Artus, François, Mathurin
Biographie
Né le 23 mars 1777 à Paris. Bijoutier. Il fut blessé au-dessous de la rotule lorsque, muni d’un pistolet, il chercha à se dégager et à traverser la mêlée, pour se rendre à son domicile. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le 28 juillet dernier le nommé Artus, François, Mathurin est entré à ma pharmacie pour se faire panser d’une blessure qu’il venait de recevoir près et au-dessous de la rotule. 2°) Qu’il m’a déclaré se trouver dans le moment où il l’a reçue faire partie d’un groupe de citoyens luttant contre un peloton de la ligne, qu’il aurait concouru à désarmer. 3°) Que s’étant placé en état de légitime défense, il s’était muni d’un pistolet et qu’en cherchant à se dégager pour se rendre à son domicile il aurait été frappé en traversant la mêlée d’une arme meurtrière, dont il lui est impossible de qualifier l’espèce. 4°) Enfin que ledit Artus m’a dit demeurer chez M. Petit, marchand de vin, rue de Berry n° 2. » Signé, le 10 août 1830 : Cliquot, pharmacien, demeurant 46, rue de Bretagne. Il reçut (sous le nom de Arthus) un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de trois cent onze francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Petit, principal locataire au 2, rue d’Anjou, lui délivra le certificat suivant : « Je certifie que le nommé Artus, François, Mathurin a été blessé le 28 juillet dernier et qu’il est mon locataire. » Signé, le 12 août 1830. Suivaient les signatures de : Campette, demeurant 2, rue d’Anjou ; Gautier, demeurant 4, rue d’Anjou ; Dagneau, demeurant 2, rue d’Anjou ; Mauclerq, demeurant 5, rue d’Anjou. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 8 mars 1831, la conclusion suivante : « N’a présenté aucune trace de blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre, a montré une cicatrice très superficielle au genou, du côté droit, qu’il attribue à une chute faite sur cette partie et qui ne saurait donner lieu à une récompense nationale. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il demeurait 2, rue de Berry, chez Petit, marchand de vin puis 2 ou 4, rue d’Anjou au Marais (2, rue d’Anjou in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/38 A et in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) en 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 (par erreur sous le nom de Artus, Frédéric, Mathurin) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 2-3 état des blessés non classés et de la 1re classe (sous le nom de Arthus, François, Mathurin) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe (par erreur sous le nom de Artus, Frédéric, Mathurin) .