Bain, Marguerite (Bas sur les listes du Constitutionnel)
Biographie
Née vers 1807. D. de châles. Elle fut blessée de deux balles, l’une à l’avant-bras droit et l’autre au bras gauche, le 28 juillet dans le faubourg Saint-Martin. Elle reçut un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Elle se retira chez ses parents et n’apprit qu’en 1831 « qu’une demoiselle blessée aux affaires de Juillet pouvait obtenir une récompense nationale » ; elle sollicita, vainement, qu’on la fasse « participer dans les récompenses accordées aux blessés de Juillet ». Elle joignait à sa demande le certificat suivant : « Je, soussigné, ex-chirurgien de la Marine, domicilié à La Chapelle-Saint-Denis, grande rue n° 79, certifie avoir pansé la nommée Marguerite Bain le 28 juillet 1830 sur les 4 heures du soir dans le faubourg Saint-Martin de deux coups de balle, dont une qui a traversé le poignet droit et est sortie environ deux pouces de distance de la face postérieure du même bras et un autre coup d’une balle morte à quatre travers de doigt de l’articulation du coude gauche. J’ai de plus donné mes soins à la dénommée ci-dessus à son domicile d’alors, rue de Pantin n° 15. » Signé, le 28 novembre 1831 : ...velle-Navarre. Elle demeurait 15, rue de Pantin ou 17, rue de Pantin, dans le faubourg Saint-Martin en septembre 1830. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 52 ; Archives nationales F/1dIII/43.