André, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1783 à Paris. Cordonnier. Il fut blessé de coups de sabre reçus à la tête et au bras. Il reçut, après la révolution, un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était père de deux enfants en 1830. En 1837, il sollicita des secours : « […] A l’honneur de vous exposer que, le 28 juillet 1830, en se battant en faveur de la liberté légale, il a été blessé au poignet, à l’épaule, à la joue, qu’il est décoré de la médaille des mémorables journées mais qu’il n’a ni pension ni secours ; qu’au commencement de cette année, André est tombé paralysé et qu’il a pensé succomber à l’hôpital sous le poids de ses graves douleurs ; qu’il a épousé la demoiselle Marie-Anne, Damarice Lefevre, dont le père est depuis longtemps employé comme journalier au palais de Neuilly ; que ses blessures l’empêchent de travailler avec fruit de son état de cordonnier, le poignet droit se trouvant grandement compromis ; qu’il est fort endetté. » Il joignait à sa demande un certificat signé par des habitants de Boulogne et qui attestaient qu’il était connu comme « un homme blessé et digne par sa position et sa probité de la bienveillance du gouvernement ». Ce certificat était signé par : Hemet, marchand boucher ; Lehericey, teinturier ; Fourré, marchand de vin. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Sa position n’est pas heureuse. Il n’a pour ressource que le produit de son travail comme journalier. C’est un homme fort paisible et d’une conduite régulière. » Il reçut un secours de trente francs en 1839. En 1842, il sollicita un nouveau secours, expliquant qu’il avait été blessé, le 28 juillet au matin rue Saint-Jacques-de-la-Boucherie, et ne pouvait plus vivre de son métier de cordonnier pour femmes et devait vivre du métier de sa « bonne épouse ». La police donna comme renseignement sur son compte qu’il était atteint d’une paralysie qui l’empêchait de pouvoir travailler. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1842. En 1843, la même source renseignait sur son compte : « […] Portier de la maison rue Mouffetard n° 193. Les blessures qu’il a reçues en juillet au bras droit et au cou le mettent hors d’état de travailler. On a recueilli de bons renseignements sur sa conduite et il est étranger à la politique. On trouve aux sommiers judiciaires : André, Pierre, Louis, cordonnier, né à Paris, y demeurant rue Saint-Martin n° 74. Conduit à Sainte-Pélagie le 20 avril 1829 comme condamné à dix jours de prison par le tribunal correctionnel du 18 février précédent pour violences. On appréciera l’identité. » Il reçut deux secours de quarante francs en 1843. En 1844, il renouvela une demande de secours et obtint vingt-cinq francs. Au mois de décembre 1844, il était paralysé, désormais à la charge de sa fille et de son gendre, Wynen, eux-mêmes chargés de famille, et reçut quarante francs de secours en 1845. Il demeurait 51, rue Beaubourg (mais 5, rue Beaubourg in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) en 1830-1831 ; 93, grand-rue à Boulogne en 1837 ; 48, chaussée de Ménilmontant à Belleville puis 284, rue Mouffetard en 1842 ; portier 193, rue Mouffetard en 1843 ; 21, avenue de Vincennes, barrière du Trône puis 167, rue Saint-Martin en 1844 ; . Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 48 (couverture du dossier Mathon) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 2-3 état des blessés non classés et de la 1re classe ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/4240. Sans doute le même que les autres André, Pierre, Louis.