Barette, Nicolas dit Auguste

Biographie


Né un jour avant le 1er germinal an II à Bacqueville (ou Marcouville) (Eure), fils de Barette, Charles et de Damien, Marie, Magdeleine son épouse. Palefrenier, cuirassier de la garde royale en permission en juillet 1830, il participa aux côtés des Parisiens à la lutte contre les forces royales. Il fut blessé, le 28 juillet, rue Saint-Martin, au coin de la rue Meslay, d’un coup de feu reçu à la poitrine. Transporté à l’hôpital Saint-Louis, il mourut le 31 juillet des suites de ses blessures. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 31 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Huot, Isidore, Solon, né vers 1795, horloger, demeurant 3, rue des Marais-Saint-Martin ; Poertgen, Guillaume, né vers 1780, serrurier en voitures, demeurant 3, rue des Marais-Saint-Martin ; Lepape, Alexandre, Joseph, né vers 1796, commis toiseur, demeurant 3, rue des Marais-Saint-Martin. Ils affirmèrent avoir parfaitement connu Barette « lequel au mois de juillet 1830 était cuirassier de la garde royale et résidait à Paris, rue des Marais n° 27, sous le bénéfice d’une permission. Ont également affirmé les comparants qu’il est à leur parfaite connaissance que ledit Barette a pris une part active et glorieuse à la défense de la liberté à ladite époque ; qu’ils l’ont vu en effet dans la matinée du 28 dudit mois sortir armé de sa résidence, revêtu d’habillements de citoyens non militaires et l’ont entendu exprimer sa résolution de s’associer aux braves défenseurs de la liberté ; qu’ils ont appris le même jour qu’il avait succombé, victime de son dévouement et avait été, dans la rue Saint-Martin au coin de la rue Meslay, atteint d’une balle qui lui avait traversé un bras et la poitrine et qu’il avait été transporté à l’hospice Saint-Louis, où ils sont allés le visiter et où il est mort le surlendemain, des suites de ses blessures ». Il laissait une mère, Damien, Marie, Magdeleine (elle-même fille de Damien, Jean-Pierre, couvreur en chaume, et de Leclaire, Marie, Catherine son épouse), veuve Barette, née le 7 juillet 1771 à Villerest (Eure) ; elle avait épousé Barette, Charles (lui-même fils de Barette, Charles et de Galet, Marie, Anne, Elisabeth), journalier, le 30 octobre 1792 à Marcouville (Eure), et qui devait décéder le 11 fructidor an XII à Radepont (Eure). Elle était infirme et indigente, « ne pouvant à peine marcher à cause de douleurs insupportables qu’elle a dans tous les membres et de maux d’estomac qu’elle éprouve continuellement » selon un certificat de la mairie de son domicile. Elle fut pensionnée de deux cents francs et il lui fut accordé (sous le nom de veuve Barret, née Damien, Marie, Madeleine) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il était célibataire. Il demeurait 27, rue des Marais ; sa mère, à Ecouy (Eure) en 1831 mais à Marcouville (Eure) in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 B. Le nom de Barette (N. Barette) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 36 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 100 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, registre des différents hôpitaux où ont été soignés les blessés ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/43 ; ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet, et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 79, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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