Balbino Cortez

Biographie


Né le 17 septembre 1807 à Sainte-Marie (ou le 24 novembre 1808 à Puerto de Santa Maria sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 mais surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/34 ; mais bien le 17 septembre 1807 in Archives nationales F/1dIII/38 A) (Espagne), fils du colonel Balbino. Ancien officier espagnol, réfugié. Il eut les deux jambes fracassées, rue Saint-Honoré, barrière des Sergents, le 29 juillet. Les journaux de l’époque relatèrent ainsi sa participation aux combats : « Parmi les Espagnols qui ont pris part aux glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet, plusieurs ont été blessés ; l’un d’eux, le fils du colonel don Balvino Cortès, l’a été grièvement, lorsqu’il se précipita sur une pièce de canon [place du Carrousel, N.D.A] ; il a eu les jambes mutilées par la mitraille. On doute si, en lui faisant l’amputation, on pourra lui sauver la vie. » Et aussi : « M. José Cortès, jeune Espagnol réfugié en France, demeurant passage du Saumon n° 6, combattant rue Honoré, près le Palais-Royal, dans la journée du 29, a eu les deux jambes cassées. Alors seulement les personnes avec lesquelles il disputait de courage se sont aperçues qu’il était étranger, et lui ont demandé quelle était sa patrie. Voici sa réponse : “Mes chers amis, dans la cause sacrée de la liberté, tous les hommes qui combattent pour elle sont du même pays ; il n’y a d’étrangers que ses lâches ennemis.” Honneur à ce brave Espagnol et à ceux de ses compatriotes qui se sont conduits comme José Cortès ! » Le dimanche 15 août, le général Lafayette vint le visiter, et lui donna « les marques du plus vif intérêt ». Il était porteur du certificat médical suivant : « Nous, soussignés, docteurs en médecine, certifions que M. Balbino Cortès, demeurant passage Saumon n° 20, a été blessé aux deux jambes, le 29 juillet 1830. La blessure à gauche, située quelques pouces au-dessous du genou, offre deux ouvertures. Elle a été produite sans doute par un biscayen qui a traversé l’épaisseur du membre d’outre en outre après avoir brisé complétement et en esquilles les deux os de la jambe. A droite, une balle a traversé la partie postérieure du mollet, en faisant deux ouvertures à la peau sans intéresser les os. La blessure de la jambe gauche est tellement grave que les jours du malade sont encore en danger et que malgré une amélioration remarquable nous ne pourrions pas affirmer dès à présent qu’l en sera pas nécessaire de recourir à l’amputation de la cuisse. » Signé, le 30 août 1830 : deux noms illisibles ; Marjolin (voir ce nom). Marié et ayant ses deux frères à charge, il reçut un secours de deux cents francs, le 8 août 1830, un secours de quarante-cinq francs, le 20 août 1830 (pour « la location d’un lit mécanique »), un secours de trois cents francs, le 31 août 1830, un secours de soixante francs, le 17 septembre 1830, un secours de quarante-cinq francs, le 18 septembre 1830, un secours de quatre-vingts francs, le 27 septembre 1830, un secours de quarante-cinq francs, le 2 octobre 1830, un secours de quatre-vingts francs, le 4 octobre 1830, un secours de cent trente francs, le 13 octobre 1830, un secours de soixante-cinq francs le 29 octobre 1830, un secours de soixante francs le 5 novembre 1830, un secours de soixante-dix francs le 17 novembre 1830, un secours de cent francs le 15 décembre 1830, un secours de cinquante francs le 3 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 15 janvier 1831, un secours de cinquante francs le 1er février, un secours de cinquante francs le 15 février 1831, un secours de cinquante francs le 1er mars 1831, un secours de cinquante francs le 15 mars 1831, un secours (sous le nom de Cortès) de trente-trois francs et trente centimes le 1er avril 1831, un secours (sous le nom de Cortès) de trente-trois francs et trente centimes le 15 avril, un secours (sous le nom de Cortès) de trente-trois francs et trente centimes le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il reçut un secours de deux cent cinquante francs en août 1830, puis de cent francs en septembre, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Bilieux-Saint-Germain, Charles, Eugène, propriétaire, demeurant 9, rue Bourbon-Villeneuve ; Blot, Louis, Henri (voir ce nom), teinturier-dégraisseur, demeurant 5, passage Saumon ; Delamare, Edouard, artiste dramatique, demeurant 46, rue des Fossés-du-Temple. Ils attestèrent « que le sieur Cortès […] a été blessé le 29 juillet dernier, rue Saint-Honoré barrière des Sergents, d’un coup de biscayen et d’une balle reçue dans la jambe droite traversée par la balle et dont il a eu la jambe fracassée et dont il est estropié ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement (sous le nom de Balbino Cortez dans les listes du Bulletin des lois et dans celles du Moniteur et surtout in Archives nationales F/1dIII/39). Admis dans la 6e classe des blessés, une pension de sept cents francs lui fut accordée. Il lui fut accordé (sous le nom de Cortès Balbino) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il reçut auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement un habit, un pantalon et un bonnet de garde national. En 1832, il sollicita une indemnité pour se rendre aux eaux et reçut sept cents francs ; en 1833, il reçut cinq cents francs d’indemnité pour la même raison ; en 1835, il reçut de nouveau cinq cents francs. Il demeurait 20, passage du Saumon en 1830 ; 9, rue Bourbon-Villeneuve en 1831 (mais 22, rue des Petits-Hôtels en 1831 sur les listes – peu fiables – de la mairie in Archives de Paris VD6 3 mais surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; mais bien 9, rue Bourbon-Villeneuve in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives nationales F/1dIII/38 A et aussi in Archives de Paris VD3 1-2 ; une fois 6, passage du Saumon in Archives de Paris VD3 1-2) ; 5, rue Marivaux en 1832 ; hôtel de Niort, rue Notre-Dame-des-Victoires en 1835. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 4 août 1830 ; Le Courrier français, 4 août 1830 ; Le National, 4, 19 août 1830 ; Le Temps, 17 août 1830 ; Le Constitutionnel, 18 août 1830 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 101 (sous le nom de Balvino) ; Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusquau 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 166 (sous le nom de Cortès José) ; Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 17 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 18 (sous le nom de Cortes Balbinot) ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, Nom des personnes qui se sont distinguées dans les mémorables journées p. 271 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, p. 65 (sous le nom de Cortes), liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement, p. 96, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 33 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) (sous les nom de Balbino et de Cortès) ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/33, état nominatif des blessés pensionnés présumés non naturalisés français ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/50 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Moreau ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (sous le nom de Cortes) et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 6e classe (sous le nom de Cortès Balbino).

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