francs (sous le nom de Almès, Joseph, Amédée, étudiant en droit, demeurant 28, rue Monsieur-le-Prince). Une pétition auprès du maire de Saint-Cloud, à effet de lui faire obtenir la décoration de la Légion d’honneur (il n’est pas dans la base Leonore de la Légion d’honneur ; peut-être son père y est présent, sous le nom de Almès, Jean, Antoine) était ainsi rédigée : « Une députation des blessés de Juillet se rend auprès de vous pour vous prier d’être auprès de Sa Majesté l’organe du désir qu’ils témoignent de voir M. Almès porté pour la décoration de la Légion d’honneur. Il était à leur tête aux jours glorieux de la Grande Semaine et lors de la prise de Saint-Cloud il rendit des services assez éminents pour que les autorités de cette ville en gardent un long souvenir. Les preuves éclatantes qu’il donna dans cette circonstance de sa bravoure et de son désintéressement méritaient l’attention de la Commission des récompenses nationales. Son nom aurait dû trouver place parmi ceux insérés dans le Moniteur. Nous espérons que notre Roi Citoyen voudra, dans sa justice, réparer cet oubli, en lui accordant la croix de la Légion d’honneur, que nous sollicitons avec empressement pour lui. » Signé, le 10 mai 1831 : Chevrier (voir Chevrier, Claude, François), blessé de Juillet, ex-lieutenant des Volontaires parisiens en Belgique ; Marie, François (voir Marie, François, Jean), blessé à la caserne de Babylone, demeurant 31, rue Monsieur-le-Prince ; Blache (voir ce nom), étudiant, blessé à la prise de Saint-Cloud. Pour faire suite à cette démarche, Dargentolle, capitaine retraité, maire de Saint-Cloud par intérim, adressa au président du Conseil, le 10 mai 1831, la lettre suivante : « M. Almès, blessé de Juillet, est un des braves qui ont bien mérité de la patrie. C’est à la périlleuse mission qu’il vint remplir à Saint-Cloud qu’on doit attribuer la désertion et la réunion des troupes royales à la cause nationale. Ce n’est pas sans encourir un imminent danger qu’il vint à bout de son héroïque entreprise. Sans son grand dévouement, Saint-Cloud et ses environs auraient été peut-être le théâtre de milliers de victimes. Le 31 juillet, lors de la prise du château, il prit des mesures énergiques pour prévenir les excès et empêcher le pillage de la manufacture de porcelaine de Sèvres et du château. L’enregistrement qui fut fait alors à notre mairie des honorables actions que cet aide de camp du général Lafayette a faites m’engagent à devenir aujourd’hui auprès de Votre Excellence l’organe de la reconnaissance de mes administrés qui sollicitent de votre justice le titre de chevalier de la Légion d’honneur pour M. Almès, qui sans doute par modestie ou par oubli n’a pas fait de demande à la Commission des récompenses nationales. » Almès sollicita, en juin 1831, la régularisation de sa position militaire. Il signa, en tant que capitaine, ancien aide de camp du général Lafayette, se trouvant en mission le 30 juillet à Saint-Cloud, par ordre du général en chef des gardes nationales du royaume, le certificat suivant en faveur de Dargentolle, Jean-François (voir ce nom) : « Je, soussigné, certifie avoir connaissance de la conduite honorable qu’a tenue le jeune Dargentolle à la prise de Saint-Cloud. Ayant été à même d’apprécier son zèle pour la cause publique, je me fais un vif plaisir de le désigner comme un bon patriote ayant droit à des récompenses nationales. Comme il est élève de l’Ecole militaire de Saumur et fils d’un ancien capitaine de la Vieille Armée, il mérite l’intérêt de M. le ministre de la Guerre. Je désire sincèrement que le grade de sous-lieutenant qu’il sollicite lui soit accordé. » Il signa, le 12 août 1830, le certificat suivant en faveur de Genève de Geney, Camille, Joseph : « Les soussignés, combattants des trois partie du manuscrit brûlée que M. Genève de Geney, Camille, Joseph, colonel de partisans, chevalier de la Légion d’honneur, s’est distingué dans les journées de Juillet et notamment à la porte Saint-Denis, le mercredi 28 dudit mois 1830 contre la colonne de gardes royaux commandée par M. de Saint-Chamand, où fut [blessé] le colonel Pleinesèlve. Nous déclarons en outre qu’il a maintenu le bon ordre, empêché le pillage et qu’il a droit à la récompense nationale. » Il signa, le 21 juin 1831 et comme « capitaine adjoint de l’état-major du général Lafayette », le certificat suivant en faveur de Staebel, Jean-François, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Puisque vous avez été appelé par la majorité des combattants et blessés de Juillet à réparer les injustices qu’a commises la première Commission établie par le gouvernement, nous nous faisons un devoir de venir vous déclarer et attester sur l’honneur que le sieur Jean-François Staebel, employé aux bureaux du journal la Tribune, passage des Petits-Pères n° 8, s’est battu pendant les trois mémorables journées de Juillet et qu’il a en outre en décembre, lors du jugement des ministres, coopéré à maintenir l’ordre public, partagé notre dévouement et nos dangers pour le triomphe et l’affermissement de nos libertés. » A une date non précisée, on donnait les renseignements suivants sur le compte de Porte (voir ce nom) : « M. Porte a fait une pétition pour son ami M. Amédée Almès. » En 1832, un secours pour se rendre aux eaux de Barèges lui fut refusé par la Commission de souscription nationale, parce qu’une indemnité extraordinaire lui avait déjà été accordée (voir plus haut mais il n’y a pas de trace de cette indemnité exceptionnelle sur les listes de la Souscription) sur les fonds de souscription et que sa demande était arrivée après l’expiration des délais pour la présentation de toute nouvelle réclamation. En 1833, se présentant comme « ancien capitaine d’état-major de la garde nationale », il sollicitait un emploi, citant à l’appui de sa demande la promesse qui lui avait été faite par feu Casimir Perier, alors président du Conseil, précisant : « Depuis la révolution de 1830, j’ai rendu divers services au gouvernement. Votre illustre prédécesseur, M. Perier, l’avait très bien senti et les lettres que j’ai de lui et de ses enfants prouvent que si sa mort n’avait pas été prématurée, j’aurais été classé dignement dans le ministère qu’il dirigeait. » Il évoquait aussi la promesse qui lui avait été faite d’obtenir un emploi de chef de bureau à la direction des affaires civiles d’Alger. Sa demande était appuyée par Nogaret, député de l’Aveyron. Cette même année, le commissaire de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Célibataire ; il n’exerce aucune profession ; il est né à Toulouse de parents qui paraissent avoir de la fortune et qui pourvoient largement à tous ses besoins. Sa tenue et les dépenses qu’il fait semblent faire croire qu’il n’est pas dans le cas de recevoir l’indemnité qu’il réclame de la bienveillance de M. le ministre de l’Intérieur. » L’année suivante, le commissaire confirma ces premiers renseignements. En 1833, le préfet de la Seine recueillit sur son compte des renseignements prouvant qu’il était « digne de la confiance du gouvernement », et Almès reçut une indemnité de trois cents francs afin de se rendre aux eaux de Saint-Amand. Dupuytren (voir ce non) donna, le 10 août 1833, sur le compte de la blessure qu’avait reçue Almès et sur les soins qu’elle nécessitait, les indications suivantes : « M. Almès n’a reçu qu’une blessure très légère et n’a été placé pour cela que dans la 2e classe des blessés de Juillet. Cependant il se plaint de douleurs, de difficultés dans les mouvements, accompagnées d’atrophie du membre, indispositions contre lesquelles les eaux et les boues de Saint-Amand sont ordinairement efficaces. En conséquence, je propose de l’envoyer à ces eaux pendant le reste de la belle saison. » En 1834, Almès renouvelait sa demande d’emploi, son désir de prendre les eaux à Barèges et un secours, que sa position lui rendait nécessaire. Le 15 avril 1834, le préfet de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « Le sieur Almès […] est âgé de vingt-huit ans, célibataire, et occupe depuis trois ans un logement du prix annuel de cent quatre-vingts francs, rue de Condé n° 20. Sa famille habite Toulouse. Il paraît n’avoir point de fortune et ses parents ont fait, dit-on, de grands sacrifices pour lui faire suivre les cours de l’école de droit. Aujourd’hui, livré à ses propres ressources, il est dans une position extrêmement gênée et il doit plusieurs termes de loyer. Sa conduite est fort régulière. » Il reçut deux secours de cent francs en 1834 mais il ne put lui être venu en aide pour se rendre à Barèges. En 1835, il renouvela sa demande de secours pour aller prendre les eaux. En 1836, il renouvela sa demande pour un secours afin de se rendre aux eaux de Barèges ; le ministère refusa, aucun fonds n’ayant été affecté, au ministère, à cet emploi. Il reçut (sous le nom de Almès, Joseph, Amédée), en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. Il fut nommé, le 20 avril 1836, adjudant au 3e bataillon de la XIe légion de la garde nationale et fit les dépenses nécessaires pour l’habillement et l’équipement, exerçant gratuitement ces fonctions quoique ce service dût être soldé selon la loi dans l’intérêt du service. Le préfet de la Seine, donna sur son compte, le 7 mars 1836, les renseignements suivants : « […] Célibataire et avocat, mais il n’a point de clientèle et comme il ne possède aucune fortune il se trouve dans la plus grande gêne. On assure qu’il cherche vainement un emploi depuis longtemps. Sa conduite paraît régulière. » Il reçut un secours de cent vingt francs en 1836. En 1837, il reçut un secours de trois cents francs afin de se rendre à Barèges, prendre les eaux. En 1838, il faisait un séjour à Lamalou-les-Bains (Hérault) et sollicita un secours pour pouvoir rester plus longuement à prendre les eaux ; une somme de cent cinquante francs lui fut allouée. En 1839, il sollicita un emploi et un secours pour prendre les eaux, précisant : « Le zèle que j’ai constamment montré dans les circonstances critiques où il a fallu réprimer l’émeute pour assurer le triomphe de l’ordre me fait espérer, monsieur le ministre, que vous aurez égard à mes services dans la garde nationale et à mes titres de blessé de Juillet pour obtenir un secours qui m’aide à me rendre aux eaux thermales qui me sont ordonnées à raison des blessures contractées en service actif. » Le préfet de police, le 29 juin 1839, donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Il résulte des renseignements recueillis que le sieur Almès est sans fortune, qu’il sollicite depuis longtemps une place au ministère de la Guerre, qu’il n’a pu obtenir ; que sa santé paraît fort altérée par suite des blessures qu’il a reçues en 1830 ; qu’il jouit d’une bonne réputation sous le rapport de la conduite et de la moralité ; enfin qu’il est, dit-on, sincèrement attaché au gouvernement. » En 1839, il reçut un secours de cent francs et une gratification de vingt francs à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet. En 1840, il fut soigné six mois à l’hôpital du Val-de-Grâce et ce fut son ami Durand, Alphonse, journaliste, demeurant 32, rue Neuve-Saint-Eustache, qui intercéda auprès du ministère pour obtenir un secours afin de se rendre aux eaux. Il reçut un secours de cent francs en janvier et un autre de cent cinquante francs en septembre 1840. Le 7 décembre 1848, le maire du (ancien) XIe arrondissement lui délivra, sous le nom de Almès, Amédée, Joseph, un certificat pour attester qu’il avait été « inscrit sur la liste des blessés de 1830 pour le [ancien] XIe arrondissement, qu’il a refusé la pension à laquelle sa blessure grave lui donnait des droits incontestables et qu’en toutes circonstances il s’est montré animé des sentiments les plus purs et les plus désintéressés ». En 1848, sans emploi et malade, il sollicita un secours, avançant la « conduite honorable » qu’il avait « constamment tenue dans les rangs des défenseurs de l’ordre et de la société ». En janvier 1850, les renseignements de police pris sur son compte rapportaient : « Blessé à la tête dans les affaires de Juin, en combattant l’insurrection, le sieur Almès, Amédée, Joseph, demeurant rue Royer-Collard n° 26, souffre toujours et ne peut travailler. Heureusement il est célibataire et sans charge de famille. Sa position ne paraît pas heureuse. Il a une bonne conduite. » Il reçut un secours de cent francs en 1850, à titre de médaillé de Juillet. Le 30 juillet 1852, il adressait la lettre suivante (qu’il signait Almès, J., A.), au ministre de l’Intérieur : « Un ancien adjudant de la XIe légion de la garde nationale, qui a constamment donné des preuves de dévouement à son pays et à la cause de l’ordre, a l’honneur de vous exposer qu’il fut décoré de juillet en 1830 pour avoir, au péril de ses jours, étant en mission comme officier d’état-major, empêché plusieurs désastres et notamment la dévastation et le pillage du château de Saint-Cloud, déjà envahi par des malfaiteurs le 31 dudit mois. L’exposant fut blessé au bras gauche à cette époque et en cette occasion il refusa généreusement la pension qui lui fut offerte. Dans les fatales journées de juin 1848, il s’empressa de se réunir aux défenseurs de la cause de l’ordre et de la société menacée ; il fut blessé à cette époque et n’a pour toute récompense qu’une modique pension viagère de trois cents francs, insuffisante pour s’entretenir, depuis qu’il a perdu surtout son modeste emploi, à cause d’une maladie qui a duré plus de quatre mois. L’exposant, fort de ses honorables antécédents, vient, après l’exposé de sa position, solliciter respectueusement de monsieur le ministre une allocation ou secours sur les fonds de Juillet, qui lui permette de pouvoir attendre la réintégration dans son emploi. Il ose espérer avec confiance que sa demande sera prise en considération à l’occasion surtout de la fête nationale du 15 août prochain, à laquelle tous les bons Français amis de l’ordre prendront, ainsi que lui, une vive part. » Il reçut deux secours de cent francs en 1852, un secours de cent francs en 1853. Il renouvela sa demande en 1853, précisant qu’il avait été blessé pendant les journées de juin 1848, étant alors fonctionnaire public, et que ses blessures avaient nécessité un séjour de seize mois à l’hôpital du Val-de-Grâce puis de quatre mois à la maison de santé 19, rue Plumet, qu’il n’avait pu dès lors rejoindre son poste en province, et avait été considéré comme démissionnaire. Il obtint trois cents francs de pension pour sa blessure, ne retrouva pas son ancien emploi et fut, ajoutait-il, « placé dans un service actif très fatigant pendant la nuit, moins rétribué et inférieur en grade même. La santé du pétitionnaire, son travail étant si non au-dessus de sa bonne volonté mais au-dessus de ses forces physiques, l’exposant a été déclaré et reconnu pour cause de mauvaise santé, impropre au service ». Il reçut un secours de trois cents francs en 1854. Sa demande était appuyée par le maire du (ancien) XIe arrondissement. En mars 1855, sous la menace d’une saisie de ses meubles dans le logement qu’il occupait avec son épouse, tombée gravement malade, il sollicita un secours. Il précisait avoir cessé de figurer sur les cadres de l’administration des Postes depuis 1852 et pour cause de maladie. Il avait épousé Tusoli, Marie, « fille d’un légataire de l’empereur et filleule du prince Lucien Bonaparte […] douce compagne, d’une honorable famille, malheureusement sans fortune, mais elle a de l’ordre, de la piété, qui me la font chérir », affirmait-il. Il demeurait 109, rue Saint-Jacques en 1830-1831 et aussi 357 bis, rue Saint-Honoré chez B. Rodat, député en 1831 ; 20, rue de Condé en 1834-1836 ; 31, rue de l’Odéon en 1837 ; 9, rue de la Jussienne en 1839 ; 31, rue de l’Odéon en 1840-1848 ; 26, rue Royer-Collard en 1849-1850 ; 3, rue Saint-Thomas-d’Enfer en 1852-1853 ; 58, rue de Vaugirard, maison du comte Boulay de la Meurthe, sénateur, en 1854 ; 9, rue Féron près l’église Saint-Sulpice en 1855. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 50 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 85 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le nom de Almes, Joseph, Amédée et sous le numéro 666) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; Archives de Paris VI1, 1836, Etat de répartition de la somme de deux cents francs affectée par M. le ministre de l’Intérieur à MM. les décorés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 19, Etat des blessés décorés de Juillet auxquels il a été payé par la mairie du (ancien) XIe arrondissement, par décision de la Commission de la souscription nationale la gratification de cinquante francs et l’habillement évalué à soixante francs ; Archives de Paris VK3 19, lettre en date du 1er février 1832 de la préfecture de la Seine au maire du (ancien) XIe arrondissement, idem liste définitive des cas exceptionnels ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 22 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 21 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 40 ; Archives de Paris VK3 43 in dossier Dargentolle, Jean-François ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Gervais, Henri, Narcisse ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/51 dossier D. Couturieux, Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Lawendowski, Jean, Etienne ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Proposition d’accorder à 139 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.125 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 238-242, en date du 23 septembre 1852 ; Archives de la préfecture de police AA 389 in dossier Genève de Geney, Camille, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Staebel, Jean-François.