Bacquet, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 29 novembre 1809 à Prouville (Somme). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. En 1831, il était soldat au 7e de ligne. En 1837, sans ouvrage, père de famille, il sollicita des secours. Le préfet de police donna les renseignements suivants sur son compte : « […] Marié ; il a un enfant à sa charge. Il exerce la profession d’ouvrier layetier-emballeur. Sa femme est blanchisseuse mais étant l’un et l’autre depuis six mois sans occupation leur position n’est pas heureuse. Leur conduite est bonne. » Il reçut un secours de quarante francs en 1838. En 1840, il était ouvrier emballeur chez son cousin, 4, rue Hauteville, gagnait deux francs à deux francs cinquante par jour, était père de deux enfants en bas âge, sa femme était marchande de chiffons et il devait deux termes de son loyer. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1840. En 1843, père de trois enfants en bas âge, il sollicita un secours et obtint quarante francs. Il reçut un secours de quarante francs en 1844. Il reçut un secours de quarante francs et un secours de vingt-cinq en 1845. En 1846, père de cinq enfants en bas âge, dont un nouveau-né, « dans la plus profonde misère », il sollicita un secours et reçut vingt-cinq francs. Il reçut un secours de quarante francs et un secours de vingt-cinq en 1847. En 1849, père de cinq enfants en bas âge, resté veuf depuis peu et « n’ayant qu’une petite journée pour subvenir à sa nombreuse famille », il sollicita un secours. La police renseignait sur son compte qu’il était ouvrier layetier-emballeur mais ne travaillait que trois jours par semaine, qu’il était père de trois enfants en bas âge et donnait de « bons renseignements sur sa conduite morale et politique ». Il reçut un secours de soixante-quinze en 1849, à titre de décoré de la Croix de Juillet. Il demeurait 17, rue de Bretagne en 1837 ; rue de Bretagne au marché des Enfants-Rouges en 1840-1843 ; 1, rue de la Corderie en mars 1846 ; 23, rue Charlot en novembre 1846 ; 7, rue Charlot, un logement au loyer annuel de cent francs en 1849. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet ; Archives nationales F/15/4240 (sous le nom et prénoms de Bacquet, Jean-Baptiste, Lucien) ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40, idem 44 et suivantes (sous le nom et prénoms de Bacquet, Jean-Baptiste, dit Lucien), Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70.