Bachelot, Charles, Joseph

Biographie


Né le 12 janvier 1788 à Saintes (Charente-Maritime). Médecin-chirurgien, fait chevalier de la Légion d’honneur le 15 juillet 1823. Il forma l’ambulance du passage Grand-Cerf chez Houeix, pharmacien, n° 235. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 5 juillet 1831, il adressait la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales (ou peut-être à la Commission des Réclamants sise de la rue Bourg-Labbé) : « Dans les glorieuses journées de juillet 1830, mon dévouement à la patrie me fit former, conjointement avec M. le docteur Barthez (voir Barthez, François), rue Saint-Denis n° 227, une ambulance pour secourir nos braves frères qui combattaient pour la liberté ; dans la maison et pharmacie de M. Houeix (voir Houeix, Jean-Baptiste), rue Saint-Denis n° 235. Le 19 août suivant, j’eus l’honneur de remettre à M. le maire du (ancien) Ve arrondissement un rapport concernant le grand nombre de blessés à qui nous avons donné nos soins pendant les 28, 29 et 30 dudit mois de juillet ; ce rapport, qui fut remis à la Commission des récompenses nationales nommée par le gouvernement, n’a point été signalé par la Commission comme un acte de dévouement, de zèle et de patriotisme pour ma part tant il est vrai que MM. Barthez et Houeix ont eu des décorations et que, seul, j’ai été excepté. Je n’ai pu obtenir de la préfecture que mes pièces me soient rendues. Je vous expose ce fait et je vous laisse, messieurs, le soin de me juger dans votre impartialité. Ancien serviteur de la patrie, décoré au champ d’honneur, j’ai souffert sept ans et demi, pour mes opinions, l’exil sur les terres étrangères. La patrie doit, aujourd’hui, un peu de considération à ceux qui seront […] prêts à se dévouer pour elle, et le roi, dans sa sollicitude paternelle, serait fâché qu’il en fût autrement. J’ose espérer, messieurs, qu’après avoir examiné mes droits, vous voudrez bien prendre en considération les miens et y faire droit. Je joins ici une petite lettre de M. le commissaire du gouvernement (absente du dossier, N.D.A.) près la Commission des récompenses nationales, qui prouve l’incontestabilité de mes droits. Agréez etc. » En 1831, il était médecin-chirurgien au 3e bataillon de la Ve légion de la garde nationale. En 1834, il se chargea de faire à la place de Durand, Guillaume (voir ce nom) la demande de décoration à laquelle, précisait-il « tous les amis de M. Durand prendraient un grand intérêt. […] M. Durand, trop modeste pour faire cette démarche, j’ai dû la faire à son insu ; les fêtes de Juillet approchent, ce serait pour tous ses amis un véritable bonheur de le voir décoré à cette époque ». Il mourut en septembre 1866. Il demeurait 24, rue Mauconseil en 1830-1834. Archives nationales F/1dIV/21, Récompenses honorifiques Légion d’honneur in dossier Durand, Guillaume ; Archives de la préfecture de police AA 371 ; dossier de la Légion d’honneur LH/87/26, base Léonore. Son nom n’est pas dans les annuaires de médecins in VD4 11.

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