Astvin
Biographie
Artiste. La France nouvelle, nouveau journal de Paris et Le National firent paraître l’article suivant, où le nom d’Astvin apparaissait : « Le 28 juillet, M. Bonnet, élève de l’Ecole polytechnique, et M. Astvin, jeune artiste, à la tête de quelques citoyens, désarmèrent le poste de gendarmerie de la rue de Tournon. Trois cents fusils, des sabres et une grande quantité de munitions furent pris et distribués à l’instant aux défenseurs de la liberté. M. Astvin protégea ensuite la retraite de ses prisonniers et les reconduisit, sains et saufs, au nombre de trente-cinq, à la barrière d’Enfer, où ils furent déshabillés pour leur sûreté personnelle et rendus à leurs familles. Après avoir combattu au pont des Arts, les mêmes citoyens, MM. Bonnet et Astvin et M. Brissot-Thivars, chef de bataillon de garde nationale, proclamèrent le gouvernement provisoire dans tout le faubourg Saint-Germain, et firent arborer les premiers le drapeau tricolore. » Bonnet fit paraître dans l’édition du National du 15 août 1830 le rectificatif suivant : « Monsieur. J’ai lu, avec beaucoup de surprise, dans votre feuille, que j’ai, conjointement avec M. Astoin, désarmé dans la journée du 29 juillet, le poste de gendarmerie de la rue de Tournon. Cette assertion est inexacte. Je passais, par hasard, devant ce poste au moment où il rendait ses armes, mais je ne l’ai pas désarmé. Si j’avais eu plus tôt connaissance de l’article de votre journal qui est l’objet de ma réclamation, j’aurais épargné à MM. A…… la peine de se démentir en termes fort injurieux pour M. Astoin et pour moi. J’ai l’honneur, etc. G. Bonnet, élève de l’Ecole polytechnique. » La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 11 août 1830 ; Le National, 13 août 1830 (sous le nom de Astoin) ; Le National, 15 août 1830.