Amyot, François, Eugène, Marius

Biographie


Né le 2 décembre 1797 (parfois vers 1802) à Marseille (Bouches-du-Rhône). Engagé volontaire en 1814, ayant servi dans les pupilles de la garde en 1814-1815, blessé sous les murs de Paris en 1815 ; il avait dans sa famille un capitaine du 34e de ligne, mort en Espagne et un autre au 9e de hussards mort en Russie. Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 1816. Commis chez le libraire Dalibon, François, Denis en 1827, breveté libraire le 4 avril 1828. Fabricant d’encre d’imprimerie en 1830. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le seul nom dAmyot sur les listes de la Commission des récompenses nationales ; sous le seul nom dAmiot sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Amiot, François, Eugène), auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. On trouve sur le site data.bnf.fr les précisions biographiques suivantes : « […] Publie avec les frères Delangle de 1830 à 1832 les derniers volumes de l’éditon des Œuvres complètes de Voltaire, commencées en 1824. Reprend vers 1834 la fabrique d’encre d’imprimerie créée par J. B. Cavaignac. Il bénéficie en 1834 d’un prêt de trente mille francs du papetier Charles, André Cornuault. » En juin 1848, alors capitaine depuis seize ans de la XIIe légion de la garde nationale, il prit part à l’insurrection. Il fut condamné par décision du conseil de guerre en date du 29 novembre 1848 à cinq années de travaux forcés, pour avoir fait résistance à la force armée et s’être mis à la tête des insurgés dont il avait pris le commandement, peine commuée en cinq années de détention. Il fut gracié le 30 septembre 1853. Le Dictionnaire du mouvement ouvrier de Maitron donne les précisions suivantes sur Amyot : « […] Son fils et sa femme combattirent avec lui sur les barricades. François Amyot, signalé comme “un des plus réfléchis et des plus dangereux soldats de l’émeute”, fut condamné par le conseil de guerre, le 8 décembre 1848, à cinq ans de travaux forcés. Il fut successivement détenu au bagne de Brest, au Mont-Saint-Michel, enfin à Sainte-Pélagie à partir du 31 mai 1852. Il sollicita sa grâce et l’obtint le 30 septembre 1853, en raison de sa bonne conduite pendant le temps de sa détention. » En 1853, marié et soutien de sa sœur, il sollicita un secours. En 1854, la police rapportait sur son compte : « Le sieur Amyot est sans occupation et sans moyens d’existence ; et comme il est père d’une nombreuse famille, sa position nécessiteuse le rendrait digne d’intérêt si ses antécédents judiciaires n’étaient un obstacle à ce qu’il participât aux secours pécuniaires de l’Etat. Toutefois depuis sa sortie de prison le sieur Amyot évite de parler politique et sa conduite est régulière. » En 1858, il était le soutien de sa fille, restée veuve avec trois enfants et sollicita des secours. En 1859 et en 1860, il sollicita des secours ; il disait être le descendant du traducteur de Plutarque, Amyot, Jacques [l’évêque d’Auxerre, traducteur de Plutarque, N.D.A.] et le neveu de Amiot, Joseph, Marie, qu’il qualifiait de « grand mandarin et premier ministre de l’empereur Kim-Lou en Chine » Toutes ces demandes semblent avoir été classées sans suite. En 1864, il sollicita de nouveau des secours. Le préfet de police rapportait sur son compte : « […] D’un premier mariage, il a quatre enfants dont l’aîné est établi chirurgien-dentiste. Il est en procès avec ce dernier pour en obtenir une pension alimentaire de six cents francs. Ses autres enfants ne peuvent lui venir en aide. Les renseignements recueillis représentent le sieur Amyot comme tenant une conduite assez régulière mais contractant des dettes qu’il sait ne pouvoir acquitter. Il se trouve en définitive dans une position précaire. » Il fut sans doute, cette année-là, proposé pour un secours de cent francs. Il fut décoré de la médaille de Sainte-Hélène. Un de ses fils, militaire au 3e régiment de chasseurs d’Afrique, mourut en Crimée ; un autre de ses fils fut militaire au 70e de ligne. Il demeurait 5, rue Hautefeuille en 1828 ; 5, rue Julien-le-Pauvre en 1831 ; 36, rue des Noyers en 1848 ; 114, rue Saint-Dominique-Saint-Germain en 1853, route d’Asnières à Courbevoie près le château de Bécon en 1858 ; 12, rue de Colombes à Courbevoie en 1859 ; 2, rue des Epines en 1860 ; 17, rue Duvivier en 1863 ; 25, bd de Grenelle, un logement au loyer annule de cent soixante francs, en 1864. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis (sous le seul nom dAmiot) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 (sous le seul nom dAmiot) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement (sous le nom de Amiot, François, Eugène) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement (sous le seul nom dAmyot) ; Archives nationales F/15/4240 (sous le nom de Amyot, François, Eugène, Marius) ; Archives nationales F/18/ 1726, liste générale des brevetés de l’Imprimerie et de la Librairie ; base de données des inculpés de l’insurrection de juin 1848, Université de Bourgogne.

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