Aubois, Charles

Biographie


Né le 26 brumaire an X à Chantenay (au village de Riau) (Nièvre), fils d’Aubois, Jean, vigneron, et de Paroissien, Aimée son épouse. Revendeur de chevaux en 1825, commissionnaire en 1830. Il fut blessé, le 28 juillet 1830, d’un coup de feu à la cuisse gauche, alors qu’il combattait rue de Richelieu, au coin du Théâtre-Français. Il reçut un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut, comme blessé, un total de secours de quatre cent quarante francs et trente centimes, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, et de quarante francs entre le 11 mars et jusqu’au 6 avril 1831, auprès de la mairie de cet arrondissement. Le 16 avril 1831, comparurent devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Lagae, Jean, ou Lagarie, Jean (voir ce nom ?), tailleur, demeurant passage Philibert dans le faubourg du Temple ; Remier, Louis, Jacques, bijoutier, demeurant 15, rue du Figuier ; Joublin, Blaise (voir ce nom), cordonnier, demeurant 32, rue de la Cordonnerie. Ils attestèrent « pour vérité et notoriété publique après serment prêté par eux individuellement […] qu’ils connaissaient parfaitement le sieur Aubois et qu’ils savaient que le 28 juillet à 3 heures et demie, en combattant pour la liberté, rue de Richelieu au coin du Théâtre-Français, il a été atteint d’une balle qui lui a traversé la cuisse gauche, qu’il est tombé presque immédiatement et qu’ensuite il a été transporté chez lui, où il a reçu tous les soins qu’exigeait sa blessure ». Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse gauche, de sa partie inférieure et interne immédiatement au-dessus du condyle du fémur, vers la partie supérieure et externe du jarret, cicatrisée mais avec une déformation du genou, qui se trouve porté en dedans, douleurs et difficultés dans les mouvements. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés, et une pension de cinq cents francs lui fut accordée. Porté par la Commission des récompenses nationales, pour être médaillé et pour avoir l’uniforme de garde nationale payé, il fut omis des listes. Il réclama au roi en 1831, en vain. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il avait longtemps habité Nevers, où il fut marchand revendeur et avait, selon le maire de la commune, une conduite régulière. Il signa, le 1er juillet 1831, le certificat suivant en faveur de De Driesen Lallemand, Alphonse, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « N’ayant pas vu sur la liste des citoyens récompensés par la nation M. Alphonse Lallemand de Driesen, n° 13 de la rue Hauteville, qui, dans les journées de Juillet, s’est battu avec nous, nous, soussignés, blessés de Juillet, protestons qu’il y a là un oubli et nous certifions que M. Driesen a fait le coup de feu, pendant tout le temps de la bataille le mercredi 28 à la place de Grève et autres endroits, qu’il nous a donné de la poudre et des munitions et qu’il a relevé et arrangé avec sa chemise et son linge plusieurs de nous, qu’il portait sur son dos pour nous aller panser et nous faire respirer les sels et de l’eau-de-vie, vu qu’il avait le bonheur de n’être pas atteint. C’est un brave jeune homme, qui s’est vaillamment battu avec nous, qui nous a secourus et pansés et qui a bien contribué au succès de nos glorieuses journées. Nous lui envoyons et lui offrons unanimement ce témoignage authentique pour sa bravoure et son honorable conduite. » Il avait épousé, le 12 avril 1825 à Nevers, Perrotin Marceline, née le 12 décembre 1808 à Nevers, lingère de son état, fille de Perrotin, Jean et de Sallé, Françoise ; ils avaient eu deux filles, Jeanne, née à Nevers le 20 janvier 1826, et Charlotte, née le 27 août 1830 à Paris. Il demeurait à Nevers en 1825 ; 22, rue de la Cordonnerie ou 22, rue Notre-Dame-des-Victoires en août 1830 ; 12, rue de la Vannerie en 1831 (mais une fois 22, rue de la Cordonnerie par exemple dans le certificat de baptême de Charlotte in Archives nationales F/1dIII/42), une autre fois 12, rue de la Cordonnerie, in Archives nationales F/1dIII/38 A ; 12, rue de la Vannerie in Archives de la préfecture de police AA 386). Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 49 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 98 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 4 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des récépissés des inscriptions de rentes délivrées par le maire du quatrième arrondissement de Paris, aux veuves, ascendants ou blessés de Juillet inscrits en la mairie dudit arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant, idem blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, blessés de la 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 386 in dossier Driesen de, Lallemand, Alphonse.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.