Amic, César, Auguste

Biographie


Né le 11 mars 1798 à Orange (Vaucluse). Ex-lieutenant du 8e tirailleur de la garde impériale, homme de lettres, il appartenait au groupe de combattants que commandait Jacquin, qui se plaça en tirailleur sur le pont Notre-Dame puis participa à la prise de l’hôtel de ville. Il signa, le 31 août 1830, le certificat suivant en faveur de Pucel, Joseph : « Nous, soussignés, commandants des différents corps francs qui ont combattu pour la patrie aux journées des 28 et 29 juillet 1830, certifions que le sieur Pucel, Joseph, âgé de trente-trois ans, natif de Paris (Seine), s’est rallié à nos ordres dès le 28 au matin, nous a accompagné alternativement à la Grève, au pont Notre-Dame, à la reprise de l’Hôtel de ville, le 29 aux Tuileries dans les rues adjacentes à la caserne de Babylone et n’a posé les armes que le 31, jour du licenciement du corps. Sa conduite ferme, courageuse et patriotique est digne d’éloges et mérite la bienveillance du gouvernement. » Il signa un certificat en faveur de Camguilhem de Carmentran (voir ce nom), pour attester que ce dernier s’était rallié à la colonne dirigée par Jacquin et que sa conduite avait été « digne d’éloge ». Il cosigna (sous le nom très lisible de Amic, Auguste) le certificat délivré par Jacquin en faveur de Foissard, Raymond et ainsi rédigé : « Nous, soussigné, commandant d’un des corps francs qui ont combattu aux journées des 28 et 29 juillet, certifions que le sieur Foissard, Raymond, âgé de quarante-quatre ans, natif de Nuit, département de la Côte-d’Or, s’est rallié au corps que je commandais le 29 au matin, qu’il nous a suivis à l’attaque du Louvre et des Tuileries, où il a donné des preuves du plus grand courage. Sa bonne conduite et son patriotisme lui ont mérité l’estime de ses concitoyens et le rendent digne de la bienveillance du gouvernement. » Il apostilla, comme « homme de lettres, ex-lieutenant au 8e tirailleurs de la jeune garde impériale » le certificat délivré par Jacquin, J. (voir Jacquin, François, Thérèse, Justin) pour constater la blessure et le décès de Morisot, Nicolas. Il comparut, le 10 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Morisot, Nicolas ; et les sieurs Amic et Jacquin déclarent en outre que ledit Morisot, se battant avec eux rue du Mouton près la place de Grève entre les Suisses et les gardes royaux, le 28 juillet dernier, y a reçu un coup de feu au bras droit. Tous déclarent parfaitement savoir que de suite après cette blessure ledit sieur Morisot s’est rendu à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Charles, pour s’y faire soigner et qu’il y est resté jusqu’au 23 août suivant, jour de son décès ». Nous empruntons au Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse la biographie suivante le concernant : « Né à Orange le 11 mars 1798, fit ses études au lycée d’Avignon, servit ensuite, dans la campagne de 1815, en qualité de lieutenant au 6e tirailleurs de la jeune garde impériale, et se livra bientôt après à son goût pour les lettres. Il débuta par Romualde, ou le libérateur de lAusonie, Paris, 1820, in-12 de 223 pages, où, sous des noms fictifs, il raconte, en prose poétique, les principaux événements militaires qui signalèrent, dans le cours de la république française, l’entrée en Italie de nos troupes victorieuses. M. Amic habite Paris depuis 1823. Il a été successivement directeur de l’Encyclopédie des connaissances utiles, fondateur de lEncyclopédie catholique, un des rédacteurs du Pilote, des Annales du commerce, du Courrier des électeurs, du Bibliographe français, etc. Il a publié en 1829 les Méridionales, recueil de poésies (in-8° de 102 pages, Paris), dont les 29 dernières pages contiennent 2 pièces lyriques du poète vauclusien Balze, ainsi que des stances sur la mort du poète italien Monti, avec la traduction en vers français, par M. Nestor de Lamarque. Les journaux ont annoncé : La Tribune française, choix des discours et des rapports les plus remarquables prononcés dans nos assemblées parlementaires, depuis 1789 jusquen 1840, avec une appréciation philosophique des travaux de chacune des législatures, le résumé des discussions les plus importantes, et des notices biographiques sur les principaux orateurs dont les discours seront reproduits dans cet ouvrage, publiée par MM. Auguste Amic et Etienne Mouttet. Paris, 4 vol. grand in-8° à deux colonnes. La première livraison a paru le 20 janvier 1840. » Amic est l’auteur avec Eliçagaray de LHomme à la longue barbe : précis sur la vie et les aventures de Chodruc-Duclos, suivi de ses lettres ; orné du portrait de ce personnage mystérieux et d’un fac-similé de son écriture, marchands de nouveautés, 1829, in-8° 72 pages (l’ouvrage fut condamné en police correctionnelle pour un passage qui blessait les La Rochejacquelin). Il est aussi l’auteur des Méridionales, Paris, Garnier, 1829. Amic demeurait 19, rue de Buci en 1831. Archives de Paris, VD6 672 n° 1 in dossier Camguilhem de Carmentran ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morisot, Nicolas ou Morizot ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Pucel, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/88 in dossier Foissard, Raymond ; Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse, Barjavel, Carpentras, imprimerie de Devillario, 1841, tome Ier A-F, pp. 51-52.

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