Anselmet, Jean-Jacques
Biographie
Né vers 1805 à Bonneval (Savoie). Commissionnaire (ou domestique in Archives de la préfecture de police AA 370). Il fut blessé par un coup de baïonnette reçu au genou droit. Il sollicita la Croix de Juillet et une place dans des travaux. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions par les présentes que le sieur Anselmet, Jean-Jacques, natif de Bonneval (Savoie), présentement domicilié à Paris, s’est parfaitement conduit dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet, qu’il a contribué par ses exhortations honnêtes à préserver le château des Tuileries de dégâts considérables, ce qui a exposé sa vie et l’a même fait maltraiter par les ennemis du bon ordre, qu’il est en outre à notre connaissance personnelle que ce jeune homme, de mœurs très douces, a été un des premiers à planter le drapeau tricolore le 27 juillet sur la porte Saint-Denis, et qu’il n’y est parvenu qu’après avoir désarmé la troupe, de concert avec tant d’autres de ses camarades. Enfin, qu’il s’est rendu rue Saint-Honoré n° 357, le lendemain 28 juillet, maison du Bazar, où il est bien connu, dans le but de préserver cet établissement si des malfaiteurs avaient témoigné l’intention d’y opérer des … illisible. » Signé, le 10 septembre 1830 : Hardy aîné, ciseleur, demeurant 95, rue du Faubourg-du-Temple ; Pochard, Ch., demeurant 70, rue de Paris à Belleville ; Anselme ou Anselmet, demeurant 132, rue Saint-Maur. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut (sous le nom de Anselemet, Jean-Jacques) pour vingt francs de secours définitifs auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il fut admis (sous le nom de Anselemet, Jean-Jacques sur les listes de la mairie) dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés avec une indemnité de trois cents francs versés sur une année. Il retira, le 27 mai 1831, les pièces qu’il avait déposées auprès de la Commission des récompenses nationales. La couverture de son dossier indique qu’il s’était illustré aux Tuileries, sur les boulevards et à la porte Saint-Denis. Ses titres et pièces à l’appui étaient ainsi résumés : « A, un des premiers, planté le drapeau tricolore sur la porte Saint-Denis. Demande que l’on prenne des renseignements chez M. Jorcin, rue Saint-Honoré, n° 357, maison du bazar. » Il sollicita quelques secours pécuniaires, qui sans doute lui furent remis puisqu’on peut lire sur son dossier : « Lui remettre soixante francs pour sa conduite aux événements et pour le manque de travail qu’il a éprouvé. » Il demeurait 357, rue Saint-Honoré (mais 359, rue Saint-Honoré sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 92 et aussi in Archives nationales F/1dIII/34 et aussi in Archives de Paris VK3 28 et in Archives de Paris VD6 121 n° 2 liasse 7 secours aux combattants ; bien 357, rue Saint-Honoré in Archives de la préfecture de police AA 370) en 1830 ; 3, rue Froidmanteau en 1831 et aussi hôtel du Mail, rue du Mail en 1831 in Archives de la préfecture de police AA 370. Archives de Paris VD6 92, idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831 ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 7, liste des secours aux combattants (sous le nom de Anselemet, J.-J.) ; Archives de Paris VK3 28, Commission des récompenses nationales de 1830, listes de noms de combattants bénéficiaires de secours pécuniaires, Ier arrondissement (ancien) (sous le nom de Anselemet, J.-J.) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 370.