Anfray, René
Biographie
Né le 14 juillet 1798 à La Mancellière (par erreur à Monseignière in Archives de Paris VK3 34) (Manche). Garçon maçon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 1187) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 22 mars 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, travaillant à la barricade du port au blé, a été blessé d’un coup de baïonnette la main ; le soir a eu un fusil et a passé la nuit en tirailleur aux environs de la Grève. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 22 mars 1831, à aucune voix pour la croix, quatre voix pour la médaille et cinq voix pour une mention. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical (cité deux fois dont la seconde sous le nom de Aufrai, René et sous le numéro 1187). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu une blessure par arme blanche (coup de baïonnette) à la face palmaire de la troisième phalange du quatrième doigt de la main gauche, où existe une cicatrice à peine sensible, blessure qui ne saurait donner droit à aucune récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il comparut, le 5 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, et attesta « le sieur Landon, et Aufray que se trouvant le 28 juillet 1830 à la caserne de l’Ave-Maria, ils ont vu le sieur Arsène Knod, portier rue Perdue n° 12, foulé aux pieds dans la foule et mutilé de plusieurs coups de crosse de fusil et l’ont aussitôt ramené chez lui. Et le sieur Rozay et Leboulanger, qu’ils sont descendus dans la loge le même jour et ont vu Knod ramené chez lui par les susnommés et qu’il était tellement mutilé qu’il avait de la peine à parler ». Il ne savait pas signer. Il demeurait 12, rue Perdue en 1831. Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Aufray, René) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 19 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 22 mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 22 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre (sous le nom de Aufray, René) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/59 in dossier Knod, Arsène.