Barnier, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 11 vendémiaire an X (3 octobre 1803) à Moussy (Marne). Bottier-cordonnier. Il affirmait avoir été « remarqué plusieurs fois dans les affaires par M. le général Pajol ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il entra, le 10 mai 1831, au 7e régiment de chasseurs. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il retourna à la vie civile en 1837. En 1842, il sollicita d’être habillé comme garde national, ses moyens ne lui permettant pas de payer l’uniforme. Il reçut un secours de quarante francs en 1843 et un secours de vingt-cinq francs en 1844. En 1845, il fit une demande de secours. Le préfet de la Marne affirmait à son sujet qu’il n’avait donné lieu à aucune plainte depuis un an qu’il habitait Pierry, qu’il n’avait pas d’enfant et qu’il paraissait « gagner sa vie convenablement et ne pas être dans une position gênée ». En 1846, « venant d’éprouver une affreuse maladie, étant en convalescence, ne pouvant encore travailler et ses faibles économies étant épuisées », il sollicita un secours, se préparant à retourner dans son pays. En 1847, ayant été « obligé de se rendre dans son pays pour rétablir sa santé, ne pouvant encore travailler » et étant dans « le plus grand besoin », il sollicitait un secours. En 1849, « étant pendant neuf mois sans pouvoir travailler et se trouvant, par suite de ce désastre, presque dans le dénuement, ayant perdu une grande partie de sa clientèle, [se voyant] encore aujourd’hui privé de travail, ce qui l’oblige à de nouveaux sacrifices », il sollicita un secours. En 1850, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] Veuf […]. Cet homme exerce la profession de cordonnier mais il est sans travail depuis longtemps et sa position est très précaire. Il possède des certificats très honorables comme ayant servi pendant sept ans dans le 2e chasseurs. Combattant et décoré de juillet 1830, il déploya dans cette circonstance une grande bravoure. On dit ses opinions libérales mais sans exaltation. Quant à sa conduite et sa moralité, elles ont toujours été bonnes et il est digne des bienfaits qu’il sollicite. » Il reçut un secours de soixante francs en 1850, à titre de médaillé de Juillet, un secours de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, un secours de cinquante francs en 1853, un secours de quarante francs en 1854, un secours de quarante francs en 1855, un secours de quarante francs en 1856. En 1857, « ayant été malade pendant longtemps », il sollicita un secours. La préfecture de police indiqua qu’il travaillait comme ouvrier chez un fabricant d’appareils de gaz, qu’il ne possédait aucune ressource en dehors de son travail, et que sa conduite ne laissait « rien à désirer ». Il reçut un secours de quarante francs en 1857, un secours de quarante francs en 1858. En 1859, « atteint d’une fièvre névralgique depuis douze ans, ne pouvant subvenir à ses moyens d’existence par son peu de travail », il sollicita un secours. Il reçut un secours de quarante francs en 1859, un secours de quarante francs en 1860, un secours de quarante francs en 1861, un secours de quarante francs en 1862. En 1863, il écrivait ne pouvoir se livrer à un travail quelconque et comme se trouvant dans une position « bien pénible », et reçut un secours de quarante francs. En 1864, la préfecture de police donnait sur son compte les renseignements suivants : « […] N’a pour toutes ressources que le produit de son travail d’ouvrier cordonnier (trois francs par jour) et ce que gagne sa femme à faire des ménages. Il n’a pas d’enfant ni de charges de famille mais sa mauvaise santé le condamne souvent à l’inaction. On le représente comme étant laborieux et rangé ; enfin les renseignements recueillis sur son compte le rendent digne de la bienveillance de l’administration. » Il reçut un secours de quarante francs en 1864, un secours de quarante francs en 1865, un secours de quarante francs en 1866, un secours de quarante francs en 1867, un secours de quarante francs en 1868. En 1869, il sollicita son admission dans une maison de retraite, se trouvant « sans pain, sans ressources, à peu près complétement privé de la vue et à la veille d’être expulsé de [son] pauvre logement, et [ses] quelques meubles retenus en garantie de la somme de soixante francs » qu’il devait à son propriétaire. Il reçut, cette année-là, un secours de quarante francs. En 1870, « n’y voyant pas assez clair pour se conduire, perclus de douleurs dans tous les membres, incapable de pouvoir payer un morceau de pain », ne sachant que devenir, il sollicita qu’on vînt à son secours, et reçut quarante francs. Il demeurait 312, rue Saint-Denis (mais 239, rue Saint-Denis in Archives nationales F/1dIII/35 B ; 239, rue Saint-Martin deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) en 1831 ; 22, rue du Grenier-Saint-Lazare en 1842 ; à Pierry (Marne) en 1844-1845 ; 6, rue du Cygne en 1846 ; à Moussy (Marne) en 1847 ; 58, rue du Four-Saint-Germain en 1849-1850 ; 36, rue du Four-Saint-Germain en 1851-1852 ; 9, rue du Vieux-Colombier en 1853-1867 ; 12, rue Surcouf (ancienne rue de la Boucherie-des-Invalides) au Gros Caillou en 1868-1869 ; 25, rue Chatelain à Plaisance-Montrouge en 1869. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/46 in dossier Bourgardier ; Archives nationales F/15/3783 secours à divers titres ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220, idem Proposition d’accorder à soixante-deux décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.425 francs, minutes 266-268, en date du 10 février 1853.

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