Augrand, Louis, Victor, Désiré
Biographie
Né le 12 juillet 1815 à Conchy-les-Pots (Oise). Ouvrier cordonnier. Il fut blessé d’une balle reçue dans le poignet droit, dans une charge à laquelle il participa au pont des Arts. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement (sous le nom de Augrand, Louis, Isidore, Désiré). Il reçut, après la révolution, un total de quarante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut, en 1831, une gratification et un habillement de cinquante francs, à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet. Il quitta sitôt après la capitale, pour raison de santé. En 1838, ayant obtenu un emploi à la douane à Strasbourg, il s’y rendit mais une douleur à une jambe l’empêcha d’être accepté à cet emploi et il dut revenir, refusé par le conseil médical. Il avait emprunté de l’argent pour faire le voyage et se retrouvait sans ressources. Il postulait une place de garde forestier, sitôt qu’il aurait l’âge requis pour occuper cet emploi, et un secours parce qu’il était resté trois mois sans travailler. Le préfet de l’Oise donna sur son compte les renseignements suivants : « […] A été employé dans l’administration télégraphique. Ce jeune homme a été forcé d’abandonner son emploi par suite de maladie. Il pourvoit avec peine à son entretien et à celui de sa mère, qui est à sa charge, à cause de la faiblesse qu’il éprouve depuis sa maladie. Il est d’une moralité sans reproche et il a su par sa bonne conduite se concilier l’estime de tous les habitants de Conchy-les-Pots. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1838, un secours de quarante francs en 1839. En 1840, il résidait à Sangatte (Pas-de-Calais) et reçut un secours de vingt-cinq francs. En 1843, il était à Narbonne et « se trouvant en ce moment dans un besoin nécessiteux », n’ayant rien touché depuis 1840, il sollicita un secours. En 1846, employé par intérim au télégraphe de Sangatte (Pas-de-Calais), il sollicita d’être compris dans la liste des décorés secourus à l’occasion du seizième anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut un secours de quarante francs en 1846. En 1847, toujours employé au télégraphe de Sangatte, il sollicita de nouveau un secours, « ses appointements ne suffisant pas à son existence et à soutenir sa mère, vieille et infirme ». Cette année-là, le maire de la commune de Sangatte certifia que Augrand avait « toujours été de bonnes vie et mœurs depuis qu’il habite Sangatte et que sa conduite a sans cesse été régulière, à l’abri de tout reproche et qu’il s’est constamment rendu digne de l’estime et de la confiance des gens de bien ». En 1849, toujours employé au télégraphe de Sangatte, il reçut un secours de cinquante francs. En 1857, « se trouvant en ce moment malade et dans une position bien précaire », il sollicita un secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf et père d’une enfant de treize ans, est un ancien ouvrier ébéniste, qui, à la suite d’une maladie de dix-huit mois, s’est vu contraint d’abandonner sa profession et d’entrer comme distributeur d’imprimés dans la maison Bidault et cie. Cette place ne lui rapporte que deux francs par jour, et avec un gain si minime il lui est impossible de ne pas contracter quelques dettes, bien que son fils ait cessé d’être à sa charge depuis que M. le maréchal Magnan l’a fait entrer comme enfant de troupe dans les zouaves de la garde impériale. Le sieur Augrand se recommande par une bonne conduite, et sa position le rend digne de quelque intérêt. » Il reçut un secours de trente francs en 1857. Il demeurait 88, rue de Charonne en 1830-1831 ; à Conchy-les-Pots (Oise) en 1838 ; 96, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1840 ; à Sangatte en 1846-1849 ; 23, rue de la Cerisaie en 1849 ; 80, rue Saint-Denis en 1857. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 277 couverture du dossier de Dumesnil, Louis ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes (sous le nom de Angrand, Louis, Isidore), idem minute 26 et suivantes.