Barreau, Louis, Marie, Pierre

Biographie


Né le 3 février 1809 à Barcelone (Espagne), de parents français. Il demeurait à Paris depuis 1816. En 1865, à l’occasion d’une demande de secours, il expliquait : « Dans les premiers jours d’août 1830, j’ai été inscrit à la mairie de l’ancien IIIe arrondissement de Paris pour la croix et la pension de Juillet, comme combattant ayant été blessé le 28 juillet 1830, par une balle qui est entré dans l’oreille droite et est sortie en dessous, derrière la mâchoire. Après la cicatrisation de cette légère blessure, qui m’occasionna une légère surdité, je me suis engagé volontairement dans le 1er bataillon de zouaves lors de leurs formations en 1831 en Algérie. Après deux ans de service, je fus réformé et je revins à Paris. Jusqu’à ces derniers temps, j’ai pu me procurer des moyens d’existence avec mon état de chaudronnier. Mais ma surdité ayant augmenté progressivement et s’étant compliqué depuis deux ans d’un asthme chronique, progressant au point que je suis tout à fait infirme, très souffrant et hors d’état de pouvoir travailler pour me procurer des moyens d’existence et je suis sans aucun avoir et sans ressources. » Il demandait la croix qui lui avait été décernée, la pension et en attendant un secours… Il disait n’avoir jamais rien reçu « que cinquante francs qui ont été versés en 1832, sur ma procuration à un frère que j’avais à Paris pendant que j’étais au service militaire en Algérie ». Le ministère de l’Intérieur donna comme renseignement sur son compte, que son nom ne figurait pas avec ces prénoms sur les listes officielles des décorés de Juillet ; la préfecture de police précisa qu’il s’appelait en fait Barreau, Louis, Emile, qu’il était né le 5 février 1809 à Barcelone, qu’il était marié, et ajoutait : « Affecté depuis longtemps d’un asthme, il est en ce moment alité et sa position est très nécessiteuse ; sa femme ne gagne qu’un franc par jour et ils n’ont pas d’autres ressources pour subvenir à leurs besoins. Ce pétitionnaire, qui est favorablement représenté sous tous les rapports, semble digne d’un témoignage de bienveillant intérêt. » Il reçut un secours de quarante francs en 1865. En 1866, il sollicita de nouveaux secours. Il expliquait bien s’appeler Barreau, Louis, Marie, Pierre, ne pouvant plus travailler, n’ayant personne qui pût l’aider, son fils étant sous les drapeaux au 70e de ligne, et sa femme ne pouvant presque plus travailler. Il reçut un secours de quarante francs. En 1867, ne pouvant presque plus rien entendre et pouvant « à peine respirer » à cause de son asthme, sortant de l’hospice et « dans l’extrême besoin », il sollicita un nouveau secours et reçut quarante francs en 1867. Il demeurait 10, passage des Champs à Paris (XXe arrondissement) en 1865-1867. Archives nationales F/15/3783 secours à divers titres.

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