Barbier, Victor, Antoine
Biographie
Après avoir acquis la certitude que ses pièces et certificats avaient été égarés par la Commission des récompenses nationales, il déposa un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé, espérant, expliquait-il, que les renseignements qu’on obtiendra sur son compte « seront de nature à réparer l’injustice dont j’ai été victime, ainsi qu’un trop grand nombre de combattants de Juillet ». On trouve dans son dossier cette note (indiquée comme « prise par M. le président ») le concernant : « Le 28, s’est battu rue de Bétizi à coups de fusil. Tous les renseignements chez le marchand de draps, rue Bétizy n° 11 [Pinel, N.D.A.]. Le désigner sous le nom de neveu de M. de Frémicourt et, dans la même maison, chez M. François. Ce M. François a reçu une récompense nationale (voir Brandebourg, François). Je me suis battu rue Saint-Honoré au coin de celle des Déchargeurs et des Bourdonnais. Ce fait sera attesté par M. Levillain-Dufriche (voir Levillain Dufriche aîné, Charles, Joseph), rue de l’Arbre-Sec n° 44, en face le café Vigreut (? illisible). C’est lui qui m’a fourni, le 28 au matin, un bon pour un fusil, que j’ai été cherché à la mairie du (ancien) IVe. Le 29 à 3 heures, j’ai resté en permanence au poste de la Caisse d’amortissement pendant deux jours, attestation de M. Marcotte (voir Marcotte, Louis, Isidore), menuisier, rue des Mauvaises-Paroles, qui était caporal du poste. J’ai fait le voyage de Rambouillet, attesté par l’administration des diligences, rue de Rohan, dites courbevoisiennes ; l’administration a perdu dans ce voyage un cheval. C’est moi qui ai payé le voyage de dix-huit personnes armées. » Il demeurait 20, rue des Mauvaises-Paroles en juillet 1830 ; 13, rue des Lavandières-Sainte-Opportune en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371.