Arnaud, Jean-Joseph, André

Biographie


Né le 11 mars 1791 à Aix (Bouches-du-Rhône). Nommé par commission ministérielle au service de santé des armées d’Allemagne en juillet 1809 ; attaché au 6e régiment de dragons ; à l’affaire de Wagram, passé en Espagne avec le même régiment en décembre 1809 ; attaché au 86e régiment d’infanterie de ligne pendant la campagne de Portugal ; blessé d’un coup de feu dans la région des reins dans la retraite de Portugal en 1811 à l’affaire de Pombal ; désigné pour le 25e régiment de chasseurs à cheval le 7 janvier 1812 ; quelques jours après cette nomination, retiré de ce corps par ordre de l’intendant général de l’armée et chargé en chef du service de santé de tous les forts sur le Tage ; le 19 mai 1812, blessé d’un coup de sabre à la tête par les Anglais à la prise du fort Napoléon, sur les bords du Tage (perte de quatre cent soixante hommes sur cinq cents qui composaient la garnison du fort), fait prisonnier et séjour de trois ans en Ecosse. Proposé à cette affaire pour la croix de la Légion d’honneur. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, adjudant de la place de Lugar Nuevo, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que, durant tout le temps de l’attaque de ladite place par la division anglaise, commandée par le général Sbill, M. Jean, Joseph, Amédée Arnaud, chirurgien au 25e régiment de chasseurs, chargé en chef par M. l’intendant général de l’armée de Portugal du service de santé de cette place et des autres forts sur le Tage, a montré le plus grand sang-froid, en se transportant sur la brèche et en prodiguant aux malheureux blessés tous les soins que leur position nécessitait ; qu’il a continué jusqu’au moment où, blessé lui-même d’un coup de sabre à la tête par un des assaillants, il a été forcé de mettre fin à son officieux dévouement et qu’il a été proposé pour la croix. » Signé, le 24 mai 1812 : comte de Sainte-Marguerite, Félix. Il fut reçu médecin, le 26 février 1827 à la faculté de Paris. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Dans sa séance du 13 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, recommandait à son égard l’ajournement « pour avoir avancé des faits contraires à la vérité ». Dans la séance du 15 avril 1831 du même comité des renseignements « M. Arnaud, médecin, est attaqué par M. Roques (voir Roques, Pierre) et défendu par M. Bixio (voir Bixio, Giacomo, Alexandro). Des renseignements seront fournis à la Commission » ; dans la même séance, le même comité des renseignements précisait qu’il n’avait ni « combattu ni soigné de blessés dans aucun lieu où il y avait du danger ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il apostilla ainsi, le 5 août 1830, un certificat en faveur de Martin, Achille, Henry, François : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, demeurant rue du Regard n° 30, certifie que M. Martin, blessé d’un coup de feu à la partie antérieure du tibia de la jambe droite, a reçu mes soins à l’instant même de l’accident dans la rue Mademoiselle, où je secourais sous les balles. » Il apostilla, avec la précision suivante d’avoir « pansé les blessés à Babylone », le 15 août 1830, le certificat suivant en faveur de Farigoulle, Ambroise, Constantin : « Je, soussigné, certifie que le nommé Ambroise Farigoul, ex-canonnier de 1re classe du 2e régiment d’artillerie à cheval, était de mon détachement à la Grève, entre le Pont-Neuf et le pont Rouge, que, le lendemain, après s’être emparé du poste de Saint-Thomas-d’Aquin, comme l’attestent ses certificats, je l’ai vu à la prise de la caserne des Suisses se distinguer comme un des plus braves citoyens. Il faisait le service de la pièce et, n’ayant plus de munition, il s’est défendu vigoureusement avec son fusil, qu’il n’a pas quitté le général (?) de toute la journée que pour venir avec moi prendre le poste du parc aux Moutons, qui était le plus urgent puisque l’ennemi devait redoubler (?) ailleurs sur Paris et qu’il ne pouvait déboucher suivant ces positions il a occupé ce poste avec ses braves camarades, qui ne m’ont pas quitté pendant dix jours consécutifs. » Et cet autre, le 5 août 1830 : « Nous, soussignés, propriétaires et habitants du quartier Saint-Thomas-d’Aquin, certifions qu’il est à notre connaissance que le nommé Farigoul (sic), Ambroise, Constantin, ex-canonnier de 1re classe du 2e régiment d’artillerie à cheval congédié à Metz, le 31 décembre 1827 et depuis exerçant la profession de compagnon maçon, est le premier, avec un élève de l’Ecole polytechnique, qui se soit présenté au poste de la place Saint-Thomas-d’Aquin, où, après avoir sommé les Suisses de se rendre et n’en ayant reçu aucune satisfaction, a fait feu, en a tué un, a fermé les portes, est entré à la baïonnette, a fait poser les armes aux autres, qu’il a conduits, prisonniers, au passage Dauphine, ce qui a facilité une grande partie des habitants de Paris de se procurer des armes qui ont servi à la prise de la caserne de Babylone (sic). » Il signa, le 15 août 1830, le certificat suivant en faveur de Etienne, Etienne : « Les soussignés, qui pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier ont pris la part la plus active aux derniers événements, certifient que le sieur Etienne, Etienne, âgé de cinquante-cinq ans, demeurant rue de Vaugirard n° 57, a fait partie de la colonne qui s’est emparé de la caserne de Babylone ; qu’il a montré, dans cette attaque, le plus grand courage, non seulement en tiraillant avec les Suisses mais encore en allant tirer de dessous le feu de l’ennemi les malheureux blessés, qu’il amenait au docteur Amédée Arnaud, qui leur prodiguait les soins les plus touchants au coin même de la rue Mademoiselle. » Il signa, le 6 août 1830, le certificat suivant, en faveur de M Massol, Louis, Amédée, Hippolyte, que ce dernier présenta au moment de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants, afin d’obtenir la décoration de Juillet : « Les soussignés, voulant rendre hommage à la vérité, certifient que Massol, élève de l’Ecole polytechnique, parti avec un détachement de la rue de l’Odéon pour se joindre à la colonne qui venait du même point et qui se dirigeait vers la rue de Sèvres, a contribué à la prise de la caserne de Babylone, en se portant vers la rue du même nom et ayant avisé aux moyens de mettre le feu à la poste du quartier. » Il signa, le 4 août 1830, le certificat suivant en faveur de Roy, Joseph, Louis : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, demeurant rue du Regard n° 30, certifie que le sieur Roy, Joseph, Louis, ouvrier serrurier, occupé chez M. Goin, rue des Vieilles-Tuileries n° 31, et qui a fait partie de la force armée les 27, 28 et 29 juillet dernier, a été blessé au château des Tuileries, d’un coup d’épée à la partie latérale droite du cou et que je lui ai moi-même porté les soins que sa position exigeait dans le moment. » Il signa, le 25 août 1830, le certificat suivant pour constater les blessures qu’avait reçues Pruvost, Nicolas, Augustin : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, demeurant rue du Regard n° 30, certifie que le sieur Pruvost, Nicolas, Augustin, sapeur-pompier, qui faisait partie de la colonne qui s’est emparée de la caserne de Babylone, blessé d’un coup de feu au bras gauche, avec fracture de l’humérus, a reçu mes soins au moment même de son accident. J’atteste de plus qu’il est à l’hôpital de la Charité et qu’il mérite d’avoir part aux secours destinés aux blessés. » Il prêta son serment de décoré de la Croix de Juillet, le 19 mai 1831, reçut sa croix le 21 juin et son brevet le 20 août 1831, à la mairie du (ancien) Xe arrondi. Son nom est, comme décoré de la Croix de Juillet, sur une liste de décorés sur laquelle devait être choisie une députation de vingt-quatre décorés de la Croix de Juillet et de vingt-quatre décorés de la médaille de Juillet pour assister, à la Bastille, aux cérémonies qui devaient marquer le premier anniversaire de la révolution de Juillet. Suite à la protestation de Gibert-Arnaud, Jean, Joseph, médaillé mais qui pensait qu’il y avait eu une erreur, en sa défaveur, et qu’il s’agissait de lui sur les listes du Moniteur, le ministère de l’Intérieur lui fit savoir que le décoré de la Croix de Juillet était bien Arnaud, Jean-Joseph, André, médecin, et non lui. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur en date du 19 octobre 1831. Il participa à la Révolution de février. Sa conduite fut ainsi rapportée à la Commission des récompenses nationales par plusieurs témoins oculaires : « De tous les actes de bravoure qui vous ont été signalés, il en est un qui, très probablement, n’est pas parvenu jusqu’à vous, qu’on ne saurait passer sous silence et que nous devons vous désigner, en l’honneur du noble citoyen qui en est l’objet. Le Château d’eau avait à peine commencé sa résistance que le brave aide de camp du prince qui allait faire cesser le feu, tombait, dangereusement blessé. En proie à une affreuse hémorragie, il eût infailliblement péri sans les prompts secours du docteur Amédée Arnaud, qui, bravant tout danger, abandonna aussitôt la tête de son bataillon pour aller l’arracher à une mort certaine et le fit transporter dans la rue de Chartres, où la troupe soutenait un feu continu. Des morts et des blessés couvraient le court espace que venait de parcourir ce courageux médecin dont la tâche, loin d’être terminée, ne devint que plus pénible encore par les soins affectueux qu’il prodigua aux blessés pendant cinq heures consécutives et jusqu’au moment où il put les diriger, les uns vers la Charité les autres vers leur demeure. Une telle conduite, qui a excité l’admiration de tout le monde ne doit pas être ignorée ; et c’est sous ce rapport que nous prenons la respectueuse liberté de vous adresser l’attestation des habitants du n° 14 de la rue de Chartres de désigner le docteur Arnaud à messieurs les membres du gouvernement et de solliciter toute leur bienveillance en sa faveur. » Signé : De Fère, Pierre (voir ce nom), comptable, demeurant 15, rue du Vertbois ; Vandeboour, Aloius illisible, sculpteur, demeurant peut-être 16, rue du Vertbois ; Varenne, blessé d’un coup de feu à la tête sur la place du Palais-Royal le 24 février, demeurant 5, rue Renard-Saint-Sauveur, illisible, officier dans les gardes de Paris, blessé le 24 février, demeurant 27, rue de Chabrol ; Féau, G., avocat, ancien avoué, demeurant 24, rue Rambuteau. Arnaud était porteur du certificat suivant : « Les soussignés, habitants du n° 14, rue de Chartres, voulant rendre hommage à la vérité et honorer le courage et l’intrépidité du docteur Amédée Arnaud, chirurgien du 2e bataillon de la Xe légion, membre de la Légion d’honneur depuis 1812 (bien en date du 19 octobre 1831 dans son dossier à la Légion d’honneur ; sans doute s’agit-il de la proposition pour la croix en 1812, N.D.A.] et décoré de Juillet, qui, au péril de ses jours et au milieu du feu du poste du château d’eau, n’a pas craint d’aller au secours du malheureux capitaine qui venait de tomber cruellement blessé. Attestent que depuis environ 1 heure d’après-midi jusqu’à 6, cet honorable médecin n’a cessé un seul instant de prodiguer aux nombreux blessés des deux camps les soins les plus affectueux, avec une bonté et une douceur dignes des plus grands éloges et de l’estime générale. Ils déclarent en outre que sur sa seule demande et sous l’empire de sa position il s’est formellement opposé à ce que leur demeure fût envahie par les combattants, qui voulaient s’en rendre maîtres. » Signé, le 15 mars 1848, les locataires du 14, rue de Chartres : Plazanet ; Aubert ; Vacher ; Boillé ; Oprem ; Armand ; Desnuaz ; Gonnet ; Thouzet. Arnaud, lui-même, adressait la lettre suivante au ministre de l’Agriculture et du Commerce, afin d’obtenir une nomination qu’il désirait depuis de longues années : « Proposé en 1843 et 1846 par le préfet des Bouches-du-Rhône à l’inspection des eaux thermales d’Aix, je me félicitais du bonheur de retourner dans ma belle Provence, que j’avais quittée depuis vingt-cinq ans, et d’aller rejoindre à jamais ma famille et les personnes honorables que j’y avais laissées ; mais, toutefois, j’étais bien loin de m’attendre aux actives démarches du président de la cour, M. Poule, qui, pour favoriser l’avènement d’un de ses parents, déjà titulaire de quatre emplois rétribués, ne craignit pas d’anéantir toutes mes espérances en me présentant au ministre comme homme de Juillet et, sous ce rapport, peu digne de l’honneur que je sollicitais. Réduit à me soumettre à mon triste sort, monsieur le ministre, j’avais perdu tout espoir lorsque les circonstances et l’abolition du cumul ont de nouveau ranimé mon courage et peuvent peut-être me permettre de réclamer aujourd’hui de votre noble équité l’emploi auquel j’avais été proposé et dont on a si injustement disposé en faveur du docteur Goyrand. Mes titres à la faveur que je sollicite vous ont été présentés à la Commission des récompenses nationales que vous présidiez, par les hommes courageux de Février, témoins de ma conduite au moment du péril. Je puis les réclamer, y joindre encore ceux qui ont honoré ma vie et vous les présenter si vous daignez m’accorder une audience. » Il fut recommandé par la nouvelle Commission des récompenses nationales pour être nommé médecin des eaux à Aix et être porté sur la liste des citoyens qui seront honorés de l’insigne honorifique. De Fère, Pierre (voir ce nom) le citait comme témoin de sa propre conduite pendant la Révolution de Février, expliquant : « […] En février […] j’ai sauvé aux dépens de ma vie, cinq malheureux blessés, dont un fut tué sur mes épaules. Ces faits sont constatés particulièrement par M. Arnaud, docteur en médecine, officier de la Légion d’honneur, rue du Cherche-Midi 72 (sic), qui était présent […]. » Il fut nommé officier de la Légion d’honneur, le 23 août 1848 (sous lidentité dArnaud, Jean-Joseph, Amédée dans son dossier à la Légion dhonneur). En 1848, il était marié et père de deux enfants. Il mourut le 2 janvier 1873. Arnaud, Jean-Joseph, André demeurait 30, rue du Regard en 1830-1843 ; 57, rue du Cherche-Midi en 1848 ; à Meyreuil (Bouches-du-Rhône) en 1872. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831. Archives de Paris Vbis7K4 1, Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 3 contrôle nominatif des citoyens décorés de la Croix de Juillet du Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 92 in dossier Gibert-Arnaud, Jean, Joseph ; Archives de Paris VD6 524 n° 3 ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des décorés du Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusquau 31 mai 1833 (sous le nom de Arnaud, Jean-Joseph, Amédée), idem pièce 3164 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1838 (sous le nom de Arnaud, Jean-Joseph, Amédée), idem pièce 3166 Préfecture du département de la Seine, Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes, dressée le 31 décembre 1843 (sous le nom de Arnaud, Jean-Joseph, Amédée) ; Archives de Paris VK3 29, séance du 13 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 44 in dossier Farigoulle, Ambroise, Constantin ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Etienne, Etienne ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Gibert-Arnaud, Jean, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/73 in dossier Pruvost, Nicolas, Augustin ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Roy, Joseph, Louis ; Archives nationales LH/53/7 (aussi dans la base Leonore sous le nom de Arnaud, Jean, Joseph, Amédée) ; Archives de la préfecture de police AA 366, Condamnés politiques sous la Restauration qui résident à Paris, état des secours accordés pour le mois de septembre 1848 (sous le nom de Arnaud, Amédée) ; Archives de la préfecture de police AA 370 (sous le nom de Arnaud, Amédée, Jean, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 383 in dossier De Fère, Pierre ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Martin, Achille, Henry, François ; Archives de la préfecture de police AA 401 in dossier Massol, Louis, Amédée, Hippolyte. Cest le même cas que Fleury, Philibert et Legros, Félix et il naurait pas dû avoir la croix… il y a peut-être une erreur quelque part…

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