Anonyme
Biographie
« Un tirailleur qui, je crois, est un des forts de nos halles, atteint d’une balle partie du jardin du Louvre, tombe aux pieds d’un vieillard occupé aussi à conquérir la liberté. Cet homme vénérable s’efforce de le relever, il le charge avec peine sur ses épaules, semble fléchir sous le poids et se hâte d’aller, tout en chancelant, le porter du côté des maisons et l’y mettre en sûreté. On voit dans ses mouvements que, s’il peut ressentir la crainte, ce n’est que pour le précieux fardeau dont il est chargé.
Arrivé à l’axe du quai, il s’arrête, se tourne du côté du Louvre, ajuste son fusil, tue un Suisse, et va déposer ensuite son brave et infortuné camarade ! » In Esquisse du mouvement héroïque du peuple de Paris, dans les journées immortelles des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830 ; ou Lettre adressée au lieutenant-colonel Boyer, l’un des soldats de la Grande Armée, par son ami, Fabré-Palaprat, médecin à Paris, Paris, 1830, chez A. Guyot, éditeur, rue Neuve-des-Petits-Champs, n° 37 et Amyot, libraire, rue de la Paix, n° 6, p. 38.