Arnold, Antoine, Gabriel
Biographie
Né le 13 décembre 1788 à Brest (Finistère), fils d’Arnold, Jean, Georges et de Le Roux, Mauricette. Appelé à servir dans le 72e régiment de ligne, le 27 octobre 1808, comme conscrit de 1808 du département du Finistère ; fusilier le 3 décembre 1808, caporal le 4 mars 1809, sergent le 7 septembre 1809, sergent-major le 16 mars 1811, rentré dans ses foyers en vertu d’un congé de réforme délivré par autorisation du ministre de la Guerre le 29 décembre 1811, rappelé au service le 29 mai 1812, passé au 2e régiment de Brest par ordre du ministre de la Guerre, sous-lieutenant le 29 mai 1812, lieutenant le 1er juillet 1813, lieutenant adjudant-major le 15 janvier 1814, il participa à la campagne de la Grande Armée en 1814 et fut blessé d’un coup de feu à la jambe droite à la bataille de Montereau. En juillet 1830, il était employé aux Finances et ne craignit pas cependant de risquer sa vie et ses moyens d’existence en participant à la révolution. Il participa à la prise de la caserne de la rue Verte et à la prise du pont de Sèvres, le 31 juillet. Il se présenta, le 3 août 1830, à l’état-major de la 1re division militaire, pour y prendre des ordres. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, chevalier de la Légion d’honneur, certifie que M. Antoine, Gabriel Arnold, ancien officier de la Vieille Armée, a assisté avec moi, dans la journée du 29 juillet dernier, à la reddition de la caserne de la rue Verte, qui était occupée par un régiment de l’ex-garde royale, et que le 31 du même mois il a fait partie de la colonne composée de braves Parisiens qui avaient bien voulu me choisir pour leur commandant et qui ont pris au pont de Sèvres une pièce de canon et soixante hommes du 3e régiment de la garde. Je certifie en outre que M. Arnold s’est conduit en brave et que sa conduite a été digne d’éloges. » Signé, le 14 septembre 1830 : Fillias (voir Fillias, Pierre, François). Lançon, François (voir ce nom), décoré de Juillet, l’accompagna dans ses démarches, sans doute auprès de la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il demeurait 12, rue de Miromesnil en juillet 1830 ; 21, rue Louis-le-Grand en 1830-1831. Archives de la préfecture de police AA 370.