Anne, Pierre

Biographie


Né le 19 avril 1807 à Trévières (Calvados). Garçon marchand de vin. Après la Révolution de février, réduit à « une position extrême », il sollicita, écrivait-il, « une indemnité nécessaire dans ce moment à mon existence ». Il se présentait comme « combattant, blessé dans les journées de Juillet, de juin [1832, N.D.A.] » Le 28 juin 1848, il adressait une nouvelle demande de secours et un emploi « aussi modeste soit-il, de garde forestier par exemple, que je suis sûr de pouvoir remplir à la satisfaction de mes chefs et des intérêts de l’Etat » ; cette demande était ainsi rédigée : « […] Un des premiers aux barricades de la rue Saint-Denis et de celle Rambuteau, je me suis rendu à la halle au blé, aux boulevards, place des Victoires et au Palais national, où je suis resté jusqu’à la prise complète du château d’eau. Depuis le 22 février, je n’ai quitté mon fusil qu’après le rétablissement de l’ordre. Garçon marchand de vins, âgé de trente-neuf ans, il m’est très difficile, pour ne pas dire impossible, de me placer dans ma profession, les maîtres préférant les jeunes gens, qui ont tout à apprendre parce qu’ils ne leur donnent que peu ou pas de gages. Ma position est présentement des plus pénibles […]. » Sa demande était apostillée par Cestrières, propriétaire 2, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur : « Je, soussigné Cestrières, atteste que les faits nommés par le sieur Anne sont de la plus sévère exactitude et que sous tous les rapports il mérite la bienveillance du citoyen ministre. » Par Couchot, demeurant 133, rue Saint-Denis : « Je, soussigné, certifie que le citoyen Pierre, Anne, mérite, par ses antécédents et sa bonne conduite, la sollicitude et l’intérêt du citoyen ministre. » Par Raynal, demeurant 133, rue Saint-Denis : « Je, soussigné, certifie que les faits désignés ci-dessus sont exacts. » Par Meurger, capitaine en 1er de la 4e compagnie du 3e bataillon de la IVe légion de la garde nationale : « Je me joints aux recommandations ci-dessus en faveur du pétitionnaire, qui mérite, sous tous les rapports, la recommandation des honnêtes citoyens. » Anne savait lire et écrire faiblement et il lui fut sans doute accordé une place de surveillant dans une ligne de chemin de fer. Il était marié en 1848. Il demeurait 2, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur en 1848. Archives de la préfecture de police AA 370.

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