Bagniol, Tiers
Biographie
Né le 4 fructidor an XII à Châteauponsac (parfois mais par erreur Pouisaque) (Haute-Vienne). Ouvrier maçon. Blessé grièvement, il reçut (sous le nom de Bagnolles) un secours de soixante-quinze francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut, après la révolution, un total de cent vingt-six francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Bagniol, Thiers sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En novembre 1848, marié et père de quatre enfants, sans occupation depuis longtemps, « en attendant que la Commission des récompenses ait fixé sa pension » (sans pourtant de trace d’une activité quelconque dans son dossier), il sollicita un secours. Son propriétaire, en date du 12 juillet 1848, lui délivra un certificat pour attester qu’il était demeuré à son domicile pendant les journées de l’émeute de juin 1848. En 1849, venant « d’être blessé dans une construction, occasionné par une chute dans une construction et qu’il est dans le plus grand besoin d’un secours pour donner à sa famille les choses les plus indispensables », il sollicita un secours, précisant qu’il n’avait « pris aucune part dans les événements qui ont eu lieu depuis 1830 ». Cette même année, le préfet de police rapportait sur son compte les renseignements suivants : « […] Jouit d’une bonne réputation. Blessé en Juillet et plus tard en tombant d’un bâtiment où il travaillait, il n’a pu trouver de l’ouvrage, ce qui rend sa position très malheureuse. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849, un secours de soixante francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851. En 1852, la police donnait sur son compte les renseignements suivants : « Il a fait une chute dans laquelle il s’est cassé les pouces et une jambe. Son métier de maçon est son seul moyen d’existence. Il a quatre enfants à sa charge, dont l’un est estropié. On prétend que Bagniol aurait eu ces quatre enfants d’une concubine et qu’il aurait abandonné sa femme légitime et ses trois enfants dans son pays. Bien que la conduite morale de Bagniol ne soit pas à l’abri de tout reproche, cependant il passe, en politique, pour un homme tranquille. » Il reçut un secours de soixante francs en 1852, un secours de soixante francs en 1853, un secours de quarante francs en 1854. En 1855, père de quatre enfants, dont un fils de douze ans estropié et le plus jeune âgé de cinq ans, ne pouvant plus exercer son métier de maçon depuis la chute qu’il avait faite depuis un quatrième étage, « à la veille de se trouver sans asile ainsi que ses enfants, ayant reçu congé de son logement devant deux termes l’année dernière », il sollicita un secours. Cette même année, la police renseignait sur son compte : « Le sieur Bagniol est âgé de cinquante à cinquante-cinq ans ; il habite depuis trois ans une chambre de cent trente francs par an ; il est marié, il a quatre enfants, dont l’aînée est âgée de dix-huit ans ; elle travaille de l’état de blanchisseuse ; elle gagne deux francs vingt-cinq centimes par jour ; le nommé Bagniol est ouvrier maçon, gagnant trois francs cinquante par jour ; sa femme garde des enfants, elle peut gagner soixante-quinze centimes par jour dans la maison qu’il habite. Il est bien considéré, pouvant vivre en travaillant, ne manquant pas d’ouvrage. Il doit à son propriétaire trente-deux francs, c’est la seule dette qu’il doit […]. » Il reçut un secours de quarante francs en 1855, un secours de quarante francs en 1856. En 1857, la police renseignait sur son compte : « […] La position du sieur Bagniol n’est pas heureuse, en raison de ses charges de famille. Cet individu est bien représenté. Cependant il a été condamné en 1826 à un mois de prison pour voies de fait ; et en 1838 à un an de prison pour coups et blessures graves. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849. Il demeurait à Paris depuis 1817 ; 28, rue des Barres-Saint-Gervais en 1830 (mais 26, rue des Barres deux fois in Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier indemnitaires classés et non classés) ; 6, rue de la Bûcherie en 1848-1851 ; 3, place Maubert en 1852 ; 14, rue Maître-Albert en 1853-1857. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 10 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 11 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 81 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et dossier indemnitaires classés et non classés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/4240 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem Proposition, en date du 6 septembre 1851, d’accorder à 286 décorés, médaillés, blessés, combattants, ascendants et veuves de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 15.600 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 194-199, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852. Voir Bagnolles ? Voir Bagnos même arrondissement ?