Bachelier, Jean, Marie
Biographie
Né le 21 août 1809 (le 20 août 1809 in Archives nationales F/1dIII/39 mais bien le 21 août 1809 in Archives nationales F/1dIII/37) à Paris (Seine). Couverturier. Il fut atteint d’une balle reçue à l’épaule gauche, le 29 juillet 1830, vers 15 heures, au coin de la rue de Rivoli et de celle de Saint-Nicaise. Il fut transporté à l’hôpital de La Pitié. Il reçut un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Un rapport de la mairie relatait ainsi sa participation aux combats : « Le 28, il combattit au quai de la Cité, n’ayant qu’un fusil pour deux. Il fit ensuite des cartouches au poste de la place Maubert. Le 29, au désarmement de la caserne Mouffetard, est monté par une croisée et a eu un fusil. De la place de l’Odéon, il fut dirigé en patrouille. Il combattit rue de Rohan et à la rue Saint-Nicaise, où une balle lui a traversé l’épaule gauche. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il produisit un certificat d’indigence. Il reçut un secours de trente francs, le 18 février 1831, un secours de vingt francs, le 2 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 16 mars 1831, un secours de douze francs, le 13 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 30 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le 20 avril 1831, comparurent devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement : Baron, Marie, Nicolas (voir ce nom), né vers 1802, couverturier, demeurant 122, rue Saint-Jacques ; Sautot, Achille, Jacques (voir ce nom), né vers 1801, fileur, demeurant 54, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève ; Devilliers, Marie, Jean, Prosper, né vers 1810, ciseleur, demeurant 6, rue Saint-Landry ; Deboulogne, Jean-Claude (voir ce nom), né vers 1807, bijoutier en acier, demeurant 17, rue des Gobelins. Ils déclarèrent certifier et attester « pour vérité et notoriété parfaitement connaître le sieur Jean-Marie Bachelier […] savoir le sieur Baron que ledit Bachelier a combattu à ses côtés dans la journée du 29 juillet 1830, rue de Rivoli au coin de la rue Saint-Nicaise et l’avoir vu tomber frappé d’une balle à l’épaule gauche, qu’il a été relevé aussitôt et conduit à l’hospice de la Pitié pour y être pansé. Les sieurs Saulot (sic), Devilliers et Boulogne, qu’ils savent que ledit Bachelier a combattu dans les journées de Juillet, qu’ils l’ont été voir à l’hospice de la Pitié, où ils l’ont vu blessé et qu’il leur a déclaré qu’il avait reçu un coup de feu à l’épaule gauche le 29 juillet rue de Rivoli en combattant. » Le 19 avril 1831, le maire du (ancien) XIIe arrondissement délivrait le certificat suivant : « Sur l’attestation de MM. Lion, Bernard, propriétaire, demeurant à Paris, 13, rue des Lyonnais, (ancien) XIIe arrondissement ; Froment, Louis, marchand fruitier, demeurant 22, rue des Lyonnais ; Gallois, Etienne, marchand de vin, demeurant 21, rue des Lyonnais, (ancien) XIIe arrondissement. Certifions que M. Bachelier, Jean-Marie, couverturier […], blessé le 29 juillet 1830 à 3 heures après-midi rue de Rivoli au coin de celle Saint-Nicaise par une balle qui a traversé l’épaule gauche, n’a pu depuis ce temps reprendre son état ; qu’il a un enfant de deux mois, que son père, veuf et âgé de quarante-deux ans passés et couverturier présentement sans ouvrage ; qu’il est dans la position la plus fâcheuse et forcé de requérir le présent certificat pour être par lui présenté à messieurs les membres de la Commission des récompenses nationales […]. » Ce certificat était aussi signé par Bachellier (sic). Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 1er mars 1831, à sept voix pour la croix, deux voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à l’épaule gauche, de sa partie supérieure et postérieure vers l’apophyse épineuse de la troisième vertèbre dorsale, à travers les chairs seulement, guérie avec un peu de gêne et quelques difficultés dans les mouvements de l’épaule. » Admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, un secours de six cents francs lui fut accordé sur deux années. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester bien connaître Morisot, Jacques, Prairial et « savoir les sieurs Deboulogne, Bachelier et Vielle qu’il a combattu avec eux le 29 juillet dernier à la caserne de Babylone, où il était porteur d’un drapeau, et qu’en franchissant un mur de clôture en planches pour entrer dans la caserne il a été blessé d’une hernie, qui lui est survenue subitement. Et le sieur Germain qu’il a vu ledit Morisot revenir le soir à son domicile toujours porteur de son drapeau mais boitant ». Le 29 juillet, en franchissant une barrière en planches afin de rentrer dans la caserne de Babylone. Son uniforme de garde national lui fut fourni gratuitement. En 1831, il avait un enfant âgé de deux mois. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1851, à titre de veuve d’un décoré de Juillet. Il demeurait 13, rue des Lyonnais en 1830-1831 ; 31, rue Galande en 1849 ; sa veuve, 48, rue de la Grange-aux-Belles en 1850 ; 57, rue Bichat en 1851. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 53 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 89 ; 1830-1831) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Demandes de récompenses et de secours, et recommandations (Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la seconde sous le numéro 1083) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 1er mars 1831, idem Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 1er mars 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine, idem une liste Blessés de Juillet hommes habillés ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Morisot, Jacques, Prairial ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163.