André, Constant
Biographie
Deux fois blessé, il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud. Il fut employé par la Commission des récompenses nationales et reçut la médaille de Juillet (sous le seul nom d’André et sans prénom sur les listes du Moniteur universel). Protégé d’Imbert, directeur de la garde nationale (?), il travailla deux années dans les bureaux de la préfecture, dont chargé des écritures pour le compte de la Commission de la souscription nationale, et avait un frère employé à la maison du roi. En 1833, il arrivait de Belgique et était depuis quelques mois sans emploi. A l’occasion d’une demande de secours, un chef de service de la préfecture donnait sur son compte les indications suivantes : « Je me fais un devoir de répondre à votre confiance en vous disant tout ce que je sais d’André. Pendant deux ans il a travaillé avec moi. Sa conduite était alors régulière. Il est resté ensuite quelques mois sans emploi. Enfin son père a obtenu par la protection de Madame Adélaïde qu’il fût placé à la préfecture, bureau du Domaine. Une maladie galante l’a tenu longtemps éloigné de ce bureau et il paraît que, poursuivi par des créanciers, il a abandonné plus tard sa place et s’est sauvé en Belgique. Son frère ne veut plus entendre parler de lui. Je m’explique bien pourquoi il ne voulait pas que sa position me fût connue. Je regrette bien qu’il ait pris un si mauvais chemin. Il avait, je crois, ce qu’il faut pour devenir un bon employé. Il ne peut plus songer à rentrer ici. » Le préfet de police notait à son sujet : « André est un homme fort paisible et bien famé, n’ayant d’autre ressource que le produit de leçons particulières qu’il donne à de jeunes écoliers ; il est marié depuis trois semaines environ ; sa femme est couturière à la journée. » Ses leçons de mathématiques lui rapportaient de cinquante à soixante francs par mois et un peu plus pendant la durée des classes. Il reçut cent cinquante francs de secours. Il demeura à partir de juillet 1834, 14 bis, rue de la Sorbonne. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33 nominations à des emplois civils, lettre du préfet de la Seine en date du 2 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/42. Il est où dans Archives nationales F/1dIII/39 ?