Bassereau, Jacques, Nazaire
Biographie
Né vers 1805 à Beaulieu (Indre-et-Loire). Dentiste (? Sans doute par erreur in Archives de la préfecture de police AA 371) mais en fait timbalier. Il ne déposa aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Chatelain, marchand de vin place de l’Hôtel de ville n° 7, certifie à tous ceux qu’il appartiendra, avoir vu le 28 juillet 1830, combattre avec acharnement sur ladite place le nommé Jacques, Nazaire Bassereau, premier timbalier de France, pour défendre nos libertés nationales contre nos perfides oppresseurs. Pour quoi, voulant rendre hommage à la vérité, au courage et à la bravoure du susnommé, nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir ce que de droit. » Signé, le 13 août 1831 : Chatelain, marchand de vin, demeurant 7, place de l’Hôtel-de-Ville. Le deuxième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions et attestons que le sieur Jacques, Nazaire Bassereau, premier timbalier de France, a fourni, d’un commun accord, toutes ses caisses pour les journées mémorables des 28 et 29 juillet, dans lesquelles il s’en est réservé une seule pour offrir ses services pour le bien de son pays et le maintien de notre noble liberté. » Signé, le 14 août 1831 : Tilly, marchand de vin à La Villette. Le troisième, ainsi rédigé : « Nous certifions à qui il appartiendra que le nommé Bassureau, Jacques, Nazaire s’est distingué d’une manière louable, par son patriotisme et son dévouement pour la défense de nos libertés lors des mémorables journées de juillet 1830 ; qu’il a combattu en devers lui et plus particulièrement lors de la prise du Louvre et qu’enfin il a bien mérité de l’estime de ses concitoyens ; il a acquis un droit incontestable aux récompenses données par la Commission des récompenses nationales. » Signé, le 12 août 1831 : Molinary, L., ex-sous-officier, demeurant 17, rue Jean-Pain-Mollet chez M. Lelièvre. Ce dernier certificat était apostillé par Lamel, Jacques (voir ce nom), décoré de la Croix de Juillet, demeurant 6, rue de la Sonnerie, qui attestait que Bassereau avait remis sa caisse. Il demeurait à La Villette en 1830 ; 22, rue et quai de la Grève en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371. On trouve sur Internet en février 2014, sur le site E-bay, à vendre une médaille de sauvetage, décernée en 1841 à Angers (Maine-et-Loire) à Bassereau, Jacques, Nazaire « pour avoir sauvé au péril de sa vie une personne qui se noyait le 23 août 1841.