Aretz, Joseph ou Arretz, Joseph

Biographie


Né le 18 juillet 1800 (le 13 juin 1800 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; le 13 juillet 1800 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Butchen (Bas-Rhin). Cordonnier. Blessé au mollet par la chute d’une pierre alors qu’il voulait traverser une barricade rue Pierre Lescot, il fut aussi blessé d’une balle à l’index et d’une autre à la jambe droite. On trouve dans son dossier le certificat suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin attaché au bureau de charité du (ancien) IVe arrondissement, certifie que le sieur Aretz, Joseph, âgé de trente ans, cordonnier, demeurant rue du Jour n° 6, a été amené chez moi dans la journée du 29 juillet 1830 pour y être pansé de ses blessures. Ce blessé, en voulant traverser une barricade établie rue Saint-Pierre-Lescot, fut renversé par la chute d’une forte pierre de taille, qui, s’écroulant, lui tomba sur les cuisses, de manière que le blessé fut pris entre la pierre et le sol sur lequel il était étendu. Le mollet droit offrait une contusion énorme avec épanchement de sang ; toutes les parties musculaires paraissaient fortement contuses, le nerf crural était lésé ainsi que ceux postérieurs de la cuisse et de la jambe. Le doigt index de la main droite avait été fortement lésé par le glissement d’une balle qui vint frapper le blessé au moment où il ajustait, dit-il. Depuis cette époque, le blessé souffre toujours plus ou moins, mais un fait bien constant alors et depuis est l’amaigrissement des extrémités inférieures, notamment la cuisse et la jambe gauches. De plus le blessé fut alors frappé d’une autre balle à la jambe droite, qui en fut quitte pour une vive contusion. Cet homme mérite d’autant mieux l’attention de la Commission que la nature de ses blessures l’empêchera longtemps de travailler de son état. » Signé, le 12 septembre 1831 : Vaudin, médecin. Il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs, le 2 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 29 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 décembre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 15 janvier 1831, un secours de vingt-cinq le 15 février 1831, un secours de vingt-cinq francs 15 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. L’observation suivante était inscrite en face de son nom, sur le registre de la mairie : « Blessé au Louvre. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Arretz, Joseph sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 3, sur celles du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 janvier 1831, la conclusion suivante : « N’a aucune trace de blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre, qui ait laissé des traces apparentes. Se plaint seulement de contusions au bas de la fesse gauche, par la chute sur un pavé, circonstance qui ne saurait donner l’obtention d’une récompense nationale. » Il reçut (sous le nom de Aretz), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il signa, le 24 juillet 1831, avec Very (voir ce nom), Bellardel (voir Bellardel dit la Rose), Souyeux J.-B. (voir Souyeux, Jean-Baptiste, François), Souyeux J.-P. (voir Souyeux, Jean-Paul), Reymond (voir ce nom), Clerc (voir ce nom), le certificat suivant en faveur de Duhéront, Didier, Henri : « Nous, soussignés, combattants et blessés des trois jours de Juillet, certifions et attestons que le citoyen Duhéront, Didier, Henri s’est battu avec nous le 28 dudit mois et qu’il a été blessé en armes, en notre présence par un coup de feu qui l’a atteint au coude du bras gauche. » En 1833, il rédigea une demande de secours, en faisant prévaloir « sa conduite calme et paisible au milieu des événements fâcheux et des désordres qui ont affligé la capitale depuis la révolution de 1830, sa moralité, son amour pour l’ordre, son dévouement à la personne du roi, sa soumission constante aux lois, enfin, son empressement dans les affaires des 5 et 6 juin, de se rallier à la garde nationale, dans les rangs de laquelle il a combattu les rebelles ». Sa demande était apostillée par Réaume, professeur d’histoire naturelle et de géographie des enfants du roi, demeurant 8, rue du Pont-de-Lodi. En 1833, un secours de cinquante francs lui fut accordé ; en 1834, un autre de cent francs. Le 2 mai 1836, il fit partie (avec, pour les décorés les noms lisibles de : Brivois, Claude, Nicolas ; Leredde, Jean, Charles, François ; Meneray, Aristide, Jean, Nicolas ; Masson, Henri, Louis ; Caron, Louis, Joseph, décoré du [ancien] Xe arrondissement ; Fauquet, François, Frédéric ; Laussedat, Louis, Gilbert ; Leblond, Jacques, Denis ; Arnould illisible, décoré du [ancien] VIIIe arrondissement et demeurant 9, rue de la Sonnerie à identifier et à reporter ; Bazière, Jacques, Cyr ; Lemoine, demeurant 10, rue du Chemin-Neuf à la barrière Blanche à identifier et à reporter sil est décoré et non pas vainqueur de la Bastille ; et deux autres noms illisibles) d’une réunion de décorés de Juillet et de vainqueurs de la Bastille qui se rendirent aux Tuileries à l’effet de féliciter le roi à l’occasion de sa fête, le 1er mai. Le roi leur ayant fait remettre une somme de deux mille francs à répartir entre eux, la délégation devait par la suite témoigner au roi sa reconnaissance. Il apostilla, le 25 août 1848, comme blessé et décoré de Juillet, le certificat suivant délivré par Boimy : « Je, soussigné, moi Boimy, déclare que le 28 juillet 1830 à 10 heures du matin, le nommé Bourlier, Auguste, Jean-François, a été blessé d’une balle à la jambe gauche et qu’il a agi avec courage dont il a été blessé place de Grève en combattant. » Employé aux bornes fontaines, il reçut une allocation de quarante francs en 1849, un secours de cinquante francs en 1851, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 6, rue du Jour en 1830-1831 ; 9, rue Pavée-Saint-Sauveur en 1831 ; 16, rue Saint-Sauveur en 1833 et 1834 ; 32, rue des Trois-Frères et 1, rue de la Terrasse  ou 4, rue de la Terrasse aux Batignolles en 1849-1850 ; 23, rue de la Terrasse aux Batignolles en 1851. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 49 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 69 (sous le nom de Aretz, Joseph) ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre (sous le nom de Arretz, Joseph) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Drier ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Duheront, Didier, Henri ; Archives nationales F/1dIII/66 in dossier Méneray ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Notin ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Pichon J.-P. ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Aretz, Joseph) ; Archives nationales AB XIX 15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 (il signe bien Aretz) ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 21 février 1851, minutes 164-166, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184 ; Archives de la préfecture de police AA 374.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.