Appert, Théodore
Biographie
Né vers 1797. Ancien sergent-major au 1er régiment de voltigeurs de la Garde impériale, devenu architecte. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il sollicita la décoration de la Légion d’honneur, qui lui avait été promise pour sa conduite pendant la bataille de Waterloo. Il présenta un certificat signé par Secretan, ancien colonel major au 1er régiment de voltigeurs de l’ex-Garde impériale, colonel de la garde nationale de Lons-le-Saulnier en 1830, et ainsi rédigé : « [Je] certifie que M. Théodore Appert, ancien sergent-major au susdit régiment, s’est toujours distingué par sa belle conduite dans plusieurs combats et notamment à la trop funeste bataille de Waterloo, où avec trois sapeurs du régiment et un caporal du 3e de tirailleurs, il traversa un fossé qui séparait la division commandée par le général Duhesme, qui succomba dans cette affaire, [et s’empara] de deux pièces d’artillerie qui faisaient de grands ravages dans nos rangs, et qu’ils les forcèrent à la retraite ; que ses compagnons ayant tous été tués, il ne parvint lui-même à rejoindre la division qu’en tuant de sa propre main et d’un coup de baïonnette un ennemi qui le serrait de trop près. Que pour ces faits, il fut alors proposé par moi pour obtenir la décoration de la Légion d’honneur, mais que les malheureux résultats de cette bataille, ayant paralysé les effets de cette proposition, il serait de toute justice que la bonté toute paternelle de Sa Majesté toute paternelle accordât à ce brave citoyen une récompense si bien méritée. » Appert, dans une lettre adressée à la Commission des récompenses nationales, récapitulait ainsi sa conduite après la chute de l’Empire et sa participation aux combats de juillet 1830 : « Rentré dans la vie civile, j’ai chaque fois que l’occasion s’en est présentée, et notamment dans les élections, donné des preuves de mes sentiments patriotiques. J’ai pris les armes pour voler au secours de mes concitoyens et de nos institutions. Le 29, j’ai participé aux succès obtenus sur la garde royale et les Suisses, qui défendaient les rues de Richelieu, le Théâtre-Français et la rue Saint-Honoré, où nombre de mes compagnons ont été tués ou blessés auprès de moi, et j’ai été assez heureux pour contribuer à protéger le parlementaire envoyé jeudi rue de Richelieu. » Bertinot, Antoine (voir ce nom), notaire, adjoint au maire du IIe arrondissement attesta avoir été témoin de la conduite « patriotique et courageuse » de ce dernier pendant les journées des 28 et 29 juillet. Appert demeurait 1, rue Neuve-Sainte-Croix-d’Antin en 1830. Archives de Paris VD6 92.