Bardon, Jean-Baptiste
Biographie
Né le 8 septembre 1806 à Périgueux (Dordogne). Ancien militaire, engagé volontaire le 25 mai 1826. Garçon chapelier (imprimeur en taille douce in Archives de Paris VD6 672 n° 1). Il était détenu à la prison de Montaigu dans le mois de juillet 1830, lorsque, un peloton du 15e régiment de ligne faisant feu dans la cour de la prison, il fut atteint d’une balle au bras droit. Il fut amputé. Il produisit un certificat d’indigence. Il reçut un secours de seize francs, le 2 février 1831, un secours de seize francs, le 9 février 1831, un secours de seize francs, le 16 février 1831, un secours de seize francs, le 23 février 1831, un secours de seize francs, le 2 mars 1831, un secours de seize francs, le 9 mars 1831, un secours de cinquante francs, le 16 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 13 avril 1831, un secours de soixante francs, le 30 avril 1831, un secours de soixante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Badler, Charles, ancien militaire, né vers 1799, demeurant 263, rue Saint-Jacques, détenu en juillet 1830 à la prison de Montaigu ; Fosset, Claude, né vers 1799, imprimeur en taille douce, demeurant 19, rue Saint-Jacques ; Jaubard, Jean-Baptiste, né vers 1772, serrurier, demeurant 251, rue Saint-Jacques ; Guedan, Louis, né vers 1779, fileur, demeurant 264, rue Saint-Jacques. Ils attestèrent « pour vérité et notoriété connaître depuis longtemps ledit sieur Bardon et savoir qu’il était détenu à la prison de Montaigu dans le mois de juillet lorsqu’un peloton du 15e régiment de ligne fit feu dans la cour de la prison où le comparant fut atteint d’une balle au bras droit, en présence du sieur Redler (sic) susnommé, également détenu dans la même prison ». On trouve cette note le concernant dans les délibérations du comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas : « Cet homme, condamné à cinq ans pour vol, a été victime d’une sévérité excessive. Il n’était pas dépositaire de la montre d’un officier, qui a été mise en gage dans un cabaret, un jour de saint Charles, par son camarade qui avait bu avec lui. Il a été impliqué dans cette affaire, qui lui est devenue funeste. Depuis qu’il est à Montaigu, il se conduit parfaitement. Lorsque le 28 juillet il a voulu sortir pour se réunir aux citoyens, le poste de la ligne qui les gardait a fait feu, presque à bout portant et lui a fracassé tellement la main droite qu’il a fallu la lui couper. On ne peut pas élever de doute sur son intention en cherchant à sortir puisque plusieurs fois il a eu des permissions antérieurement pour aller jusqu’à l’état-major de la place. Il n’a fait aucune demande et cependant sa bonne conduite et les circonstances atténuantes lui mériteraient sans doute la grâce, qui lui deviendrait funeste s’il n’était admis aux Invalides (les officiers de la maison et lui-même). » Le 4 janvier 1831, le maire de la ville de Périgueux certifiait « que le sieur Bardon, Jean-Baptiste, garçon, fabricant de chapeaux, demeurant à Paris, né à Périgueux le 8 septembre 1806, domicilié à Périgueux, ne possède ici aucune propriété foncière ni mobilière ; que ses père et mère sont dans une indigence extrême et reçoivent leurs subsistances de leurs fils et filles qui sont mariés et ont chacun des enfants. Il certifie également que cette famille est honnête et jouit de l’estime publique et qu’elle est dans l’impossibilité de donner des secours audit Jean-Baptiste Bardon, qui, assure-t-on, a été blessé et privé d’un membre pendant les journées de Juillet ». Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 15 avril 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Etait à Montaigu, voulant sortir pour se joindre au peuple, fut blessé d’un coup de feu et amputé. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 15 avril 1831, à aucune voix pour la croix, neuf voix pour la médaille et aucune voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu au poignet de la main droite, avec déchirure des chairs et fracas des os, qui ont nécessité l’amputation de l’avant-bras à sa partie moyenne. » Il fut rangé, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831, dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il demeurait au Val-de-Grâce en 1831 mais 8, cloître Saint-Merry en 1831 in Archives nationales F/1dIII/37. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés (sous le nom de Bardou, Jean), Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 (sous le nom de Bardou, Jean) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 7 (sous le nom de Bardon, Jean) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le seul nom de Bardon ; cité une autre fois sous le nom de Bardon et sous le numéro 524) ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 29 ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 15 avril 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 15 avril 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension (sous le nom de Bardou, Jean) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 6e classe.