Baillemont

Biographie


Né vers 1770. On peut lire dans le manuscrit de Victor Crochon les faits suivantes le concernant : « M. de Crusy nous a adressé la note suivante : “Parmi les traits de patriotisme si nombreux dans les journées des 28 et 29 juillet, il en est un que je ne vois consigné nulle part et qui cependant mérite d’être mentionné. Dans la réunion qui avait eu lieu mardi soir chez M. Cadet-Gassicourt, dont le zèle et le dévouement à la chose publique ne sauraient être trop loués, j’avais été chargé de hâter l’organisation de la garde nationale du quatrième arrondissement. Ma tâche ne fut pas difficile ; mercredi, à dix heures du matin, une garde nationale nombreuse, en partie habillée, veillait par patrouilles à la défense de l’arrondissement, et créait partout des barricades. A midi, je fus envoyé à la réunion centrale où les rédacteurs de tous les journaux constitutionnels s’étaient donné rendez-vous. J’étais chargé d’annoncer que notre arrondissement était parfaitement organisé et n’avait besoin de secours de personne pour sa défense, et de savoir ce qui se faisait ailleurs dans l’intérêt de la défense commune. En revenant, je fus arrêté rue Traînée, au coin de la rue des Prouvaires, par une vive fusillade : il était entre une et deux heures. Là, je fus témoin du fait suivant : trois cents hommes environ de la garde nationale du IIIe arrondissement se trouvaient engagés vers le milieu de la rue des Prouvaires ; en y entrant, ils reçurent le feu de la troupe de ligne placée au débouché de cette rue, du côté du carrefour Saint-Honoré. Les gardes nationales se replièrent. Deux gardes nationaux ne suivirent pas ce mouvement de retraite et se trouvaient seuls dans la rue des Prouvaires. Un second feu de peloton atteignit l’un des deux et le renversa mort. L’autre s’abrita dans l’angle d’une porte cochère, puis vint se remettre en tirailleur au milieu de la rue, reçut une seconde décharge du peloton de ligne, qui ne l’atteignit pas encore, revint dans l’angle de la porte cochère et fut frappé à la jambe d’une balle qui ricocha de l’angle opposé. La blessure ne fut pas grave. Le patriote déterminé qui fut assez heureux pour échapper à une mort qui paraissait si certaine, est M. Baillemont, père de famille, âgé de soixante ans, demeurant rue du Faubourg-Poissonnière, n° 19.” » Son nom est cité dans le manuscrit de Victor Crochon « parmi les noms qui se sont illustrés dans cette journée [28 juillet] en combattant avec tant d’intrépidité les troupes nombreuses réunies sur la place de Grève » Il demeurait 19, rue du Faubourg-Poissonnière en 1830. Le Constitutionnel, 9 août 1830 ; Bibliothèque historique de la Ville de Paris, manuscrits, 8-ms-1025, ouvrage de Victor Crochon, f° 355.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.