Auvert, François

Biographie


Né vers 1806. Argenteur. Carel (voir Carel, Eustache, Auguste) lui délivra, le 3 août 1830, le certificat suivant : « Le major soussigné, chargé du commandement des Tuileries les 29, 30, 31, 1er et 2 août, atteste que MM. les gardes nationaux dont les noms sont inscrits au bas du présent acte et qui ont été de service au château des Tuileries depuis le 29 juillet jusqu’à ce jour, se sont conduits d’une manière digne d’éloge, non seulement pour la bravoure et l’intrépidité qu’ils ont montrées mais encore pour la probité dont ils ont fait preuve pour la conservation des objets précieux qui se trouvaient dans le château au moment où il a été envahi. Je déclare que c’est particulièrement à leur vigilance active et à leur imperturbable fermeté dans ces moments dangereux qu’il est dû la conservation des différents objets précieux dont l’inventaire a été fait par M. Mazug, commissaire de police du quartier des Tuileries, en vertu de l’ordre du gouvernement provisoire. M. Bourdel, Louis, Léon, tailleur d’habits, demeurant rue des Vieilles-Etuves-Saint-Honoré, n° 14, accompagné de Fleury sergent, Henry capitaine, Auvert, Tessier, Marchand, Déflechelle, Dacbert, Lecoq, Cany, Laurent. Enfin je certifie que les braves gardes nationaux dont les noms sont ci-dessus déclarés ont constamment continué leur service de la manière la plus honorable jusqu’à ce jour où ils ont été remplacés par un poste du 5e régiment de ligne. » Il avait une fiche de secours à son nom à mairie du (ancien) Ier arrondissement. En congé de l’Armée d’Afrique pour cause de blessures en 1833, il sollicita, cette année-là, la Croix de Juillet. Il rappelait avoir « obtenu un certificat, revêtu de la signature de M. Carel (voir Carel, Eustache, Auguste), alors gouverneur du château des Tuileries, et visé du commissaire de police du même quartier, qui constate la bonne conduite qu’il a tenue pour éviter la dévastation et par conséquent le pillage ». Il lui fut répondu que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et qu’elle seule avait la possibilité de se prononcer sur ses droits. Il demeurait 2, rue de Beaujolais en 1830 ; 30 et 31, rue du Roi-de-Sicile, chez M. Brisson, argenteur en 1833. Archives de Paris VD6 55 n° 5, mairie du (ancien) Ier arrondissement, gardes nationaux, fiche de domicile ; Archives de Paris VD6 91, liasse n° 5, une liste de blessés qui reçurent un secours ; Archives de Paris VD6 277 in dossier Bourdel, Louis, Léon ; Archives nationales F/9/1155.

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