Arsonneau, Félix

Biographie


Né le 10 septembre 1750 à la Guadeloupe. Lieutenant d’infanterie en retraite. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il signa, le 16 novembre 1830, le certificat suivant en faveur de Moura, Jean-Jacques, certificat que ce dernier fit valoir d’abord devant la Commission des récompenses nationales puis devant la Commission des Réclamants : « Je, soussigné, Arsonneau, Félix, ancien officier maintenant en retraite, atteste sur l’honneur que le sieur Moura, Jean-Jacques après avoir, sous le feu meurtrier de la garde royale aidé à la construction de plusieurs barricades, notamment celles près des halles, s’est battu dans nos trois mémorables journées, principalement à la place des Innocents ; qu’il est aussi à ma connaissance qu’il a assisté à la prise du Louvre ; enfin que ce jeune citoyen a concouru de tout son pouvoir à la délivrance de son pays. » Moura donnait l’adresse d’Arsonneau, 7, rue de la Reynie, pour se faire adresser toute correspondance de la Commission des Réclamants en 1831. En 1831, il sollicita du ministre de l’Intérieur que son fils, qui avait reçu en combattant à ses côtés une légère blessure, mais pour lequel ses moyens ne lui permettaient pas de lui faire apprendre un état, reçut une somme d’argent qui permettrait de lui procurer un trousseau afin de favoriser son entrée dans la marine, où il voulait, par vocation, signer un engagement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1835, âgé de quatre-vingt-cinq ans, sa femme toujours malade, dénué de tout, « dans une position bien douloureuse », il sollicita un secours. Cette année-là, le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Point d’autres ressources qu’une faible pension de quatre cent cinquante francs. Il a deux fils, l’un au service militaire et l’autre à sa charge. Ce dernier, également médaillé de Juillet (linformation est sans doute inexacte, le nom dArsonneau nest pas dans les listes de médaillés), est un fort mauvais sujet, adonné à la débauche et qui a été arrêté en juin 1834 sous l’inculpation de faux en écriture authentique. Quant au pétitionnaire, il se conduit bien et il est réellement dans la misère. » Il reçut, en 1835, un secours de soixante-quinze francs. En 1836, le préfet renseignait à son sujet : « […] Il est veuf depuis le mois d’octobre dernier et il a un fils qui a été réformé du service militaire pour cause d’infirmités ; mais ce dernier est un fort mauvais sujet. Le pétitionnaire jouit d’une bonne réputation. » Il reçut en 1836 un secours de cent cinquante francs. En 1841, on renseignait sur son compte qu’il venait d’être admis comme officier aux Invalides et on ajoutait sur les fils : « Ils sont deux frères connus tous les deux comme des voleurs et des repris de justice. » Il accompagnait sa signature des trois points maçonniques. Il demeurait 7, rue de la Reynie en 1831 ; 25, rue de Bièvres en 1835. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 404 in dossier Moura, Jean-Jacques.

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