Barabé, Marie, Jean, Amand
Biographie
Né le 9 avril 1789 au Pos (Mayence). Marchand ou brocanteur de bouteilles. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il signa (la recopie du certificat orthographie le nom comme celui de Baraisé), le 18 août 1830, le certificat suivant en faveur de Dugas, Florent : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Dugas, Florent, ancien militaire au 47e régiment d’infanterie de ligne, maintenant ouvrier menuisier, demeurant à Paris, rue Saint-Ambroise n° 10, quartier de Popincourt, a fait partie des braves qui défendaient la cause de la liberté pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et qu’il s’est particulièrement distingué en s’exposant au milieu des balles pour aller chercher le fusil d’un Suisse qui venait d’être tué sur le quai Pelletier en face le numéro 30 ; et attestons qu’il s’est trouvé partout où besoin était et particulièrement au Louvre, à la place de l’Odéon et au désarmement de la prison militaire de Montaigu, où il était commandé par un élève de l’Ecole polytechnique et ensuite revenu au Louvre. » Ajoutant : « Je certifie en outre que le nommé ci-dessus a apporté chez moi un Suisse du 3e régiment, se nommant Duclos » Il apostilla (il semble bien signer Barcabé) la réclamation de Nicolle, qui, non compris sur les listes des décorés parues au Moniteur, réclamait, en date du 11 septembre 1831 dans une lettre adressée au roi, la Croix de Juillet, précisant : « Je certifie que le nommé Nicolle m’a apporté chez moi des blessés le 28 juillet dernier. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il reçut un secours de quarante francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 40, rue de la Tannerie (mais peut-être 40, rue de la Vannerie in Archives nationales F/1dIII/36 ; bien 40, rue de la Tannerie dans le certificat qu’il signe en faveur de Nicolle) en 1831 ; 2, rue de la Colombe en 1849-1851 ; 15, rue de la Fontaine-Molière en 1853. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Nicolle ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Dugas, Florent ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853.