Auvray, Pierre, Almire
Biographie
Né vers 1800. Ex-chasseur à cheval au 6e régiment de la Charente. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, habitants patentés de la ville de Paris, quartier du Palais-Royal et quartier de la porte Saint-Denis, certifions à qui de droit que le nommé Auvray, Pierre, Almire, demeurant rue Saint-Denis, n° 328, rempli d’ardeur pour la défense de la liberté, a volé combattre, dans les fameuses journées des 27, 28 et 29 juillet dernier, partout où il pouvait exercer son courage, que, s’étant mis sous les ordres de M. le commandant Vernon, qui menait la troupe au champ d’honneur, il n’a pas craint d’exposer sa vie, à travers les balles et la mitraille de nos cruels ennemis ; qu’il s’est distingué particulièrement aux affaires de la porte Saint-Denis et du quartier du Palais-Royal ainsi qu’aux attaques sanglantes du Louvre et des Tuileries et qu’enfin c’est par un hasard très heureux qu’il n’a reçu aucune blessure. » Signé, le 24 août 1830 : Clérice (voir Clerice, Louis, Théodore), demeurant 59, rue de Bourbon-Villeneuve le numéro est illisible ; Thenaille, demeurant 321, rue Saint-Honoré ; …oiselle, demeurant rue Saint-Honoré près celle Saint-Louis ; Bresil, demeurant 322, rue Saint-Denis (le numéro est illisible ; mais j’ai 321, rue Saint-Denis dans le certificat qu’il signe pour Dowrowsky, Charles in Archives de la préfecture de police AA 385 in dossier Dowrowsky, Charles) ; Bigeard ; …, débitant de tabac, demeurant 374, rue Saint-Denis. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Porté pour la Croix de Juillet, mais ne l’ayant pas obtenue, il fit, en 1831, une réclamation auprès du roi et sollicita une place de sergent de ville. Il signa (du nom et prénoms d’Auvray, Pierre, Almirre), en août 1831, le certificat suivant en faveur de Delville, Emmanuel, Joseph, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie avoir vu le sieur Delville, brave compagnon d’arme, à Rambouillet et rue Saint-Honoré, 28 et 29 juillet 1830. » Il signa, le 14 août 1830, le certificat suivant en faveur de Dowrowsky, Charles : « Nous, soussignés, propriétaires et commerçants voisins de M. Charles Dowroswsky (sic), demeurant à Paris, rue Saint-Denis n° 328, certifions connaître parfaitement le sieur Dowbroswsky (sic) ; que c’est un homme jouissant de la considération et de l’estime publiques ; qu’il est également à notre connaissance qu’il a commandé un détachement pendant les trois immortelles journées de Juillet ; qu’il s’est posté avec ce détachement à tous les endroits où les engagements avaient lieu, notamment à l’Hôtel de ville, le Louvre, les Tuileries, les boulevards, rue de Richelieu où il fut atteint d’une balle au pied. Enfin que partout il a montré un courage et une bravoure dignes d’éloges pour reconquérir nos libertés. » Il demeurait 328, rue Saint-Denis en 1830 ; 328, cour du Roi-François (c’est ainsi qu’il signe la lettre qu’il envoie) en 1831. Archives nationales F/1dIII/42 ; Archives de la préfecture de police AA 370 ; Archives de la préfecture de police AA 384 in dossier Delville, Emmanuel, Joseph ; Archives de la préfecture de police AA 385 in dossier Dowrowsky, Charles.