Andrieux, Auguste, Alcibiade

Biographie


Né le 3 octobre 1797 (mais le 31 octobre 1797 dans la base Eléonore de la Légion dhonneur) à Amiens (Somme). Ancien militaire de l’Empire au 105e régiment de ligne depuis 1815 et jusqu’en 1825, blessé de trois coups de sabre et d’un coup de feu à la bataille de Waterloo, retraité en 1825, sans pension, frère de deux officiers morts au champ d’honneur. Employé en juillet 1830. Pendant la révolution de Juillet, il sauva la vie de six gardes royaux. Il reçut (sous le nom de Andrieu) un total de cent francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Si la loi du 13 décembre 1830 instaura les récompenses de Juillet, une ordonnance, en date du 30 avril 1831, voulut changer les règles de la distribution et stipuler, entre autres, que la Croix de Juillet porterait gravée la légende Donné par le roi des Français, que la couleur du ruban serait bleue avec des lisérés rouges et que les citoyens décorés de la Croix de Juillet prêteraient serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume. Cette nouvelle ordonnance souleva des protestations chez les décorés de Juillet. Ces derniers trouvaient en effet cocasse de prêter serment à un roi qui, lui, n’avait pas combattu sur les barricades ! Et le journal la Révolution de demander : « Que parlez-vous donc de serment à des gens qui vous ont fait ce que vous êtes, et qui seraient plutôt en droit de vous demander compte de vos promesses...? » Alexandre Dumas, quant à lui, dans ses Mémoires, ajoutait la précision suivante : « Le droit acquis à la place de Grève, au Louvre et à la caserne de Babylone, est antérieur à tous autres droits : on ne peut, sans tomber dans l’absurde, supposer la décoration donnée par un roi qui n’existait point à cette époque, et pour la personne duquel, nous l’avouons hautement, nous ne nous battions point alors. » Une réunion eut lieu, à ce sujet, le 6 mai 1831, dans la salle de la Grande Chaumière, passage du Saumon, qui réunit un millier de décorés. Elle fut présidée par Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), avocat et qui représentait le (ancien) VIIe arrondissement. Avec au bureau : Lamoure (voir Lamoure, Auguste), représentant le (ancien) Ier arrondissement ; Arago (voir Arago, Etienne, Vincent), représentant le (ancien) IIe arrondissement ; Trélat (voir Trélat, Ulysse), représentant le (ancien) IIIe arrondissement ; Moussette (voir Moussette, Paul, Benoît), représentant le (ancien) IVe arrondissement ; Higonet (voir Higonet, Guillaume, Philippe, Joseph), représentant le (ancien) Ve arrondissement ; Bastide (voir Bastide, Jules), représentant le (ancien) VIe arrondissement ; Garnier-Pagès (voir Garnier dit Pagès, Etienne, Joseph, Louis), représentant le (ancien) VIIe arrondissement ; Villeret (voir Villeret, Antoine, Médéric), représentant le (ancien) VIIIe arrondissement ; Gréau (voir Gréau, Anne, Louis), représentant le (ancien) IXe arrondissement ; Cavaignac (voir Cavaignac, Godefroy, Jacques, Eléonore), représentant le (ancien) Xe arrondissement ; Raspail (voir Raspail, François, Vincent), représentant le (ancien) XIe arrondissement ; Bavoux (voir Bavoux, François, Nicolas), représentant le (ancien) XIIe arrondissement ; Geibel (voir Geibel, Antoine, Benoit), représentant le (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis) ; Dumas (voir Dumas, Alexandre), représentant le (ancien) XIVe arrondissement (arrondissement de Sceaux). Voici comment Le Constitutionnel, du 7 mai 1831, rapporta le déroulement de cette réunion : « Les citoyens désignés pour la décoration de Juillet avaient été invités à se rendre aujourd’hui à la Grande-Chaumière, passage du Saumon, pour délibérer sur plusieurs questions relatives aux dispositions de l’ordonnance du 30 avril, qui détermine la couleur du ruban, décide que ces mots donné par le roi seront inscrits sur la décoration et prescrit un serment aux citoyens désignés. La réunion était très nombreuse. Un projet de résolution a été mis aux voix, article par article, et adopté sans discussion et sans réclamation. Voici l’acte proposé à l’approbation de l’assemblée : “Considérant que le serment en France ne peut être demandé que par une loi ; que nul article de la loi du 13 décembre 1830, qui a institué la décoration de Juillet, ne prescrit de serment ; que reconnaître au gouvernement le droit d’imposer une condition quelconque en dehors de la loi du 13 décembre 1830 ce serait lui reconnaître celui de modifier arbitrairement cette loi, et par conséquence de refuser les décorations acquises ou d’en distribuer de nouvelles sans le concours de la Commission ; que le roi, comme représentant de la nation, peut remettre aux décorés de Juillet, qui alors la recevraient de sa main, l’étoile qu’ils doivent porter mais que rien de l’autorise à la donner en son nom ; que ces mots donné par le roi, changeraient la nature de la récompense, qui cesserait d’être une récompense nationale, pour devenir une faveur royale ; que les faits à raison desquels la décoration a été instituée sont antérieurs à l’existence même du gouvernement du roi ; que le seul serment à exiger, en ce cas, serait celui de fidélité aux principes qui ont mis les armes à la main et valu la décoration nationale. Par ces motifs, les citoyens présents à la délibération s’engagent à ne pas se soumettre à la condition du serment, qu’ils considèrent comme illégale. Ils s’engagent, en outre, à porter immédiatement, après la décision prise par l’assemblée, la décoration spéciale, telle qu’elle a été fabriquée sur le modèle donné par la Commission.” La commission qui avait rédigé cette déclaration étant d’avis qu’il ne convenait pas à des citoyens, surtout à des citoyens de Juillet, d’attacher de l’importance à la couleur d’un ruban, le premier article a été adopté à la presque unanimité. Sur la question de l’inscription Donné par le roi, il a été clairement expliqué qu’il ne pouvait être dans la pensée d’aucun des patriotes de Juillet de refuser la décoration de la main du roi, et que la résolution n’était proposée que dans l’intérêt des principes et de la loi. La troisième question, celle du serment, a été résolue pour des motifs semblables. L’ordre le plus parfait a été observé dans cette délibération. Parmi cette élite des patriotes de Juillet, plusieurs portaient des marques glorieuses de leur courage. On a distingué avec intérêt un vieux citoyen (voir Decombis, Antoine) blessé une première fois, le 14 juillet 1789, devant la Bastille, et blessé de nouveau, le 28 juillet 1830, devant l’Hôtel de ville. Il avait obtenu la médaille commémorative de la victoire du 14 juillet 1789. Toute l’assemblée s’est empressée de rendre honneur à ce vétéran de la liberté. La séance levée, plusieurs des assistants se sont empressés de se séparer du ruban bleu bordé de rouge. Une quête a été faite au profit des détenus politiques. » Il fut cependant l’un des signataires (voir la liste à Palbra, Armand, Pierre) de la pétition qui, le 9 mai 1831, protestèrent contre les conditions dans lesquelles s’était faite la réunion du passage Saumon et réaffirmaient sa fidélité à Louis-Philippe. Cette pétition était ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de la Croix de Juillet, considérant qu’ils doivent à leur conscience de manifester leur opinion sur le résultat de la séance tenue au passage du Saumon, le 6 mai dernier, ont arrêté de rendre publique la déclaration suivante. Les hommes de Juillet, dévoués avant tout à leur pays ont combattu pour renverser l’arbitraire, secouer le joug qu’on voulait imposer à la liberté, renverser du trône le roi parjure. Déposant les armes immédiatement après leur victoire, ils accompagnèrent de leurs acclamations le lieutenant-général du royaume à l’Hôtel de ville et bientôt après reconnurent en lui le roi des Français, le roi citoyen. Fidèles à leur dévouement, ils ne demandèrent, ils ne sollicitèrent aucune faveur ; la loi du 13 décembre 1830 décerna des récompenses nationales à ceux qui dans les grandes journées de Juillet avaient sauvé la patrie, versé leur sang pour elle et mérité par leur conduite de voir leurs noms inscrits aux tables de nos lois. Une commission dont les membres choisis parmi les citoyens qui avaient pris la part la plus glorieuse aux événements de la grande semaine fut instituée ; un travail long et consciencieux fut le résultat de recherches et d’investigations pénibles ; le zèle des commissaires et des jurés quoique toujours à l’épreuve ne se ralentit pas ; enfin 1528 citoyens furent désignés par la Commission pour recevoir la décoration spéciale que leur accordait la loi. Immédiatement un rapport présenté au roi par le président du Conseil des ministres lui proposa de décerner lui-même ces récompenses au milieu des trophées de notre gloire militaire, sous les yeux de nos héros mutilés, dans le temple même où Napoléon voulut rehausser l’éclat de l’ordre qu’il avait fondé, par la vue de nombreux étendards conquis par le courage français, au nom de la patrie et de la liberté. Le rapport du ministre fut suivi d’une ordonnance qui apporte deux modifications dans la proposition de la Commission, l’une repose sur la couleur du ruban, l’autre sur l’inscription ajoutée à la décoration ; l’ordonnance prescrit en outre la formule suivante du serment que doit prêter chaque décoré : “Je jure fidélité au roi des Français, à la charge constitutionnelle et aux lois du royaume.” Les soussignés n’entreprendront point de combattre les motifs qui ont engagé leurs camarades à repousser les dispositions qui viennent d’être énoncées, ils se contenteront seulement de manifester leur opinion quant à ces dispositions. Les soussignés auraient vu avec satisfaction que l’ordonnance du roi maintînt la couleur du ruban proposé par la Commission, attendu que celui adopté est identiquement semblable aux deux ordres espagnols créés en 1808 et 1809 (Voyez la Collection historique des ordres de chevalerie par Perrot, Paris, 1820, deux volumes in 4° n° 42 et 45). Ils déclarent que ces mots Donné par le roi ne changent pas à leurs yeux la nature de la récompense, qui est et ne peut être qu’une récompense nationale et non une faveur royale ; qu’ils ne voient dans ces mots Donné par le roi que l’expression manifeste du désir de Sa Majesté d’associer son nom aux événements glorieux de Juillet, attendu que le roi ne peut aux termes mêmes de la loi ajouter ni retrancher aux noms inscrits par la Commission des récompenses nationales. Quoique, selon eux, aucune disposition législative ne les contraigne à la prestation du serment déterminé par l’ordonnance du 30 avril dernier, ils déclarent qu’ils prêteront serment de fidélité au roi des Français, gardien de la liberté, à la charte constitutionnelle qui la consacre, aux lois du royaume qui la présenteront enfin dans tout son éclat ; ils ne voient dans ce serment ni un acte de féodalité, ni un souvenir du Moyen Age, ni un lien de vassalité. Ils ont trop de franchise pour ne pas déclarer qu’armés pour la liberté, ils ont déposé les armes lorsqu’elle fut reconquise et qu’ils sauraient les reprendre de nouveau si jamais elle était menacée. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1833, « sans emploi depuis longtemps, attendant depuis bientôt trois ans une place au timbre à lui promise par M. Calmont, […], sa femme malade depuis quatre ans […] arriéré de deux termes de son loyer, […], ayant tous ses effets au mont-de-piété », il sollicita un secours. Le préfet de police donna alors sur son compte les renseignements suivants : « Son âge et ses infirmités l’empêchent de se livrer à aucun travail. Il est portier de la maison qu’il habite rue de la Pépinière, n° 55. Ses gages ne sont que de cent francs par an. Sa femme est couturière et gagne à peine soixante centimes par jour. Leur position est extrêmement gênée. Ils jouissent d’une bonne réputation. » Le commissaire de police donna aussi sur son compte des renseignements favorables : « Les renseignements que j’ai recueillis établissent d’une manière certaine que cet ancien militaire, couvert d’honorables blessures, est digne d’intérêt, tant par son excellente conduite que par l’entier dénuement dans lequel il se trouve. » En 1834, toujours sans aucune réponse, il renouvela sa demande de secours, joignant les vingt-huit reconnaissances de dette du mont-de-piété « chemises, pantalons, draps, couvertures, jusqu’au traversin, tout y est », précisait-il. Il reçut un secours de cent francs en 1835. Il était sergent instructeur à la Ve légion de la garde nationale. En 1837, le préfet de police rapportait sur son compte qu’il était célibataire, qu’il venait de quitter la place de concierge qu’il occupait 13, rue Neuve-des-Capucines « en raison de sa mauvaise tête » et que les « renseignements obtenus sur son compte ne sont donc pas favorables ». Il reçut un secours de cent francs en 1837. En 1838, il sollicita un secours et obtint vingt francs en 1839. En 1840, il sollicita un secours et obtint quarante francs en 1841. En 1841, le préfet de police rapportait qu’il était inconnu au 2, rue Cadet, au 12, rue Cadet, au 22, rue Cadet, au 32, rue Cadet, En 1842, le préfet de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié, sans enfant, est sans emploi depuis deux ans environ. Il vient d’embrasser la profession d’ouvrier cambreur, qu’il exerce depuis fort peu de temps. Sa femme est ouvrière couturière. Cette famille, qui est bien famée, est dans une grande misère, par suite de la longue inoccupation d’Andrieu (sic). » Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1842, un secours de vingt-cinq francs en 1843, un secours de vingt-cinq francs en 1844. En 1845, ouvrier cambreur mais sans travail depuis près d’un mois, il sollicita un secours et reçut quarante francs. En 1846, il sollicita un secours et reçut vingt-cinq francs. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1847. Il participa à la Révolution de Février. Le 7 avril 1848, il fut nommé lieutenant à la 1re compagnie du 1er bataillon de la Ve légion de la garde nationale de Paris et sollicita une allocation pour pouvoir s’habiller ; il reçut quarante francs. Il reçut un secours trimestriel comme blessé en février, dans les rangs de la garde nationale. Il signa (il semble signer Andrieu, Auguste) un certificat en faveur de Roussel dit Dufruit, Valentin, Philippe, en tant que « lieutenant, décoré de Juillet et chevalier de la Légion d’honneur » ; son apostille donnait des indications biographiques supplémentaires ; elle était ainsi rédigée : « J’atteste qu’en juillet 1830 le citoyen Dufruit est entré un des premiers au Louvre, le fusil à la main, que le 24 février 1848 il commandait la compagnie en qualité de lieutenant au moment où j’ai eu la main droite fracturée par une balle au château d’eau place du Palais-Royal. » Il fut fait chevalier de la Légion d’honneur le 23 août 1848 (sous le nom de Andrieu, Augustin, Alcibiade). En 1849, il sollicita un secours. Cette année-là, le préfet de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Il gagnait cinq à six francs par jour mais à la Révolution de Février il a eu deux doigts coupés par une balle, ce qui l’empêche de continuer son état. Il est officier de la garde nationale et a donné bien des fois des preuves de son dévouement à l’ordre. » En 1853, il reçut un secours de soixante-quinze francs. En 1854, il sollicita un secours et reçut soixante francs. En 1855, il sollicita un secours et reçut quarante francs. En 1856, il sollicita un secours, avançant « son dévouement bien connu à Sa Majesté l’Empereur et à sa famille ». La police donna sur son compte les renseignements suivants : « Andrieu est un ancien ouvrier cambreur. Il ne travaille plus de son état depuis 1848, époque à laquelle il a reçu en février une blessure à la main droite, qui a nécessité l’amputation d’un doigt ; il a reçu cette blessure sur la place du Palais-Royal. Il était lieutenant de la 1re compagnie du 1er bataillon de la Ve légion. Il dit avoir pris la chapelle avec une section de sa compagnie. A la suite des affaires (juin 1848), il a été nommé chevalier de la Légion d’honneur ; sa croix n’est qu’honorifique mais il touche de la Chancellerie soixante-dix francs par an au titre de secours comme ancien militaire. Andrieu touche du ministère de l’Intérieur une pension de six cents francs par an pour sa blessure. Cette pension, qui était précédemment de huit cents francs, il y a quatre ans qu’elle a été réduite à six cents francs. […] Andrieu a servi de 1815 à 1825 ; il était dans le 105e régiment de ligne ; il a été blessé à Waterloo et a fait les campagnes d’Espagne de 1820 et 1823. Il a été employé pendant huit mois chez M. Robert Oudin pour démontrer le plan en relief de Sébastopol. Cet emploi lui rapportait quatre francs par jour. Au commencement de l’année, il a été employé au recensement de la population de Paris et depuis quelques mois il ne fait rien. Andrieu est âgé de soixante ans. Il est marié, n’a pas d’enfant. Sa femme est une ancienne maîtresse couturière, qui par suite de revers de fortune, a été obligée de quitter son établissement pour aller en journée dans des maisons bourgeoises, où elle gagne un franc vingt-cinq centimes par jour et nourrie. Depuis quinze ans, Andrieu demeure rue de la Fidélité n° 15. Il occupe un logement de trois cents francs par an, qu’il paie régulièrement. Son intérieur annonce l’aisance ; il a le confortable et passe dans sa maison pour être rentier. Il jouit d’une bonne considération comme conduite et moralité ; dans son quartier, il jouit de l’estime publique. Malgré notre enquête, on nous donne Andrieu comme ne se livrant à aucun travail ; mais nous étant présenté cinq fois pour le voir, il nous a toujours été répondu qu’il était absent de chez lui depuis 10 heures du matin jusque dans la soirée à une heure assez avancée, ce qui nous fait présumer avec certitude que cet homme a un emploi, qu’il cache même à son domicile, et, à nos questions sur son absence, il nous a été répondu que c’était un rentier, qu’il ne mangeait pas chez lui et que ses absences n’avaient rien de surprenant. » Il reçut quarante francs de secours en 1856. Il mourut le 24 mars 1872. Il demeurait 106, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1831 ; 68, rue Rochechouart, chez M. Harlay, ferrailleur, en 1833 ; 55, rue de la Pépinière en juillet 1834 ; 10, rue de l’Orillon dans le faubourg du Temple en 1834-1835 ; 13 bis, rue Neuve-des-Capucines en 1836 ; 37, rue Coquenard en 1837 ; 41, rue Laffitte en 1838 ; 8, rue du Caire en 1840 ; 58, rue Rochechouart à une date indéterminée mais après 1848 (sans doute en 1872, année de sa mort) ; 15, rue de la Fidélité, un loyer annuel de cent soixante-quinze francs ou de trois cents francs, en 1845-1856. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Andrieu) et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement (sous le nom de Andrieux, Auguste, Alcibiade) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives nationales F/15/4240 ; Base Eléonore (sous le nom de Andrieu, Augustin, Alcibiade), dossier LH/36/25 ; Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Roussel dit Dufruit, Valentin, Philippe ; Le Constitutionnel, 7 mai 1831 ; Mes Mémoires, Alexandre Dumas, huitième série, nouvelle édition, Paris chez Lévy frères, 1869, pp. 162-166 ; Archives nationales F/9/1154 Protestations ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70.

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