Barono, Louis, Antoine

Biographie


Né le 17 messidor an V (30 juillet 1797 mais le 3 juillet 1797 in Archives nationales F/1dIII/38 A) à Paris. Ancien militaire, devenu typographe ou imprimeur en lettres. Il fut atteint d’une balle (une balle morte in Archives de Paris VK3 35) reçue à la tête, alors qu’il combattait le 28 juillet 1830 vers midi au Pont d’Arcole. Il reçut un secours de quatre-vingts francs et un autre de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Friley, Pierre (voir ce nom), né vers 1805, imprimeur, demeurant 33, rue de Lourcine ; Petiet, Vincent (voir ce nom), né vers 1778, typographe, demeurant 16, rue des Mauvais-Garçons ; Pelletier, Jean-Baptiste (voir ce nom), né en 1799, typographe, demeurant place Maubert, 1, rue des Lavandières ; Vreurick, Charles, Louis (voir ce nom), né vers 1803, assembleur, demeurant 33, rue Galande. Ils déclarèrent attester « pour vérité et notoriété parfaitement connaître le sieur Louis, Antoine, Barono, typographe, demeurant à Paris, rue Galande n° 33, savoir qu’il a combattu le 28 juillet dernier avec eux au pont d’Arcole et qu’il y a été atteint d’une balle à la tête. » Le maire du (ancien) XIIe arrondissement délivra le certificat suivant : « Nous, maire du (ancien) XIIe arrondissement, sur l’attestation de Poirson, Claude, Antoine (voir ce nom), imprimeur, demeurant à Paris, rue des Carmes n° 24 (ancien) XIIe arrondissement ; Aurouze, Joseph (voir Aurouze, Joseph, Nicolas), imprimeur en lettres, demeurant à Paris, 35, rue de Bièvres ancien) XIIe arrondissement ; Piéjus, François (voir ce nom), marchand bottier-cordonnier, demeurant à Paris rue Descartes n° 42 ancien) XIIe arrondissement ; certifions que M. Barono, Louis, Antoine, imprimeur en lettres, […] a été blessé d’une balle dans la tête le 28 juillet à 5 heures après-midi (sic) au pont d’Arcole, blessure qui l’a tenu pendant deux mois en danger et par conséquent dans l’impossibilité de travailler, qu’il a femme et deux enfants, un garçon de sept ans et une fille de treize ans et demi, que ses travaux comme imprimeur sont suspendus et qu’il se trouve dans la position la plus fâcheuse et le force à réclamer les secours accordés aux blessés. » Sur les listes de la mairie, l’observation suivante était inscrite en face de son nom : Bonne conduite. Il reçut un secours de dix francs, le 2 février 1831, un secours de cinq francs, le 9 février 1831, un secours de cinq francs, le 18 février 1831, un secours de dix francs, le 9 mars 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet. Il produisit un certificat d’indigence auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 17 mars 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure superficielle par arme à feu au sommet de la tête, guérie sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sachant lire et écrire, il fut proposé pour un emploi de sergent de ville. En 1830, il était marié et avait deux enfants âgés de douze et six ans. Il fit deux mois de détention pour sa participation à l’émeute républicaine de juin 1832. Il était marié et père d’un enfant en 1848. Il demeurait 38, rue Galande en 1830 ; 33, rue Galande en 1830-1831 (une fois 35, rue Galande in Archives de Paris VK3 22) ; 6, rue des Lavandières en 1831 in Archives de Paris VD6 559, in Archives de Paris VK3 18 et in Archives de Paris VK3 19 ; 13, rue d’Arras en 1848. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 51 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 87 (sous le nom de Baronot, Louis, Antoine) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, pièces produites par les blessés ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 17 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 18, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale (sous le nom de Baronot, Louis, Antoine) ; Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des blessés du (ancien) XIIe arrondissement qui se sont présentés devant le jury d’habillement ; Archives de Paris VK3 54 in dossier Vandershelden, Léonard ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Baronot, Louis, Antoine); Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 2e catégorie, pensions.

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