Andryane de la Chapelle, Louis, Simon
Biographie
Né le 17 juillet 1787 à Maastricht (Belgique), fils d’Andryane Ganguiphe, député de l’Aube pendant les Cent-Jours. Auditeur au Conseil d’Etat et chambellan de Napoléon, propriétaire en juillet 1830 (et maire de Coye in Archives de Paris VK3 34). En date du 31 janvier 1816, il fut l’objet du rapport de police suivant : « N° 104, rue Saint-Dominique, faubourg Saint-Germain, est une maison dont le propriétaire s’appelle Andrien (sic), particulier fort riche, ayant l’air d’établir des bureaux d’une maison de commerce pour une soi-disant fabrique de coton, et, sous ces apparences, recevant beaucoup de monde, de toutes les espèces. Cette maison, dénoncée perpétuellement par ses réunions fréquentes, mérite l’attention particulière de la police. Ledit Andrien a deux enfants : l’aîné ex-auditeur au Conseil et gendre de Merlin de Thionville ; le second, Alexandre, a été aide de camp du général Merlin depuis le 20 mars, ayant été avant le 20 mars dans la compagnie des mousquetaires gris ou noirs et tenant après le départ du roi une conduite et des propos infâmes contre Sa Majesté. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et aussi par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 19 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 27, était chez lui ; il apprit les événements ; le mardi il se présenta chez le colonel Cheloi illisible ; ils furent à la porte Saint-Denis, lui armé d’une canne à dard. Ils pérorèrent, on leur jeta de quoi faire des drapeaux ; il chercha vainement des armes ; à la rue Montorgueil, on lui fit cadeau d’un petit fusil, dont il ne put se servir. Le 29 matin à 3 heures, il se rendit sur la place des Victoires ; il a vu les troupes et vu à la Bourse que l’on établissait un poste de garde nationale. Le 30, à l’Hôtel de ville, il se présenta le premier jour pour demander de l’activité. Il conseilla à M. Carbonnel d’établir des fédérés. Le 3 août, sur la place de la Révolution, il donna, le premier, l’idée de s’emparer des voitures pour aller à Rambouillet. Il ramena la colonne d’Alberet. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça à aucune voix pour la croix, une voix pour la médaille, deux voix pour une mention et sept voix pour rien. Il reçut pourtant la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (mais il est pourtant inscrit comme Croix de Juillet, en 1835, dans l’Almanach des 25000 adresses des principaux habitants de Paris pour l’année 1835, contenant les noms et demeures de tout ce que Paris renferme de personnes distinguées par leur rang ou par leurs fonctions…) Il apostilla, comme « chef du 1er bataillon de la Xe légion », un certificat suivant en faveur de Dususiau, Alexandre, Louis, Alix comme quoi ce dernier avait « contribué beaucoup à empêcher le pillage de l’Ecole militaire et avoir resté au poste pendant quatre jours jusqu’au moment que la tranquillité était parfaitement rétablie ». Sa médaille lui fut délivrée le 22 juin 1831 et son brevet le 22 août de la même année. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Andriane Lachapelle), auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1831, il était chef de bataillon de la garde nationale et, en 1832, participa sans doute à la répression de l’émeute républicaine des 5 et 6 juin. Il apostilla ainsi, vers 1832 et comme « chef de bataillon en premier au 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale », la demande que présenta Ramond de la Croisette, François, Charles, Antoine pour obtenir la décoration de la Légion d’honneur : « Tous les faits contenus dans la présente note sont à ma parfaite connaissance ; je certifie en outre que M. Ramond de la Croisette, que j’ai l’avantage de connaître depuis de longues années, a constamment montré le zèle le plus louable dans le service de la garde nationale ; qu’il s’est fait remarquer par son dévouement et son attachement au gouvernement de Louis-Philippe et notamment dans les derniers événements de juin. » En 1835, il était commissaire de l’entrepôt des denrées coloniales au Gros-Caillou, membre du Comité des orphelins du choléra, chef de bataillon au 1er bataillon de la Xe légion de la garde nationale, décoré de la médaille du choléra et éligible. Il est l’auteur d’un intéressant Tableau historique des atrocités commises par les Cosaques en France, publié en 1814 et qui retrace les revers de l’occupation russe en France après la défaite de l’Empire. Il était le frère d’Andryane, Alexandre, conspirateur carbonaro. Il demeurait 104, rue Saint-Dominique en 1816-1831 ; 101, place du Palais-Bourbon en 1835-1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Almanach des 25000 adresses des principaux habitants de Paris pour l’année 1835, contenant les noms et demeures de tout ce que Paris renferme de personnes distinguées par leur rang ou par leurs fonctions… 21e édition, Dulac, Paris, chez Panckoucke éditeurs ; Almanach des 25000 adresses des principaux habitants de Paris pour l’année 1846, contenant les noms et demeures de tout ce que Paris renferme de personnes distinguées par leur rang ou par leurs fonctions… 32e année, Paris, par Corby aîné, 11, rue des Maçons-Sorbonne ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VK3 33, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 19 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales AF/1dIV/R/1 Récompenses honorifiques in dossier Ramond de la Croisette, François, Charles, Antoine ; Archives nationales F/7/6631 notes de police février 1816 n° 603 ; Archives de la préfecture de police AA 387 in dossier Dususiau, Alexandre, Louis, Alix ; Bulletin des lois, 2e partie, IXe série, partie supplémentaire, tome trente-troisième, n° 909 à 928, p 93.