Aurouze, Joseph, Nicolas (Anrouze sur les listes du Bulletin des lois, Aurouye sur celles du Moniteur universel)

Biographie


Né le 13 mars 1777 à Avignon (Vaucluse) (ou à Paris in Archives de Paris, VD6 672 n° 1 mais bien le 13 mars 1777 à Avignon in Archives nationales F/1dIII/37), fils d’Aurouze, Benezet et de Marc, Jeanne, son épouse. Imprimeur en lettres. Il fut blessé, alors qu’il combattait place de Grève, le 28 juillet 1830, d’un coup de baïonnette reçu au bras gauche (mais à la cuisse et très légèrement in Archives de Paris VK3 35). Il reçut deux secours, l’un de quarante francs, l’autre de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 2 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Macé, Antoine, né vers 1784, imprimeur en caractères, demeurant 6, rue Croix-des-Petits-Champs ; Philippe, Louis, né vers 1780, ouvrier imprimeur, demeurant 6, rue Croix-des-Petits-Champs ; Viault, Jean, Edme, Nicolas, né vers 1767, ouvrier imprimeur en belles lettres, demeurant 6, rue des Anglais ; Tuboise, Vincent, Joseph, ouvrier imprimeur en lettres, demeurant 14, rue des Bons-Enfants. Ils certifièrent « pour vérité et notoriété publique parfaitement connaître le nommé Joseph Aurouze […] savoir, les sieurs Macé, Philippe et Viault qu’il a combattu le 28 juillet sur la place de Grève et qu’il y a été blessé au bras gauche d’un coup de baïonnette ; et le sieur Tuboise avoir vu ledit Aurouze sur la place même de Grève ledit jour, étant blessé et porté par plusieurs personnes […] ». Il reçut un secours de vingt francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt francs, le 23 mars 1831, un secours de dix francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche (coup de baïonnette) au côté interne du pli du coude gauche, guérie avec quelques difficultés dans les mouvements de l’avant-bras. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe, des blessés, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 17 mars 1831, et une somme de six cents francs lui fut accordée sur deux ans. Il reçut, à ce même titre, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sur son attestation, le maire du (ancien) XIIe arrondissement délivra le certificat suivant à Barono, Louis, Antoine (voir ce nom) : « Nous, maire du (ancien) XIIe arrondissement, sur l’attestation de Poirson, Claude, Antoine, imprimeur, demeurant à Paris, rue des Carmes n° 24 (ancien) XIIe arrondissement ; Aurouze, Joseph, imprimeur en lettres, demeurant à Paris, 35, rue de Bièvres ancien) XIIe arrondissement ; Piéjus, François, marchand bottier-cordonnier, demeurant à Paris rue Descartes n° 42 ancien) XIIe arrondissement ; certifions que M. Barono, Louis, Antoine, imprimeur en lettres, […] a été blessé d’une balle dans la tête le 28 juillet à 5 heures après-midi (sic) au pont d’Arcole, blessure qui l’a tenu pendant deux mois en danger et par conséquent dans l’impossibilité de travailler, qu’il a femme et deux enfants, un garçon de sept ans et une fille de treize ans et demi, que ses travaux comme imprimeur sont suspendus et qu’il se trouve dans la position la plus fâcheuse et le force à réclamer les secours accordés aux blessés. » On trouve dans son dossier une note (sans doute de dénonciation et en tout cas sans aucune orthographe même approximative) ainsi rédigée : « Orose 35, rue de Bièvres, déclare ne pas avoir combattu pendant les trois journées et, qui plus est, a fait un certificat comme et sous le nom du portier et l’a signé au nom du propriétaire. Cette note est donnée par Yuille, son voisin. » Il s’était marié à Monet, le 14 septembre 1811 à Paris et était père de famille en 1830. Il demeurait 17, rue du Faubourg-Saint-Denis en septembre 1830 ; 35, rue de Bièvres en (mais une fois 35, rue de Bièvres trois fois 6, rue des Lavandières in Archives de Paris VK3 22 ; bien 35, rue de Bièvres dans lattestation remplie par le maire du [ancien] XIIe arrondissement in Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Barono, Louis, Antoine et aussi in Archives de Paris VK3 49) 1830-1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 17 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement (sous le nom de Aurose, Joseph) ; Archives de Paris VK3 49 (sous le nom de Orose) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Barono, Louis, Antoine ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe.

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