Andriot, Jean, François
Biographie
Né le 17 messidor an IX (4 ou 10 juin [6 juillet in Archives de Paris Vbis7K4 2] 1801 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39), à Beauvais (Oise), fils d’Andriot, Jean, Nicolas, serrurier, et de Langlois, Marie-Louise, Françoise, son épouse. Ayant servi deux ans et travaillé quatorze ans dans la Marine, devenu ouvrier serrurier ou forgeron. Il fut blessé d’un coup de feu, reçu à la cuisse droite, le 29 juillet 1830, à l’assaut de la caserne de Babylone. Il reçut un secours de cinquante francs en août puis de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le 30 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement comparurent : Bougonnet, Agnan, libraire, demeurant 42, rue de Verneuil ; Vilemsent, Nicolas, bouquiniste, demeurant 14, rue de Verneuil ; Chouteau, Mathurin, Alexandre, cocher de remise, demeurant 42, rue de Verneuil. Ils affirmèrent « pour vérité et notoriété publique qu’il est à leur connaissance personnelle que la blessure que Jean-François Andriot, ouvrier serrurier, demeurant à Paris, rue de Verneuil n° 42, a reçue à la cuisse droite provient d’un coup de feu dont il a été atteint à l’affaire de la caserne de Babylone le 29 juillet 1830 ». Un certificat délivré le 29 avril 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement attestait qu’Andriot était « dans une position nécessiteuse, qui résulte de l’impossibilité absolue où s’est trouvé ledit Andriot de se livrer à ses travaux accoutumés par suite de la blessure qu’il a reçue glorieusement le 29 juillet ». Andriot reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et en gouttière profonde à la cuisse droite, de sa partie antérieure et inférieure vers sa partie externe ; blessure cicatrisée, avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. (A noter qu’il est bien dans la 1re catégorie de la 2e classe in Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des blessés (2e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 20 novembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine). Sa femme comparut, le 30 avril 1831 et sous le nom de Clerc, Josette, Augustine, épouse Andriot, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement, pour attester que Sisco, Edouard avait « reçu au côté gauche une balle, en combattant le 29 juillet 1830 à la prise de la caserne de Babylone ». Sa médaille lui fut délivrée le 12 juillet 1831 et son brevet remis à sa femme le 20 août de la même année. En 1831, il était soldat à la 9e compagnie d’artillerie de marine et fut nommé sous-officier, sur proposition de la Commission des récompenses nationales. Il s’était marié avec Clerc, Augustine (parfois Clerc, Josette, Augustine), le 18 juillet 1826 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement de Paris et avait un enfant en 1830. Il lui donna procuration, en juillet 1831, pour toucher en son nom les cinquante francs qui lui étaient alloués par la Commission de la souscription nationale ; en 1832, il donna procuration à Claverie, propriétaire 59, rue des Martyrs pour toucher la somme de soixante-quinze francs, qui lui revenait de la même Commission. Il est indiqué sur son dossier pour avoir touché en tout quatre cent soixante-sept francs sur les fonds de la Souscription nationale. En 1852, père de famille, n’ayant jamais rien sollicité depuis 1831, ouvrier forgeron-mécanicien, blessé au mois d’avril dans les ateliers de Dérosne et Cail, il sollicita un secours et reçut quarante francs. Il demeurait 9, rue de Traverse-Saint-Germain en 1830 ; 42, rue de Verneuil (mais 43, rue de Verneuil in Archives de Paris VD6 559 n° 1 ; bien 42, rue de Verneuil in Archives nationales F/1dIII/33 et in Archives nationales F/1dIII/42 et dans la déposition devant le juge de paix in Archives nationales F/1dIII/76) puis à Lorient en 1831 ; son épouse, 1, rue Cassette en juillet 1831 ; 25, rue de Chaillot en 1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 49 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, un dossier individuel, idem Etat nominatif des blessés (2e classe) dont les bulletins individuels ont été remis le 20 novembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Etat des sommes payées aux blessés, veuves, ascendants et orphelins de juillet 1830, du 1er juin au 30 août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers (sous le nom de Audriot, Jean-François) et Commission des récompenses nationales, état de présentation à des emplois de sous-officiers dans l’armée (sous le nom de Andriot, Jean-François) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852.