Baillet, François

Biographie


Né le 2 vendémiaire an V à Bussem près de Cologne (Prusse), fils de Baillet, René, François, Xavier, alors maître cordonnier au 67e régiment d’infanterie de ligne alors hors du territoire français, et de Devalet, Marie-Jeanne (ou Devallée, Jeanne-Marie dans l’acte de mariage de Baillet, François). Cordonnier en 1816, puis ouvrier marbrier. Il était veuf de Justine Sigorÿ, née le 23 août 1788, à Nîmes, fille de Sigorÿ, Marc, Antoine, marbrier, et de Chardon, Marguerite, couturière qu’il avait épousée le 2 mai 1816 à Nîmes, décédée le 15 juillet 1824. Il fut une des victimes des affrontements qui eurent lieu dans la ville de Nîmes entre les partisans du nouveau gouvernement (très souvent des protestants, et parfois des libéraux), et ceux de l’ancien (généralement catholiques), vers la fin du mois d’août 1830. Ces affrontements causèrent la mort de six protestants et de deux catholiques ; furent blessés, dont plusieurs dangereusement, dix-huit protestants ou libéraux et cinq catholiques ; furent battus dix protestants et deux catholiques. Le préfet du Gard, dans le travail de la Commission des récompenses nationales, constatant la continuation d’un mauvais esprit à l’égard du nouveau gouvernement, pensait que les blessés devaient être seulement secourus pécuniairement mais non décorés et précisait : « Une décoration de Juillet à des hommes de la populace de Nîmes serait un sujet continuel de danger pour eux et peut-être, dans un jour de troubles, un arrêt de mort. » L’Etat des victimes des troubles de Nîmes pendant le mois d’août 1830, dressé par la Commission des récompenses nationales et attesté par le pasteur de Nîmes, rapportait à son sujet : « Blessé d’un coup de feu, allant mieux de sa blessure mais étant malade par suite de cet accident. Cet homme, père de cinq enfants jeunes, dont le plus âgé sait lire, est dans la plus extrême misère. Quelque abondant que fut le secours, il ne le serait jamais trop, en proportion de ses besoins. Un vieux grabat est tout ce qu’il possède dans ce monde. Je le recommande très particulièrement au gouvernement, d’autant plus volontiers qu’il est catholique, ainsi que toute sa famille. » Il mourut, le 1er novembre 1830, des suites de ses blessures reçues le 30 août 1830 à Nîmes. Il laissait une veuve : Michel, Marie, Marguerite, née le 3 germinal an XII en 1804 à Langogne (Lozère), fille de Michel, Antoine et de Paÿan, Marguerite, qu’il avait épousée le 20 octobre 1824, qui fut pensionnée de cinq cents francs. Ses enfants furent pensionnés comme orphelins de Juillet : Marc, Antoine, né le 4 janvier 1817, fils de Justine Sigorÿ, et pensionné jusqu’en 1838 ; Françoise, née le 23 février 1818, fille de Justine Sigorÿ, et pensionnée jusqu’en 1838 ; Baillet, Louis, né le 25 août 1825, pensionné jusqu’en 1843 ; Louis, né le 5 juillet 1827, pensionné jusqu’en 1845, habitaient Nîmes en 1838 ; Marie, Célestine, née le 14 juin 1822 et pensionnée jusqu’en 1840. La mère, veuve Baillet, était aussi pensionnaire. Ces cinq orphelins étaient en résidence à Nîmes (Gard) en 1848. Il était le frère de Baillet, Charles. Il demeurait à Nîmes depuis 1822 ; 10, rue de l’Etoile à Nîmes, aussi 24, rue de la Grille, en 1830 ; sa veuve, même adresse en 1831. Archives nationales F/1dIII/38 A, récompenses nationales dans les départements ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1832 ; année 1848, orphelins de juillet 1830 […] en résidence dans les départements au 1er mars 1848), Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/76 in dossier Simonnot ; Archives nationales F/1dIII/79, dossier Gard.

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